Vous venez de découvrir une pollution sur votre terrain
Lors de la découverte d’une pollution d’un sol, l’entreprise soupçonnée de pollution peut être forcée de fermer temporairement ou définitivement par l’autorité publique.
Si le site comporte une Installation Classée
pour la Protection de l’Environnement (> voir
fiche Le nouveau régime d’enregistrement des installations classées), le préfet peut
demander à l’exploitant de faire les travaux de
dépollution. En cas de refus trois possibilités se
présentent. Le préfet peut par arrêté de mise
en demeure :
consigner une somme du montant des
travaux de dépollution ;
faire procéder d’office aux frais de
l’exploitant, les mesures prescrites ;
suspendre, par arrêté, le fonctionnement
de l’installation classée jusqu’à l’exécution
des mesures.
Acheteur ou vendeur, qui doit remettre en état le sol ?
Le Code de l’environnement présente les obligations de remise en état des sites et sols pollués. Selon l’article 34-1 du décret du 21 septembre 1977 : « lorsqu’une installation classée est mise à l’arrêt définitif, son exploitant remet son site dans un état tel qu’il ne s’y manifeste aucun des dangers ou inconvénients mentionnés à l’article L. 511-1 du code de l’environnement ». Cette obligation se prescrit sous 30 ans et à la condition que la cessation d’activité ait été portée à la connaissance du préfet.
Dans le cas contraire, la prescription ne sera pas applicable. L’obligation de remise en état ne s’éteint pas.
L’article L. 514-20 du même Code dispose que « lorsqu’une installation soumise à autorisation a été exploitée sur un terrain, le vendeur de ce terrain est tenu d’en informer par écrit l’acheteur ».
Quid de la définition du dernier exploitant ?
Le contentieux des sites et sols pollués est très important. Le juge cherche un responsable solvable et s’appuie, pour combler les incertitudes juridiques, le plus souvent sur les dispositions du droit des sociétés.
Le tableau ci-après reprend chaque étape de la vie de la société pour déterminer le dernier exploitant sur qui pèse l’obligation de remise en état du site ou sol pollués. La définition de « dernier exploitant » diffère en fonction de l’état de la société.

Quelque soit l’activité exercée, la vigilance, la prévention et la maitrise des risques de pollutions sont à garder à l’esprit ! Pour cela, les déchets générés par l’entreprise doivent être stockés dans des conditions satisfaisantes, les liquides doivent être mis sur rétention, les
réservoirs de stockage doivent être sécurisés et leur étanchéité contrôlée périodiquement ...
Rapprochez-vous de votre organisation professionnelle pour en savoir plus (pour les métiers des services de l’automobile, notez que le CNPA dispose d’une fiche "prévention des pollutions du sol" et d’un Mémento Environnement & Sécurité, riches en conseils pratiques adaptés).
TPE, vous pouvez être concernées !
Cas concret
Le chef d’entreprise d’une petite société installée en Charente- Maritime était situé sur l’ancien site de production d’engrais de Saint-Gobain. Lors de la vente de l’entreprise un audit environnemental du site a été réalisé. Résultats : du plomb et de l’arsenic dans le sol ! Le tribunal administratif désigne Saint-Gobain comme responsable. Cependant, le préfet demande à l’ADEME de faire de nouvelles investigations pour rechercher la véritable responsabilité… Finalement, la dépollution est estimée à 5 millions d’euros et l’on ne sait pas qui doit dépolluer.










Que font-ils de notre argent ? Et si on demandait des comptes à notre banquier ?







