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Si l’abeille disparait de la planète, l’homme n’aura plus que 4 années à vivre

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L’actu du DD
INRA : Les chercheurs volent au secours des abeilles - Mise à jour 22/05/14

Si l’abeille disparait de la planète, l’homme n’aura plus que 4 années à vivre

Une théorie d’Albert Einstein à rapprocher de l’effondrement massif des colonies d’abeilles ?

jeudi 22 mai 2014
Posté par Cyrille

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Elles butinent le nectar des fleurs pour nous offrir leur miel. C’est grâce à la pollinisation des fleurs par les abeilles que la Terre nous offre ses fruits. La disparition massive des abeilles inquiète sérieusement CDURABLE.info depuis 2007. Voici, réunies ci-après, les informations que nous avons pu trouver dans la presse et sur le web au sujet de ce syndrome d’effondrement sans précédent sur notre Planète :

- 22/05/2014 : Les chercheurs volent au secours des abeilles

"Les chercheurs volent au secours des abeilles" est un nouveau dossier consacré intégralement aux recherches menées par l’Inra sur le sujet.

- 28/04/2014 : Les abeilles meurent … Mais la relève est assurée !?

Des abeilles Robot pour remplacer les vraies ? Greenpeace nous alerte avec deux vidéos : "Greenbees" et "Robobees - le futur, c’est déjà demain" ...

- 8/04/2014 - Mortalité des colonies d’abeilles : premiers résultats du programme de surveillance européen EPILOBEE



 Mise à jour

INRA : Les chercheurs volent au secours des abeilles

Les chercheurs volent au secours des abeilles

Un monde sans abeilles ? N’y pensons pas ! Bien sûr, les produits de la ruche, miel, pollen, cire, nous manqueraient. Mais surtout, ces super-pollinisateurs sont indispensables à l’agriculture. Si on parle de tonnage, 35% de ce que nous mangeons dépend directement de leur travail silencieux. Si on parle de diversité, c’est 84% des espèces cultivées en Europe et plus de 80% des espèces sauvages qui ont besoin de leurs pattes et de leur toison pour s’échanger du pollen et se reproduire. Alors, seriez-vous prêt à vous passer de la plupart des fruits et légumes ?

Au sommaire :

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INRA : Les chercheurs volent au secours des abeilles

Partie 1 - Le déclin des abeilles

- Abeilles, un déclin préoccupant
- Une armée d’ennemis
- Des prédateurs venus d’ailleurs
- Les pesticides scrutés par les chercheurs
- Stress en synergie
- L’abeille européenne, trop douce pour ce monde de brutes ?

Partie 2 - Ecologie et pollinisation

- Super-pollinisateurs et écologie du butinage
- Les fleurs : impénitentes séductrices
- Remettre l’écologie des abeilles au coeur du débat
- Agriculture et abeilles au programme de la recherche
- Le miel, une douceur sous la loupe

Partie 3 - La vie dans les ruches INRA : Les chercheurs volent au secours des abeilles

- La ruche, une cité parfaite
- Des abeilles bien élevées
- Une communication pleine de sens
- A table !

 Avril 2014

 Des molécules neuro-toxiques retrouvées dans les ruches

France 3 Languedoc RoussillonDans les Pyrénées-Orientales, la surmortalité des abeilles atteint un tel taux que les apiculteurs ont réclamé des analyses. Leur résultat est sans appel : des molécules neuro-toxiques ont été retrouvées dans les ruches. Un millier d’entre elles ont déjà été décimées.

Nouvelles analyses en cours

Pointés du doigt par la profession : les pesticides. Alertée, la chambre d’agriculture prône des recherches plus poussées avant d’envisager des mesures. Elles sont en cours. Les reporters de France 3 Languedoc Roussillon, Céline Llambrich et Alain Sabatier, sont allés enquêter sur place.

 Abeilles Robot ?

Les abeilles meurent…

- http://sos-bees.org/

... Mais la relève est assurée ?!

Des abeilles Robot pour remplacer les vraies ? Greenpeace nous alerte avec une vidéo "Robobees - le futur, c'est déjà demain"

« Les abeilles, clé de voûte de notre sécurité alimentaire, sont en déclin.

Les industriels des pesticides entretiennent notre addiction aux produits phytosanitaires qui sont une des causes de la disparition des abeilles. Mais ce n’est pas un problème. Il existe une solution pour cela : les RoboBees.

Ces petites abeilles-robots permettront, le moment venu, de préserver une parfaite biodiversité tout en continuant à utiliser des pesticides, puisque rien ne peut les atteindre. L’humanité est sauve.

N’est-il pas formidable de pouvoir pulvériser des produits phytosanitaires en quantité exorbitante, et en toute impunité ?

Les géants des pesticides n’auront plus à s’inquiéter de l’utilisation excessive de leurs produits et de la préservation des pollinisateurs. Les abeilles peuvent être si facilement remplacées...

Est-ce que c’est vraiment cela que vous voulez ? »

Greenpeace dénonce les Robobees ...

Rassurez-vous, cette vidéo est destinée à créer de l’indignation. Elle est totalement fictive mais conteste le cynisme de certains grands groupes qui voudraient nous faire croire que la technologie qu’ils proposent est l’avenir.

- Suivre la campagne de Greenpeace

- Signer la pétition Protégeons les abeilles

 Mortalité des colonies d’abeilles : présentation des premiers résultats du programme de surveillance européen EPILOBEE

Depuis plusieurs années, un phénomène d’affaiblissement et de mortalité des colonies d’abeilles est constaté dans de nombreux pays. Dans ce contexte, pour la première fois, un programme de surveillance active de la mortalité des colonies d’abeilles, intitulé EPILOBEE, a été mis en œuvre en Europe au sein de 17 Etats membres. Afin d’harmoniser les procédures de surveillance, chaque Etat membre a élaboré un protocole de surveillance basé sur les lignes directrices produites par le Laboratoire de l’Anses de Sophia-Antipolis, Laboratoire européen de référence pour la santé des abeilles (LRUE). Ce programme d’envergure a permis d’obtenir une quantité importante de données qui permet d’ores et déjà d’estimer la variabilité des taux de mortalité en fonction des zones géographiques en Europe. Par ailleurs, des analyses ultérieures de ces données permettront de mieux identifier les liens entre la mortalité des colonies d’abeilles et certains facteurs de risque (maladies, utilisation de traitements vétérinaires, etc.). EPILOBEE a permis la mise en place d’une méthodologie harmonisée de surveillance des colonies d’abeilles qui pourra, à l’avenir, être envisagée en routine.

Depuis plusieurs années, un phénomène d’affaiblissement et de mortalité des colonies d’abeilles est constaté dans de nombreux pays. L’Anses est fortement mobilisée sur le sujet de la santé des abeilles dont elle a fait une de ses priorités au regard de l’importance du rôle de ces insectes pollinisateurs dans la production de miel, dans le maintien de la biodiversité et en tant qu’indicateur de la santé de l’environnement.

Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail Dans ce contexte, la Commission européenne a mandaté le Laboratoire de l’Anses de Sophia-Antipolis, Laboratoire européen de référence pour la santé des abeilles, pour coordonner un programme de surveillance active de la mortalité des colonies d’abeilles, intitulé EPILOBEE et mis en œuvre en Europe dans 17 Etats membres. A sa demande, EPILOBEE a centré son travail, pour ses deux premières années de fonctionnement, sur la mise en place de critères harmonisés de mesure de l’affaiblissement des colonies et l’observation des pathologies infectieuses des abeilles. Ce projet européen n’a pas intégré, à ce stade, la détection de pesticides, mais il devrait à terme être complété pour prendre en compte l’ensemble des facteurs potentiellement à l’origine des phénomènes de mortalité constatés, comme l’Anses le pratique déjà dans son laboratoire de Sophia-Antipolis et dans le cadre de ses travaux d’évaluation des risques.

Pour répondre à cette demande, le Laboratoire de l’Anses de Sophia-Antipolisa élaboré un protocole de surveillance validé par la Commissions européenne et mis en application dans chacun des Etats membres participant au programme. Elle a mis en place également une base de données destinée à la collecte et l’analyse de ces résultats.

Une grande quantité de données récoltée au sein de 17 Etats membres

31 832 colonies provenant de 3 284 ruchers ont été entièrement visitées dans 17 Etats membres entre l’automne 2012 et l’été 2013. Au total, 8 572 visites de ruchers ont été réalisées, permettant la collecte de nombreuses données.

La mortalité hivernale et pendant la saison apicole des colonies d’abeilles a pu être estimée. Les pratiques apicoles, des informations sur les ruchers et les apiculteurs ainsi que les manifestations cliniques des principales maladies infectieuses et parasitaires ont été enregistrées au moyen d’un questionnaire détaillé.

Ainsi, il a été calculé que le taux de mortalité hivernale variait entre les pays de 3,5 % à 33,6 %, avec une répartition géographique sud-nord. Les taux de mortalité des colonies pendant la saison apicole étaient compris entre 0,3 % et 13,6 % et plus faibles que les taux de mortalité hivernale.

En ce qui concerne les maladies des abeilles, la loque américaine et la loque européenne (deux maladies dues à des bactéries) ont eu peu d’impact sur la mortalité des abeilles des 17 Etats membres participants.

Par ailleurs, seuls quelques cas cliniques de paralysie due au virus de la paralysie chronique ont été observés dans cinq des 17 Etats membres.

Enfin, bien que 15 arthropodes suspects aient été récoltés dans sept Etats membres au cours de la première année d’EPILOBEE, les analyses n’ont pour aucun de ces cas confirmé la présence de A. tumida (petit coléoptère de la ruche) ni des acariens Tropilaelaps, deux agents pathogènes responsables de maladies exotiques dont les abeilles européennes sont indemnes.

En revanche, la varroase (due au parasite Varroa destructora été observée dans 13 des 14 Etats membres présentant des données complètes. Enfin, le taux de colonies touchées par la nosémose a dépassé 10 % dans 4 Etats membres sur les 16 présentant des données complètes.

Résultats et perspectives

Ce programme d’envergure a généré un travail remarquable impliquant un grand nombre de parties prenantes, depuis les ministères jusqu’aux acteurs de terrain.

Le projet EPILOBEE a abouti au rassemblement d’une quantité considérable de données. Ainsi, 103 930 analyses de laboratoire ont pu être stockées dans une base de données et seront analysées prochainement.

Les futures analyses permettront d’explorer les liens statistiques entre la mortalité des colonies et certains facteurs de risque, dont la prévalence de maladies, l’utilisation de traitements vétérinaires, le contexte apicole et d’autres paramètres extrinsèques aux colonies, comme l’alimentation, la saison, la migration, etc.

Cette première année du projet EPILOBEE a permis la mise en place d’une méthodologie harmonisée pour la surveillance des colonies d’abeilles qui pourra être envisagée en routine dans le futur,afin de disposer à terme de données sur la dynamique de l’évolution de la santé des abeilles et de mesurer sur une base objective les effets de mesures de gestion des risques mise en place par les états membres.

- Lire aussi l’article de l’anses sur la Santé des abeilles

 Janvier 2014

 Inquiétante mortalité chez les abeilles des Pyrénées-Orientales

Les apiculteurs des Pyrénées-Orientales tirent la sonnette d’alarme, plusieurs centaines de ruches sont touchées par une mystérieuse pathologie qui déciment les abeilles.

© F3 LR Les abeilles meurent en masse dans les ruches des Pyrénées-Orientales

Des abeilles en pleine agonie, bientôt elles rejoindront leurs congénères décimées qui se comptent par centaines de milliers, une véritable hécatombe tout autour des ruches.

Le constat est amer et sans appel, dans le département des Pyrénées-Orientales où trois sites sont ainsi touchés. A ce jour, plus de 200 ruches sont laminées par cette mortalité aussi brutale que massive. A l’amertume se mêle l’incompréhension car aucune des trois pathologies les plus mortelles et les plus reconnues n’est retenue.

Un phénomène d’autant plus inquiétant qu’il se répand sur toute la chaîne pyrénéenne. Avec près de 300 ruches impactées, les apiculteurs de l’Aude et de l’Ariège sont venus par solidarité, constitués en collectif, ils tirent eux aussi la sonnette d’alarme.

La chambre d’agriculture qui se tient aux côtés des apiculteurs participe pleinement aux études d’observation. Pour elle, pas question d’incriminer qui que ce soit, tant que l’on ne connaît pas l’origine de cette catastrophe. Les résultats des prochaines analyses effectuées sur le miel sont attendues avec beaucoup d’intérêt.

- Source : Reportage de Valérie Luxey et Jean-Marc Huguenin pour France 3 Languedoc Roussillon

 2013

 Pesticides : L’EFSA dénonce leurs effets sur les abeilles

17/01/13 - Pesticides : L’EFSA dénonce leurs effets sur les abeilles et FNE le fait savoir

A l’initiative d’un collectif d’une trentaine d’associations, une pétition pour la reconnaissance de l’incompatibilité de la culture des OGM avec l’apiculture doit être présentée au Parlement Européen le 21 janvier 2013 ...

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L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié, mercredi 16 janvier, des avis sur trois substances actives de la famille des néonicotinoïdes, qui identifient plusieurs risques pour les abeilles. Ces conclusions confirment les alertes données par FNE depuis plusieurs années sur les dangers de ces substances. FNE appelle une nouvelle fois à l’interdiction des néonicotinoïdes.

Une reconnaissance des risques

L’évaluation de l’EFSA conclut à des risques élevés pour les trois substances actives évaluées (thiametoxam, clothianidine et imidaclopride) utilisées en traitement de semences ou en granulés. Par exemple, les rapports pointent du doigt les impacts des poussières issues des semences et des granulés sur les populations d’abeilles. De la même manière, un risque a été identifié pour les abeilles exposées au thiamethoxam (substance active du Cruiser) par la voie de la guttation [1] pour le maïs.

Qu’en est-il du pollen ?

Pour Claudine Joly, en charge de ce dossier à FNE : « le rôle du pollen dans l’alimentation des abeilles est fondamental, car il est utilisé pour nourrir les larves. Comme FNE le répète depuis longtemps, les plantes non nectarifères traitées aux néonicotinoïdes, comme le maïs, présentent donc aussi un danger pour les abeilles. FNE s’était félicitée de l’interdiction du Cruiser sur colza en France, mais il faut maintenant aller plus loin. Devant la généralisation de leur emploi en Europe sur de nombreuses cultures, il faut élargir l’interdiction à tous les néonicotinoïdes, ainsi qu’au fipronil qui a le même mode d’action ».

Des lacunes inacceptables dans les évaluations des risques

L’EFSA n’a pas pu conclure l’évaluation des risques sur les trois substances actives dans certains cas d’exposition, par manque de données disponibles, ce qui confirme les faiblesses des protocoles d’évaluation, dénoncées par FNE depuis des années. Déjà en mai 2012, un avis scientifique [2] de l’EFSA pointait les insuffisances des tests réglementaires menés dans le cadre de l’autorisation des substances actives.

Jean-Claude Bévillard, vice-président de FNE en charge des questions agricoles : « nous sommes satisfaits de voir enfin écrit ce que FNE dénonce depuis des années. En attendant l’évolution des évaluations des risques au niveau européen, nous devons appliquer le principe de précaution et suspendre l’utilisation de tous les néonicotinoïdes. »

- Contact : Sarah Lumbroso, chargée de mission du réseau Agriculture, 01 44 08 6412

 Pétition pour sauver les abeilles

Un débat parlementaire est sur le point de s’engager au Parlement européen jusqu’en mai 2013. Dans ce contexte, nous serons auditionnés par la Commission des pétitions du Parlement européen le 21 janvier. Par ailleurs, nous remettrons les signatures à la fin du débat parlementaire, en mai 2013.

Aux origines de la pétition

Le 6 septembre 2011, dans l’affaire Bablok, la Cour de Justice de l’Union Européenne a décidé que du miel contaminé avec du pollen de maïs MON810 ne pouvait être commercialisé faute d’autorisation de ce pollen pour l’alimentation humaine. Cet arrêt indique également qu’un étiquetage est obligatoire au-delà d’une présence de 0.9% de pollens issus d’OGM autorisés dans l’alimentation humaine.

Pour nos organisations, la décision a marqué, au plus haut niveau, la reconnaissance de l’incompatibilité de la culture des OGM avec l’apiculture. La conséquence logique de cet arrêt aurait dû être l’édiction par les Etats membres de règles visant à protéger l’apiculture contre les contaminations par les OGM. Malheureusement la Commission a préféré demander aux Etats membres d’attendre avant d’agir.

C’est pourquoi, il y a un an, la pétition a été créée, puis enregistrée auprès de la Commission des pétitions du Parlement européen.

Les organisations partenaires de la pétition : Nous avons plus besoin des abeilles que des OGMAgir pour l’environnement, Amis de la Terre, Apis Bruoc Sella, Attac, ASPAS, Biocoop, CONAPI, Confédération Paysanne, Danmarks Biavlerforening, FFAP, FNAB, FNE, FNOSAD, FRAPNA, Générations Futures, GIET Info, Greenpeace, Inter-Environnement Wallonie, LPO, Natagora, Nature et Progrès, Nature et Progrès Belgique, Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique, OGM Dangers, One Voice, Réseau Semences Paysannes, Syndicat National d’Apiculture, UNAAPI, Union Nationale de l’Apiculture Française, Veille au grain

- Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site www.ogm-abeille.org

- Twitter :
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 2012

- Mise à jour du 30/03/2012 : Pour la première fois, une équipe de recherche française multipartenariale a mis en évidence le rôle d’un insecticide dans le déclin des abeilles, non pas par toxicité directe mais en perturbant leur orientation et leur capacité à retrouver la ruche. Pour réaliser leur étude, les chercheurs ont collé des micropuces RFID sur plus de 650 abeilles. Ils ont ainsi pu constater l’importance du non-retour à leur ruche des butineuses préalablement nourries en laboratoire avec une solution sucrée contenant de très faibles doses d’un insecticide de la famille des « néonicotinoïdes », le thiaméthoxam, utilisé pour la protection des cultures contre certains ravageurs, notamment par enrobage des semences. Une simulation basée sur ces résultats laisse penser que l’impact de l’insecticide sur les colonies pourrait être significatif. Ces résultats sont publiés dans la revue Science le 29 mars 2012. Pour en savoir plus, lire Les abeilles sont désorientées par une faible dose d’insecticide selon l’INRA - ACTA - ITSAP - Institut de l’abeille - CNRS

- Mise à jour du 4 janvier 2012 : Des chercheurs de l’université de l’Etat de San Francisco ont détecté aux Etats-Unis un parasite de mouche qui conduit les abeilles domestiques à quitter leur ruche, les désoriente et provoque leur mort, selon une recherche publiée mardi dans la revue PLoS One. Pour en savoir plus, lire notre article "Des abeilles devenues zombies, victimes d’un parasite de mouche" en cliquant ici.

 2011

- Mise à jour du 8 Décembre 2011 : A l’appel de nombreuses associations environnementales, dont la LPO, une pétition contre les OGM de plein-champ pour la protection de l’abeille. Pétition à SIGNER sur www.abeillesentinelle.net

 2010

- Mise à jour du 5 Mai 2010 RDV TV : Mardi 18 mai 2010 à 20h35 sur Arte « Le mystère de la disparition des abeilles »

Aujourd’hui, un tiers de notre nourriture dépend directement de l’abeille, le pollinisateur agricole le plus important de notre planète. Or, depuis plusieurs années, des millions d’abeilles disparaissent mystérieusement. Pourquoi ? Serons-nous capable de faire face à cette catastrophe annoncée ? Enquête sur un désastre écologique mondial qui pourrait mettre en péril l’humanité toute (...) >>> lire la suite de "Le mystère de la disparition des abeilles"

 2008

- Mise à jour du 9 octobre 2008 sur Planète Sacrée : Sanctuaires environnementaux pour la préservation des abeilles, une démarche visant à inciter les élus à créer des sanctuaires pour les abeilles, mises à mal par l’activité humaine. Une lettre à envoyer aux élus et des liens vers des documents sonores et écrits illustrant le problème lié à la disparition inquiétante des populations d’abeilles partout dans le monde.

Lien direct : http://terresacree.org/sanctuaires.htm

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Photo : Mus Avignon 27/04/2008
"Un essaim d’abeilles perdu dans Avignon s’arrête pour une collation en terrasse Place des Corps Saints"

- Prise de vue insolite du dimanche 27 Avril 2008 d’un essaim d’abeilles posé sur une table en terrasse Place des Corps Saint à Avignon.

- Sortie le 18 Janvier 2008 du Livre de Jean-Christophe Vié : "Le Jour où l’abeille disparaitra ... l’homme n’aura plus que 4 années à vivre"

 2007

- Mise à jour le 24 Novembre 2007 par Greenpeace France : Le déclin des abeilles menace 35% de l’approvisionnement alimentaire mondiale

Non ! Ce n’est pas une campagne de peur que lance Greenpeace sur le déclin dramatique et spectaculaire du nombre des abeilles qui assurent la polinisation et donc la pérennité de la production alimentaire du monde. C’est le ministère de l’écologie et du développement durable en France qui publie cette nouvelle alarmante sur la situation ! La situation doit être vraiment sérieuse ! (voir ci-dessous la vidéo "le pollen de la discorde"). Bref, le monde a plus besoin d’abeilles que d’OGM pour se nourrir.

- Voir un diaporama sur le thème préoccupant de la mort des abeilles réalisé par Audrey RINCK

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Source : wikipedia - L’abeille européenne (Apis mellifera), ici collectant du pollen et participant ainsi à la pollinisation, indispensable à la survie de 80 % des plantes à fleurs et à la production de 35 % de la nourriture des hommes.

Le phénomène a débuté dans un seul élevage de Floride il y a à peine un an. Puis l’épidémie s’est répandue de ruche en ruche, jusqu’à s’étendre à l’ensemble des Etats américains et du Canada, avant d’atteindre l’Europe et même Taïwan en avril 2007.

L’aspect de cette catastrophe écologique est déroutant. Aucun cadavre d’abeille n’est retrouvé et les ruches abandonnées sont vides d’occupants. On n’y découvre même pas les parasites d’habitude si prompts à les réoccuper ensuite. Tout se passe comme si les insectes quittaient leur habitat en masse pour une destination inconnue sans jamais y revenir.

En France, où les apiculteurs se remettent à peine des ravages causés par le tristement célèbre "Gaucho", un pesticide jadis répandu dans les champs de maïs et de tournesol, les disparitions ont repris en force. Les pertes sont estimées de 15 à 95 % selon les régions, tandis qu’en Espagne, dont les 2,3 millions de ruches représentent le quart de la production européenne, la moitié est touchée.

 La sirène d’alarme

Des millions de ruches, jadis occupées par des milliards d’abeilles, se sont mises à disparaître en quelques mois. L’épidémie, d’une rapidité et d’une ampleur inégalée, pourrait très bien sonner le glas de l’espèce humaine.

Ce n’est pas une sonnette d’alarme mais une sirène que les scientifiques actionnent … ou tentent d’actionner. Car 80 % des plantes ont absolument besoin des abeilles pour être fécondées et, sans elles, il n’y a plus de production de fruits ou de légumes possible. 90 plantes destinées à l’alimentation humaine sont exclusivement pollinisées par les butineuses.

Rien qu’aux Etats-Unis, où l’apport des abeilles à l’agriculture atteint 14 milliards de dollars chaque année, le syndrome de l’effondrement des colonies a fait disparaître cette année entre 60 et 90 % des colonies selon les régions, soit environ 1,5 million de ruches sur les 2,4 millions dont bénéficiait ce pays.

Mais cet insecte domestiqué, qui a commencé à disséminer la vie sur Terre quelque 60 millions d’années avant l’apparition des humains, est aux prises avec un problème qui sévit simultanément sur plusieurs continents : le syndrome de l’effondrement des colonies, dont les véritables causes, encore méconnues, pourraient bien se situer du côté des nouvelles technologies utilisées en agriculture, voire dans nos milieux urbains et industriels.

En Europe, le problème est tout aussi aigu. Les apiculteurs allemands déplorent la perte de 80 % de leurs colonies tout comme ceux de Grande-Bretagne, de Suisse, d’Autriche, de Pologne et de Grèce, selon un relevé publié récemment dans la revue Les Échos de France. En Europe, on parle du phénomène « Marie Céleste », du nom de ce navire fantôme retrouvé un jour sans équipage. Dans les milieux scientifiques, on a baptisé le phénomène « syndrome d’effondrement », traduction de l’expression anglaise « Colony Collapse Disorder » (CCD).

 Un phénomène mystifiant

Il est extraordinairement intéressant de voir comment un peu partout dans le monde les institutions publiques tentent d’expliquer ce phénomène par des causes qui ne remettent pas en question les technologies agricoles ou autres qu’ils valorisent ...

Lorsqu’une ruche est atteinte par le syndrome de l’effondrement, les abeilles la quittent pour ne plus y revenir, ce qui tranche avec leur attachement habituel pour leur port d’attache, où leur reine assure la relève. Non seulement la ruche est abandonnée rapidement, comme si un péril majeur la menaçait, mais on ne retrouve que peu de cadavres d’abeilles à proximité et, encore plus surprenant, aucun des insectes qui utilisent habituellement les ruches abandonnées n’ose profiter de l’aubaine.

Les chercheurs ont aussi constaté que les abeilles mortes à proximité de ces ruches abandonnées sont affectées par différents pathogènes comme des virus, champignons, bactéries et mites.

Aux États-Unis, le Colony Collapse Disorder Working Group formé en 2006 n’a pas réussi à relier le syndrome à la présence d’un ou de plusieurs pesticides utilisés dans le milieu agricole. Mais en Europe, on cherche de ce côté. La France a interdit en 2004 l’utilisation du pesticide Gaucho, une interdiction qui a aussi frappé l’année suivante le Régent, en raison de la fréquence de l’abandon des ruches dans les secteurs où ces produits chimiques étaient utilisés. Mais en mai 2006, l’Autorité européenne de sécurité des aliments soutenait dans un rapport que ces produits étaient sans risques pour les humains et les abeilles.

Pour l’instant, les recherches se multiplient dans toutes les directions, y compris vers les émissions électromagnétiques des émetteurs de téléphonie cellulaire. Certains chercheurs pensent que ces émissions pourraient affecter notamment le système gastrique des abeilles ou leur système immunitaire.

Mais l’hypothèse qui semble s’imposer de plus en plus demeure la plus difficile à vérifier. Dans l’entrevue qu’il accordait à la revue française Les Échos, le professeur émérite de l’Université Western Ontario Joe Cummings pense, comme d’autres chercheurs français, qu’on est probablement en face d’un cocktail de causes qui frapperaient en synergie le système immunitaire des abeilles. Une déficience immunitaire ouvre par définition la porte aux afflictions les plus diverses, ce qui pourrait expliquer que les recherches entreprises jusqu’à présent n’arrivent pas à déterminer une cause unique.

Cette explication mettrait ainsi en cause simultanément les champignons parasites, parfois utilisés dans la lutte biologique contre des ravageurs de cultures agricoles, les virus, bactéries, pesticides et même les ondes électromagnétiques.

De plus, les cultures OGM d’espèces végétales auxquelles on a parfois greffé des insecticides pourraient se retrouver dans le pollen. On sait que les cultures OGM peuvent contaminer des semences naturelles par pollinisation, ce qui pourrait affecter les abeilles à l’origine du transport de ces gènes. Mais voilà une piste que les organisations agricoles et les gouvernements n’aiment pas évoquer, et encore moins fouiller. Un fait intéressant a été noté au Québec à ce sujet : les ruches installées aux abords des cultures biologiques seraient moins affectées que les autres, soutiennent quelques producteurs. Pour obtenir leur certification biologique, les apiculteurs doivent installer leurs ruches à au moins trois kilomètres des cultures agricoles non certifiées parce qu’on y utilise soit des pesticides ou des plantes OGM, soit les deux. Il faudrait cependant une étude plus globale pour pouvoir établir dans ce cas un lien de cause à effet.

 Un nouveau métier : locateur d’abeilles

La perte d’importantes populations d’abeilles domestiques et leur fragilité croissante force le milieu agricole à réagir à court terme. Le recours essentiel aux pollinisateurs a engendré un nouveau métier, celui de locateur d’abeilles. Ces apiculteurs nouveau genre vont se déplacer aux frais des agriculteurs ou cueilleurs de petits fruits, comme les bleuets. Ces nouveaux locateurs de pollinisateurs proposent aujourd’hui à leurs clients non plus seulement l’abeille domestique, Apis mellifera, présente sur Terre 60 millions d’années avant les premiers hominidés, mais aussi des abeilles moins productives en miel, comme la découpeuse de la luzerne, plus résistante au syndrome. Au Nouveau-Brunswick, des apiculteurs proposent même une « nouvelle » solution en réalité fort ancienne, le bourdon, lequel s’active à des températures aussi basses que 10 °C alors que l’abeille domestique n’est vraiment productive qu’au-dessus de 18 °C.

On a toujours besoin d’un plus petit que soi. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »

- Pour approfondir :

 Désordre électromagnétique

L’imidachlopride, le principe actif utilisé dans les pesticides systémiques, a des conséquences inattendues sur la capacité de l’abeille à s’orienter. Les chercheurs de l’université de Caroline du Nord, aux Etats-Unis, ont mis en évidence que le produit détruit sa mémoire en attaquant les zones du cerveau liées aux souvenirs récents. Impossible dès lors de retrouver le chemin de la ruche, ni de communiquer. Le phénomène est sans doute amplifié par la perturbation des champs magnétiques terrestres qui guident les abeilles. Les signaux électromagnétiques qu’elles émettent pour naviguer couvrent une bande de fréquence de 180 à 250 Hz qui croise celle utilisée par nos téléphones portables (217 Hz). Désorientées et affaiblies par le stress, elles deviendraient moins résistantes aux agressions chimiques et aux maladies naturelles.

Sources : Les Echos

Un virus pourrait être responsable de la mort de milliard d’abeilles aux E-U

— Dépêche de AP (WASHINGTON) publiée par Le Devoir

Les scientifiques enquêtant sur la mort de milliards d’abeilles aux Etats-Unis ont un nouveau suspect : un virus jusqu’alors inconnu sur le sol américain, selon une étude parue cette semaine dans l’édition en ligne du magazine "Science".

Ces chercheurs expliquent avoir eu recours à une technique génétique nouvelle et à des statistiques pour démasquer ce virus israélien, responsable de paralysies aigues. Il est le dernier suspect en date dans la mort à grande échelle d’abeilles ouvrières. Il leur reste maintenant à tenter d’inoculer ce virus aux abeilles pour déterminer s’il est mortel. "Au moins nous avons une piste maintenant. On peut l’utiliser comme marqueur et vérifier s’il est réellement responsable d’une maladie," a déclaré le Dr Ian Lipkin, épidémiologiste à l’université de Columbia et coauteur de l’étude.

Mais pour les spécialistes, les mites parasites, les pesticides et les carences alimentaires restent des suspects potentiels, tout comme le stress du voyage : les apiculteurs transportent les abeilles d’un bout à l’autre du pays pour qu’elles pollinisent les récoltes au moment de la floraison.

Selon des experts n’ayant pas participé à l’étude, le virus nouvellement identifié pourrait se révéler n’avoir été qu’un facteur aggravant de l’état d’abeilles déjà blessées. « C’est peut-être une ou plusieurs pièces du puzzle, mais je ne crois certainement pas que ce soit là toute l’explication, » a réagit Jerry Hayes, directeur de la section apiculture du département d’Agriculture de Floride.

Les premiers signes du syndrome de l’effondrement d’une colonie datent de 2004, l’année même où le virus a pour la première fois été répertorié par le virologue israélien Ilan Sela. C’est aussi cette année-là que les apiculteurs américains ont commencé à importer des abeilles d’Australie, une pratique désormais interdite par le "Honeybee Act" de 1922. L’Australie est maintenant montrée du doigt comme étant une source potentielle du virus, un véritable retournement de situation puisque ces importations avaient pour but d’enrayer un autre fléau, la mite varroa.

 Le pollen de la discorde

il est fort probable que le mais Bt éradique aussi les larves d’abeilles et pas uniquement celles de pyrales ...

- l’abeille sentinelle de l’environnement : charte et pétition à faire circuler

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L’abeille sentinelle de l’environnement

Extrait :

Nous, collectivités et entreprises, partenaires de l’opération "L’abeille, sentinelle de l’environnement" nous engageons à :

1- Soutenir l’action de l’UNAF auprès des pouvoirs publics pour obtenir une véritable protection de l’abeille, 2- Exiger une stricte application de la directive 91/414 en matière d’homologation des produits phytosanitaires, 3- Favoriser une agriculture réellement respectueuse de l’environnement, 4- Ne pas utiliser de produits phytosanitaires toxiques pour les abeilles dans les parcs et jardins ou terrains à notre collectivité, 5- Ne pas procéder à la mise en culture de plantes génétiquement modifiées, 6- Favoriser l’implantation et la mise en culture de végétaux à vocation pollinifère et nectarifère, 7- Favoriser l’information en direction des agriculteurs, 8- Favoriser l’installation de nouvelles colonies et de nouveaux apiculteurs, 9- Favoriser la connaissance de l’abeille et de l’apiculture, 10- Promouvoir le rôle de l’abeille comme sentinelle de l’environnement, 11- Promouvoir les produits apicoles du terroir et les recherches dont ils peuvent faire l’objet, 12- Favoriser les échanges entre les apiculteurs sur le plan international.

Nous, particuliers, soutenons et signons la charte "L’abeille, sentinelle de l’environnement".

- communiqué de presse INRA L’impact des pollinisateurs sur la production des cultures

Une synthèse bibliographique, a laquelle a participé un chercheur de l’INRA d’Avignon, fait le point sur l’importance des pollinisateurs pour notre environnement et la biodiversité au niveau mondial. Ce travail est publié dans la revue Proceedings of the Royal Society B : Biological Sciences du 25 octobre 2006.


A lire pour approfondir la sélection d’article de Florence Demonclin pour la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme

- Le gout de la ville dans un pot de miel !, Panda magazine n°107, novembre 2006 - par Catherine Mandigon

Extrait : Olivier Dame poursuit ses experimentations. Il installe ses ruches, ses abeilles et ses questions sur les trottoirs de Saint‑Denis, d’Aubervilliers, de Paris, de Roubaix... « Installer une ruche quelque part, cela consiste a poser un centre de prospection et a tracer autour un cercle de 3 km de rayon. Ce territoire invisible couvre une superficie d’environ 3 000 ha. Elle represente approximativement la zone de butinage de l’abeille. Le Miel Beton traduit, en gout, la geographie et l’histoire de cet environnement. C’est une accumulation d’anecdotes de butinage, une ville mise en pots. »

- La mort des abeilles met la planete en danger, Les Echos, 20/08/07 - par Paul Molga

Extrait : C’est une incroyable epidemie, d’une violence et d’une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planete. Partie d’un elevage de Floride l’automne dernier, elle a d’abord gagne la plupart des Etats americains, puis le Canada et l’Europe jusqu’a contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le meme scenario se repete : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre a proximite. Aucun predateur visible, ...

- Enquete. Les abeilles malades de l’homme, Le Monde, 29/08/07 - par Gaelle Dupont

Extrait : "La quantite de traitements peut etre divisee au moins par deux selon les agriculteurs, releve Norbert Maudoigt, 49 ans, un voisin de Jean Brun. Cela depend de leur age, de leur caractere, s’ils sont plutot inquiets ou pas, s’ils ecoutent le commercial qui leur vend les produits, s’ils y consacrent vraiment du temps." Les confrontations "d’homme a homme" ne manquent pas. Mais rares sont ceux qui condamnent en bloc l’agriculture. "Je ne peux pas en vouloir a des gens qui sont pieges, dit Jean-Claude Canac, apiculteur a Servian, dans l’Herault. On a dit aux agriculteurs d’etre productifs pour pas cher, on les a payes pour arracher les zones dont ont besoin les abeilles."

- Eclairage. Apiculteurs et firmes phytopharmaceutiques a couteaux tires, Le Monde, 29/08/07

Extrait : Pour les industriels, les interets economiques sont tres importants. Le secteur represente 31 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Une entreprise met 10 ans pour une mettre au point une molecule, et y investit 200 millions d’euros. C’est aussi une question d’image. Car le questionnement sur le sort des abeilles debouche sur d’autres interrogations : quel est l’impact des traces presentes dans l’air, l’eau, les sols, l’alimentation, sur les ecosystemes et sur l’homme ?

- Malgre l’interdiction du Regent et du Gaucho, les populations d’abeilles ont diminue, Le Monde, 29/08/06 par Gaelle Dupont

Extrait : Ruches. On en denombre plus d’un million en France. L’apiculture est pratiquee par de nombreux amateurs et petits producteurs. Il existe 70 000 apiculteurs, dont 92 % possedent moins de 30 ruches. L’eclatement de la profession rend difficile l’obtention de chiffres fiables sur la production de miel ou les mortalites d’abeilles. Production. En 2004, de 20 000 a 30 000 t ont ete produites en France. Mais 12 000 t de miel de Chine, de Hongrie, d’Allemagne et des pays d’Amerique latine ont ete importees. 50 % de la production est commercialisee dans les marches ou par vente directe.

- Les abeilles nous abandonnent, Futura-Sciences, 30/08/07 par Jean Etienne

Extrait : L’emploi de ce type de pesticide a base d’imidaclopride, tres conteste en France et aux Etats-Unis mais pourtant autorise par l’Union Europeenne, attaque le systeme immunitaire des abeilles qui deviennent vulnerables aux parasites. La preuve semble en etre etablie par la decouverte d’une demi-douzaine de virus, microbes, mais aussi de champignons parasites dans les quelques abeilles survivantes de quantite de ruches agonisantes. Ce produit est distribue par Bayer sous plusieurs appellations : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage entre autres.

- Les abeilles, temoins du bon etat de notre environnement, disparaissent massivement, Notre Planete Info, 31/08/07 par Christophe Magdelaine

Extrait : Depuis l’antiquite l’Homme a domestique les abeilles pour en recolter le precieux miel mais depuis quelques annees, les sources de degradation de leur environnement et les atteintes a leur sante sont telles qu’il pourrait s’agir d’une combinaison de facteurs qui surpassent la capacite de resistance des abeilles.

- Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles Wikipedia

- Fragile convalescence pour les abeilles, Notre Temps n°453, septembre 2007 par Jean-Christophe Martineau

Extrait : Apres dix annees d’hecatombes dues aux secheresses et a l’emploi des pesticides, les ruchers retrouvent une nouvelle jeunesse. reportage dans la Drome. (...) Des nuees bourdonnantes sillonnent la petite clairiere. Les ruches debordent de butineuses, agglutinees sur la facade exterieure en masses grouillantes couleur caramel. « Elles font la "barbe”. C’est plutot bon signe, poursuit-il, le printemps a ete humide, suivi par un ensoleillement favorable, les fleurs produisent beaucoup de nectar. La miellee s’annonce bonne cette annee. » Un soulagement pour Jean-Marie Barbancon et les 69000 apiculteurs francais, amateurs et professionnels, qui reviennent de loin.

- Sensibiliser le public - Unaf

Extrait : Pour faire connaitre la contribution des abeilles a la preservation de la biodiversite vegetale, l’Union nationale de l’apiculture de France (Unaf) a lance la charte nationale « Abeilles, sentinelles de l’environnement ». Les partenaires de l’operation installent des ruches, gerees par l’Unaf, et sensibilisent le public. Les villes de Besancon, Lille, Nantes, Martigues, les conseils regionaux du Languedoc-Roussillon et de Rhone-Alpes, le conseil general des Pyrenees-Orientales, le chef Michel Bras, l’agence de communication Anatome ont deja adhere a la demarche. Unaf - Tel. : 01 48 87 47 15

- La mysterieuse hecatombe des abeilles de Rions, Le Parisien, 04/09/07 par Eric Moreau, correspondant a Bordeaux (Gironde)

Extrait : Quelles peuvent etre les causes de ce type de mortalite ? Yves Vedrenne. C’est caracteristique d’un empoisonnement. Plusieurs pistes sont envisageables. On peut avoir seme du tournesol avec des graines importees d’un autre pays, comme l’Espagne, ou des insecticides type Gaucho ‑ interdits en France ‑ sont utilises. Il peut aussi s’agir de l’utilisation dans des cultures proches de melanges maison d’herbicides et d’insecticides tres toxiques. Voire des produits utilises dans les traitements du bois.

- Un virus implique dans la disparition massive et mysterieuse des abeilles aux USA, AFP, 06/09/07

Extrait : La disparition massive des abeilles d’elevage aux Etats-Unis est apparemment liee à un virus identifie en 2004 en Israël, selon des scientifiques dont la decouverte annoncee jeudi devrait permettre d’expliquer ce phenomene mysterieux et preoccupant, qui frappe aussi ailleurs dans le monde.

- Mysterieuse hecacatombe d’abeilles en Gironde, LCI, 04/09/07

Vidéo : Plusieurs milliers d’entre elles sont mortes dans la region depuis le debut du mois d’aout. Les causes de cette surmortalite demeurent toujours inconnues.

- Toxicitudes de saison…, Terre TV, 04/09/07

Extrait : Rien n’est poison, tout est poison, en fait cela depend de la dose. Pour la rentree, nous lançons un feuilleton, 26 episodes de 2’30 dans lesquels nous recitons l’alphabet de nos toxicitudes avec Michel Bounias, fameux toxicologue, plein d’anecdotes et d’histoires. La nature et l’homme recelent bien des bontes et des dangers qu’il est bon de distinguer. Cette semaine en avant premiere, vous pouvez voir les 5 premieres lettres de l’alphabet. Pour A comme abeille

- Yves Leconte, directeur de recherches à l’INRA : ’’C’est l’activité humaine qui menace les abeilles...’’ Les abeilles sont elles menacées de disparition ? © CSI/sciences actualités

- Franck Aletru, Président du syndicat des apiculteurs de Vendée : ’’Une industrialisation mal controlée, des produits chimiques nouveaux, les causes sont complexes...’’ Quelle part de responsabilité aux insecticides ? © CSI

- Yves Leconte : “L’écosystème des abeilles a été perturbé par l’agro-industrie...“ © CSI

- Yves Leconte : ’’L’abeille n’a pas qu’une maladie...’’ © CSI/ sciences actualités

- Franck Aletru : “Les pathologies ont une traçabilité qui suit le mauvais usage des nouvelles molécules...“ © CSI

- Franck Aletru : “La phrase d’Einstein est une caricature mais elle est proche de la vérité...’’ « Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre », prophétisait Einstein…© CSI 2007


[1] La guttation est le processus par lequel certaines plantes exsudent de la sève sous forme de gouttelettes ressemblant à de la rosée.

[2] Scientific Opinion on the science behind the development of a guidance document on the risk assessment of plant protection products on bees, EFSA, mai 2012.

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  • L’évolution en marche : du Parvis de Notre Dame au Mont Saint Michel


  • Diaporama de Audrey RINCK sur la mort des abeilles

    Forum

    • Si l’abeille disparait de la planète, l’homme n’aura plus que 4 années à vivre
      25 juin 2014, par guylapiculteur

      Bonjour,remise à jour,
      Charles DARWIN à écrit :
      Si l’abeille venait à disparaître
      ce seraient plus de 100000 espèces de plantes
      qui cesseraient d’exister.
      Propos de Isabelle De Jouffroy D’Abbans.

    • Si l’abeille disparait de la planète, l’homme n’aura plus que 4 années à vivre
      28 mars 2014, par Françoise08

      Bonjour
      Depuis janvier 2014 concernant entre autres les abeilles décimées dans les Pyrénées.... d’autres analyses sont en cours nous dit-on.
      Combien de temps faut-il pour obtenir les résultats, car j’ai beau chercher sur le net, je ne trouve pas de suite aux articles, on ne parle nulle part des résultats de ces nouvelles analyses.
      Quelqu’un aurait-il la réponse ?
      Cordialement.

    • SAUVONS LES ABEILLES : une pétition soutenue par Mylène Demongeot
      4 mars 2013, par Cyrille

      L’actrice Mylène Demongeot, connue pour ses rôles dans Fantomas ; Bonjour tristesse ; Camping ; Si tu meurs, je te tue ; et bientôt La balade de Lucie (diffusé le 6 mars à 20h45 sur France 2), monte au créneau afin de lancer un appel au secours pour sauver les abeilles et pour que chacun prenne ses responsabilités afin d’arrêter leur disparition.

      Depuis quinze ans, entre 50 et 90% des abeilles ont été décimées. En France, cette hécatombe est en train de prendre un tour dramatique. Plus de 1 000 colonies d’abeilles sont décimées chaque jour et en seulement six ans, le nombre d’apiculteurs a chuté de 40% (source : Institut FranceAgrimer, dépendant directement du Ministère de l’Agriculture).

      Cette situation est une véritable catastrophe pour la survie de notre planète. Les abeilles ne font pas seulement du miel mais elles pollinisent 80 % des plantes à fleurs et près de 90 % des plantes que l’espèce humaine cultive. Aucune alternative, ni technique ni scientifique, ne pourrait les remplacer.

      Sans les abeilles, indispensables à cette pollinisation des espèces végétales, c’est non seulement l’alimentation de toute la population qui est menacée mais aussi des millions d’espèces d’insectes, d’oiseaux et de mammifères qui dépendent directement de ces plantes pour se nourrir.

      "Si [l’abeille] disparaissait du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre." Einstein

      Pourtant la disparition des abeilles n’est pas une fatalité. Parmi les multiples facteurs qui joueraient un rôle dans cette hécatombe, les néonicotinoïdes, un groupe d’insecticides utilisés massivement sur les cultures, ont été clairement identifiés et dénoncés par plus d’une quarantaine d’études scientifiques comme étant le facteur majeur, déterminant dans la disparition des abeilles. Ces pesticides, posés sur les graines des plantes, distillent des composants chimiques à forte dose qui ne laissent aucune chance aux insectes. Les preuves à charge contre ces pesticides ultra-nocifs sont accablantes mais, face à la pression des grands groupes agrochimiques, ces derniers continuent d’être autorisés, commercialisés et utilisés massivement dans les champs, tuant ainsi des millions d’abeilles par an.

      Le 29 octobre 2012, la députée écologiste Laurence Abeille a déposé une proposition de résolution qui a pour objet de demander au gouvernement d’agir et d’interdire cette catégorie de pesticides dits systémiques responsables du phénomène d’effondrement des colonies d’abeilles. Mais de leur côté, les lobbys de l’industrie des pesticides continuent de vendre leurs produits en prétextant des licenciements massifs s’ils étaient interdits à la vente. Ils sont ainsi en passe de bloquer la proposition de Laurence Abeille à l’Assemblée Nationale.

      C’est pourquoi, l’association Pollinis, soutenue par Mylène Demongeot, a lancé une grande vague de mobilisation et interpelle chaque citoyen à influencer le député de sa circonscription afin qu’il co-signe la proposition de résolution de Laurence Abeille. Un seul clic suffit pour faire pression sur les députés afin qu’ils suivent l’initiative de la députée écologiste et mettent fin à cette hécatombe.

      « La situation est alarmante. C’est pire qu’un film d’horreur ! Si nous ne faisons rien, il n’y aura plus de fruits et de légumes et les animaux, ainsi que l’espèce humaine seront menacés ! Ce monde est devenu fou, du moment que l’argent rentre, on laisse faire n’importe quoi. Il faut interdire ces pesticides assassins et la seule solution en notre pouvoir est d’inciter les députés à signer la proposition de résolution de madame Laurence Abeille. Allez sur le site de Pollinis et signez ! » Mylène Demongeot

    • Observatoire du Frelon Asiatique dans les Hautes Pyrénnées
      21 novembre 2011, par Jean-claude PIRON - Mairie de Tarbes

      Dès 2008, prenant conscience de l’arrivée du frelon asiatique sur son territoire et des impacts potentiels que cette invasion pouvait avoir sur la population et la faune locale, la mairie de Tarbes a mis en place un groupe de travail composé d’apiculteurs du groupe de défense sanitaire, de professionnels de la désinsectisation et de scientifiques dont une entomologiste spécialisée.

      Depuis 3 ans, une surveillance a été élaborée, sur la commune de Tarbes dans un premier temps puis sur l’ensemble du département.

      Fin 2010, Monsieur le Maire de Tarbes a décidé la création d’un observatoire du frelon asiatique suite au constat de la confirmation de son expansion inéluctable et des risques que cet insecte représente pour la population.

      A l’heure actuelle, les activités de l’observatoire se sont concentrées sur :

      - l’étude scientifique de la physiologie de l’insecte, avec une cartographie précise de son expansion.
      - l’information de la population via la presse puis des 474 maires du département par l’envoi de dossiers.
      - des campagnes d’expérimentation de piégeages ciblés et de destructions de nids recensés (plus de 200 cette année).
      - la mise en place de tests de protocole de protection des ruches,
      - et une première formation nationale d’agents territoriaux sur les différentes méthodologies de destruction avec l’objectif de conjuguer efficacité et protection de l’environnement, cette formation ayant été créée en collaboration avec le Centre National de la Fonction Publique Territoriale.

      Ainsi que vous pouvez le constater, une collectivité au moins a pris conscience du réel problème que pose la présence de cet insecte invasif sur son territoire et tente d’apporter des réponses concrètes et efficaces à cette cohabitation.

      Cet hiver, de nouvelles techniques de destruction de nids vont être testées, avec en particulier la mise au point avec des ingénieurs de drones capable d’injecter de l’azote liquide dans les nids et même l’introduction de faibles charges explosives afin de limiter l’emploi d’insecticide.

      Nous nous tenons à votre disposition pour toute information complémentaire que vous pourriez souhaiter.

      Notre contact à la mairie de Tarbes : Michel Garnier, Directeur de Cabinet du Maire, au 05 62 44 38 06

      PIRON Jean-claude
      Adjoint au développement durable
      et à l’écologie urbaine
      Mairie de Tarbes

    • Signer la pétition Urgence pour les abeilles
      30 mai 2011

      Signez la pétition
      Au Ministre Français de l’Agriculture M. Le Maire et au Président de la Commission Européenne M. Barroso :
      « 
      Nous vous appelons à interdire immédiatement l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes jusqu’à ce que et seulement si de nouvelles études scientifiques indépendantes prouvent leur innocuité. Le déclin catastrophique des populations d’abeilles pourrait mettre toute notre chaîne alimentaire en danger. Si vous agissez dès maintenant et avec précaution, nous pourrons éviter l’extinction des abeilles.
       »

      Mise à jour, jeudi 17 février : Avaaz et les apiculteurs de l’UNAF ont remis la pétition au Ministère de l’Agriculture à Paris en présence de nombreux médias ! Nous la remettrons prochainement à Bruxelles, continuons la mobilisation !

      Des milliards d’abeilles sont en train de mourir en silence, ce qui met en danger nos cultures et notre alimentation. Et une interdiction généralisée d’un groupe de pesticides toxiques pourrait éviter l’extinction des abeilles.

      Mais la France, sous la pression des puissantes industries chimiques, vient de renouveler l’autorisation d’un de ces pesticides. Pour sauver les abeilles, et alors que le débat fait rage pour répondre à cette crise, nous devons faire changer la position de notre gouvernement.

      Envoyons un appel gigantesque au gouvernement français, très influent sur la politique agricole européenne, pour faire interdire ces produits chimiques et sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites la suivre à tous, nous la remettrons au Ministre français de l’agriculture Bruno Le Maire et aux décideurs européens.

    • Un constat qui interpelle ...
      9 septembre 2010, par Habitants de Deûlémont (59890)

      Bonjour,

      Je ne sais à qui m’adresser, j’ai donc pensé à vous.

      J’habite un lotissement récent de 5 ans à Deûlémont (59890) dans le Nord.

      Depuis quelques jours nous observons une attitude inhabituelle chez les
      abeilles et guèpes qui parcourent nos jardins. Elles ne semblent pas
      agressives mais comme perdues ; certaines sont à même le sol comme
      "fatiguées".

      Nous espérons qu’elles ne soient pas victimes d’épandage toxique non
      autorisé ?

      Cela nous a interpellé en ce sens que nous avons conscience de
      l’importance de ces insectes dans l’éco-système.

      Je vous prie de recevoir nos sincères considérations.

    • Pétition demandant l’interdiction des insecticides
      19 janvier 2010, par José Nadan

      Sur note site http://www.apipro-bretagne.net/ vous trouverez une pétition demandant l’interdiction des insecticides systémiques tel le Cruiser, un insecticide classé dangereux pour l’environnement, dangereux pour les abeilles, les oiseaux, les mammifères sauvages, et très toxique pour les organismes aquatiques… et à nouveau autorisé depuis le 15 décembre par le Ministère de l’agriculture.

      Vous pourrez la signer directement et l’imprimer pour la faire signer dans votre entourage.

      Avec tous nos remerciements

      Pour le syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne

      José Nadan

    • Biodiversité à visage humain, l’hécatombe pour les abeilles
      19 février 2009

      Les apiculteurs d’Ariège lancent un pavé dans la marre : la perméthrine, molécule utilisée par les éleveurs pour luter contre la FCO (Fièvre catarrhale ovine) tue les colonies d’abeilles.
      Sont-ce là "l’intelligence autochtone" revendiquée par Bruno
      Besche-commenge et les "externalités positives" créées par le
      pastoralisme ?

      Apiculture : la molécule qui sauve les bovins tue les abeilles ;
      « une intoxication à la Perméthrine, à des doses justifiant la
      mortalité des colonies
       ».

      C’est un cri d’alarme qu’ont lancé, hier matin, les apiculteurs
      professionnels d’Ariège, réunis à la mairie de Serres-Sur-Arget.
      « Depuis décembre 2008, nous constatons des mortalités importantes de
      colonies d’abeilles dans des s secteurs différents, mais tous situés en
      zone d’élevage. En ce moment, les abeilles rescapées sont si peu
      nombreuses dans les ruches qu’elles n’arrivent pas à y maintenir la
      température nécessaire : les survivantes meurent de froid. Leur peloton, autour de la reine, est à peine gros comme une mandarine. Ailleurs, provision et couvain ont été abandonnés. Là, il n’y a plus que des
      cadavres d’abeilles. Des colonies entières ont, ici, été retrouvées
      vides. Selon les endroits, 50 à 80 % des ruchers sont perdus
       ». C’est ce
      qu’ont déclaré, hier, Bertrand Théry, l’apiculteur de Serres, membre de
      la commission nationale apiculture, rejoint par d’autres professionnels
      et des éleveurs de la Confédération paysanne 09. Sur les 30 apiculteurs
      professionnels de l’Ariège, 25 sont touchés par cette mortalité
      particulière.

      Dès la fin de l’été, les apiculteurs avaient constaté une mortalité
      inhabituelle dans des zones de montagne sauvage, jusqu’ici épargnées. Le
      phénomène est allé en s’aggravant, pour culminer en décembre.

      Intoxication à la perméthrine

      « Après s’être interrogé sur nos pratiques apicoles, le fait que
      l’hécatombe se situe à proximité des zones d’élevage, nous a fait
      envisager que les désinfectants utilisés dans la lutte contre la
      propagation du moucheron qui transporte le virus de la fièvre catarrhale
      pouvaient être en cause, ont expliqué les apiculteurs. Nous avons alors
      effectué des prélèvements d’abeilles fraîchement mortes pour les envoyer
      au laboratoire d’analyses du CNRS, à Solaize. La conclusion est sans
      appel : intoxication à la perméthrine à des doses justifiant la
      mortalité des colonies
       ». On retrouve cette molécule dans les produits
      pulvérisés sur les étables et leurs abords, dans les véhicules de
      transport ; ce fut l’un des moyens de prophylaxie dans la lutte contre
      la FCO.

      L’alerte ariégeoise dans le monde apicole régional et national, a fait
      remonter le problème. Actuellement, en France, concernée sur tout son
      territoire par la maladie de « la langue bleue », on constate des
      mortalités hivernales importantes d’abeilles. C’est le cas dans l’Aude,
      l’Aveyron, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales… mais aussi dans
      le Nord.

      « Nous souhaitons que cesse la désinfectation et que l’on s’intéresse au renforcement des défenses immunitaires des troupeaux, ont dit
      apiculteurs et éleveurs présents à Serres. On a, jusqu’ici privilégié le
      souci économique non le souci sanitaire
       ».

      Présent, le Directeur départemental des services vétérinaires, M. Jabert
      a annoncé qu’une mission d’évaluation composée de deux enquêteurs de la
      Brigade nationale d’Enquête vétérinaire et phytosanitaire (BNEVP)
      arrivait en Ariège, pour deux semaines. Objectif : effectuer la
      corrélation entre la mortalité observée et les pratiques de désinsectisation qui ont été mises en œuvre.

      La biodiversité à visage humain

      Bruno Besche-Commenge, le linguiste, théoricien des ultrapastoraux, dans
      son " Montagnes : l’histoire oubliée d’une biodiversité à visage
      humain
      " plaide pour le pastoralisme de montagne et ses bienfaits pour
      l’homme et sur la biodiversité.

      Bruno Besche-Commenge : "En montagne comme partout, l’homme est à la
      fois élément et acteur de biodiversité. Mais loin d’en être ce parasite
      que certains extrémistes jugeraient presque en trop (...), il y est un
      créateur, très souvent ignoré. (...)
      "

      "La montagne produit des formes spécifiques d’agriculture et d’élevage,
      ce faisant, elle génère ce que la terminologie officielle appelle
      externalités positives : paysages ; entretien des espaces par le
      pâturage : il évite l’embroussaillement, les risques d’incendie, mais
      assure aussi la richesse d’une flore qui nous semble naturelle
      uniquement parce qu’elle est devenue la nature que nous aimons ; milieu
      ouvert enfin pour les randonnées familiales ou sportives, etc. (...)
      "

      "Les systèmes traditionnels de pâturage sur les hauts plateaux et la
      gestion durable de la terre arable et des forêts dans les montagnes ont
      conduit à l’établissement d’une riche faune et flore et à l’amélioration
      des services rendus par les écosystèmes. (...) Mais l’on découvre
      aujourd’hui, que cette activité (NDLB : l’élevage extensif et le
      pastoralisme) est essentielle (...) par leurs conséquences positives sur
      la biodiversité des écosystèmes de montagne, et tout ce que le
      pastoralisme apporte aux autres usagers que sont touristes, randonneurs,
      urbains en général : notamment maintenir ouverts, accessibles,
      accueillants, des milieux qui, sans cela, deviendraient impénétrables,
      des déserts d’hommes. Ce sont les externalités positives
      ."

      Le déclin des populations d’abeilles et ses conséquences

      La grande majorité des espèces végétales dans le monde, notamment celles qui produisent les fruits et légumes qui servent de base à notre
      alimentation, comptent sur les insectes pour se reproduire.

      Les conséquences de la disparition des abeilles pourraient être
      catastrophiques. En effet, la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales dans le monde dépend directement des insectes pollinisateurs
      (principalement des abeilles et dans une moindre mesure des guêpes,
      papillons, mouches…). Les abeilles assurent donc la survie de ces
      espèces et de tout le cortège de vie sauvage qui leur est associé
      (oiseaux, rongeurs, mammifères…).

      Plus précisément, la plupart des cultures fruitières (pommes, cerises,
      fraises…), légumières (courgettes, tomates, poivrons, choux…),
      oléagineuses (colza, tournesol) ou protéagineuses (féverole) dépendent
      des abeilles pour se reproduire. Rapportée au tonnage, c’est 35 % de la
      production mondiale de nourriture qui est menacée par la raréfaction des
      abeilles.

      Article de la Dépêche du Midi

      http://www.buvettedesalpages.be/2009/02/biodiversite-a-visage-humain.html

      http://mirabel81.spaces.live.com/blog/cns !2D27DF9B3A23D425 !2532.entry

    • Les abeilles disparaissent, l’écosystème vacille - par Rouba Naaman mis en ligne sur Novethic.fr le 12/09/2007
      12 septembre 2007, par cyrille souche

      Sans abeilles pas de futur. C’est en substance ce que plusieurs associations d’apiculteurs clament haut et fort. D’autant plus fort que, depuis quelques années, une curieuse épidémie touche les butineuses, qui fuient la ruche sans laisser de traces. Les conséquences d’une éventuelle éradication des abeilles seraient bien plus graves qu’une simple pénurie de miel…

     

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