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Le labo de l’économie sociale et solidaire : Cinquante propositions pour changer de cap

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Développement Durable en débat
Un ouvrage collectif et un forum ouvert à tous dans le cadre du Mois de l’économie sociale et solidaire

Le labo de l’économie sociale et solidaire : Cinquante propositions pour changer de cap

dimanche 1er novembre 2009
Posté par David Naulin

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En France, le secteur de l’Economie Sociale et Solidaire représente près de 10% du total de l’emploi salarié en France. Soit 2 millions d’emplois, c’est à dire cinq fois plus d’emplois que le secteur automobile... Et pourtant, elle ne suscite, au mieux, qu’un faible intérêt des milieux politiques et économiques traditionnels. Fort de ce constat, Claude Alphandéry, fondateur de France Active, a initié, il y a un an, un travail de réflexion sur l’économie sociale et solidaire en associant une centaine d’acteurs du secteur ainsi que des syndicats et des chefs d’entreprises. Cette réflexion débouche sur le lancement, le 1er novembre, du Labo de l’économie sociale et solidaire, chargé de promouvoir et de mettre en débat un ouvrage collectif intitulé Cinquante propositions pour changer de cap.

Une première puisque ce nouveau site se présente comme un forum ouvert à tous, une véritable plateforme d’idées où chaque citoyen peut enrichir les propositions pour construire un nouveau mode de développement plus solidaire et plus soutenable. Alors, vous aussi, contribuez à cette belle initiative et participez aux 1000 manifestations qui vont se dérouler pendant tout le mois de novembre partout en France pour mieux connaître et comprendre ce secteur qui allie performance économique et efficacité sociale.

Claude Alphandéry, Lieutenant Colonel des Forces Françaises de l’intérieur en 1944, Président d’honneur de France Active, Président honoraire du CNIAE, Président d’honneur de l’AVISE et Président de l’association du projet SOL explique la démarche du Labo : "Nous vivons une crise de civilisation qui appelle un projet de civilisation. Si cette idée s’impose peu à peu dans tous les milieux, elle reste trop souvent à l’état de discours. Les mesures prises ne sont pas à la hauteur des périls et la petite musique d’un “business as usual”, certes plus vert et plus social, revient comme une antienne, faisant fi des leçons des crises.

Une majorité de citoyens ne se satisfait pas de cette perspective et souhaite une réforme profonde de l’économie. Savent‐ils que des centaines de milliers de personnes y oeuvrent déjà ? Il s’agit des salariés, bénévoles, entrepreneurs, consommateurs… de l’économie sociale et solidaire (ESS). Ce champ représente 200 000 entreprises et 2 millions de salariés et rassemble une grande diversité d’initiatives économiques, ni publiques, ni capitalistes, qui cherchent à produire, consommer et décider autrement, de manière plus respectueuse des hommes, de l’environnement et des territoires.

La crise actuelle est une opportunité pour convaincre que non seulement l’ESS constitue une réponse immédiate aux problèmes sociaux et écologiques, mais qu’elle peut aussi, par ses valeurs et pratiques, inspirer de nouvelles régulations économiques à la hauteur des enjeux.

Il est urgent d’agir et de convaincre. C’est pourquoi nous mettons en débat 50 propositions pour changer de cap. Votre avis compte : vous avez la parole sur lelabo-ess.org !"

Véritable think tank en faveur d’une économie sociale et solidaire « 50 propositions pour changer de cap » sont maintenant mises en débat jusqu’au 31 décembre sur le site www.lelabo-ess.org. Chacun est invité à les commenter, à proposer à son tour et à donner son avis. Sur la base de cette consultation en ligne, une plateforme partagée de messages et de propositions sera formalisée et une action publique d’ampleur sera menée en s’appuyant sur les élections régionales de mars 2010.

- Télécharger la synthèse des travaux Cinquante propositions pour changer de cap au format PDF
- Télécharger l’intégrale des travaux Cinquante propositions pour changer de cap au format PDF

50 propositions pour changer de cap

Les propositions que vous allez découvrir ont pour origine une longue tradition sociale et sont liées au rôle qu’exerce aujourd’hui l’ESS dans une économie en grave déséquilibre ; elles sont liées aussi aux enjeux d’une sortie de la crise par une révision profonde de nos façons de produire, d’échanger, de consommer, d’investir. Ce sont des propositions qui ne peuvent être considérées séparément ; elles s’enchaînent et ne prennent tout leur sens qu’en réunissant deux conditions : une éducation permanente mettant en lumière le lien entre l’épanouissement personnel et l’action collective pour une société respectant l’Homme et l’environnement. C’est ainsi qu’il faut comprendre les 12 chapitres de propositions qui vous sont présentées. Le groupe de travail à l’origine de ce document vous invite à les découvrir, les commenter, les partager et à votre tour à proposer !

- Pour un New Deal d’intérêt général : Les initiatives et entreprises de l’ESS ne se revendiquent pas seulement comme des entreprises différentes sur un marché fût-il d’intérêt général. En raison de la finalité sociale de leur production et de la lucrativité limitée de leur activité, elles se veulent aussi soucieuses du bien commun et font régulièrement des propositions en ce sens. (Lire la suite… et réagir)

- Pour un Etat investisseur social : Le plan de relance a ciblé des secteurs (automobile, bâtiment) dans lesquels l’ESS est peu ou pas présente. Il est justifié au nom d’un investissement dans des infrastructures à même d’améliorer l’emploi dans l’immédiat et la compétitivité à long terme de l’économie. (Lire la suite… et réagir)

- Créer des emplois de qualité : La montée historique du chômage est la manifestation la plus visible de la crise en France. N’est-il pas temps d’envisager un autre scénario, celui d’une création d’emplois de qualité sans attendre le retour de la croissance ? Passer à une politique de la qualité de vie suppose de ne pas attendre de l’accroissement du PIB comme la solution à la crise de l’emploi mais d’investir dans des activités à plus fort contenu en travail. Un tel scénario conduit à soutenir massivement et à inciter fiscalement à la reconversion écologique des secteurs agricole, du bâtiment, des transports et de l’énergie qui ont un très fort potentiel de création d’emploi. (Lire la suite… et réagir)

- Développer les coopérations sur les territoires entre acteurs d’une économie plurielle et solidaire : La contribution de l’ESS au développement local ne saurait se limiter, ni à la croissance du nombre des coopératives, mutuelles et associations sur les territoires, ni à l’appui à la création d’entreprises sociales et d’initiatives solidaires fussent-elles innovantes. (Lire la suite… et réagir)

- Changer la gouvernance des entreprises : La crise est une opportunité pour changer de vision sur l’entreprise, sur son rôle et sa finalité. L’entreprise ne peut pas (plus) être un simple instrument de génération de profit, dont l’usage est décidé exclusivement par les actionnaires. Elle est une institution, une entité socio-économique complexe et essentielle, encastrée dans la collectivité, chargée de produire des biens et services utiles à la société. (Lire la suite… et réagir)

- Evaluer les impacts sociaux et environnementaux : La crise amène à reconsidérer le partage de la valeur entre les différentes parties prenantes de l’entreprise (en particulier les salariés), mais aussi à valoriser d’autres modes de gouvernance, d’innovation, d’encadrement des salaires et d’affectation des bénéfices, comme ceux pratiqués au sein de l’ESS. Il y a en fait un besoin impératif d’affirmer un nouveau paradigme d’entreprise. (Lire la suite… et réagir)

- Développer une finance solidaire et responsable : L’ESS demeure un secteur méconnu des financiers classiques. L’absence d’objectif lucratif et le caractère « mixte » des entreprises ESS en termes d’objet (social, écologique et économique) et/ou de ressources expliquent les difficultés rencontrées par ces entreprises pour financer leur développement. L’ESS peut néanmoins compter sur des investisseurs spécialisés comme la Sifa, l’Ides, Garrigue, Autonomie et Solidarité, etc. (Lire la suite… et réagir)

- Faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux et solidaires : Un des freins majeurs du développement de l’ESS réside dans le manque d’entrepreneurs ESS qualifiés et compétents, pour développer des entreprises ESS déjà existantes, qui ont un potentiel de croissance ; pour redresser des entreprises ESS en difficulté, sur des marchés très concurrentiels et au contexte difficile (désengagement de l’Etat…) : maisons de retraite associatives, tourisme social, etc. ; pour concrétiser des « projets dormants » d’entreprises ESS sur les territoires ; pour dupliquer sur d’autres territoires des initiatives ESS innovantes, ayant fait leur preuve ; pour assurer le renouvellement à la tête d’entreprises ESS dont les dirigeants historiques partent en retraite. (Lire la suite… et réagir)

- Développer l’innovation sociale : L’innovation sociale consiste à élaborer des réponses nouvelles à des besoins sociaux ou écologiques peu ou mal satisfaits, en faisant coopérer tous les acteurs concernés, publics, privés, civils. (Lire la suite… et réagir)

- Développer et démocratiser la consommation responsable : S’il n’y a pas de définition unique de la consommation responsable, on peut néanmoins la caractériser par différents critères : orienter ses choix de consommation en fonction de critères sociaux et écologiques ; consommer en favorisant l’équité sur les filières, entre producteurs, distributeurs et consommateurs ; consommer en favorisant une diversité d’offres et en cherchant à préserver une biodiversité économique ; consommer en étant dans une position active d’analyse du produit (composition, origine, filière…) ; consommer mieux plutôt que consommer plus. (Lire la suite… et réagir)

- Favoriser la vigilance et la participation citoyennes dans le débat économique et social : Le retour du balancier entre marché et Etat se fait sans prise en compte de l’expertise citoyenne et des initiatives économiques de la société civile. D’où l’appel à une vigilance citoyenne sur les décisions économiques des pouvoirs publics et des entreprises plus que jamais légitime et nécessaire, en cette période de crise historique et systémique. (Lire la suite… et réagir)

- Mettre en place de nouveaux indicateurs de richesse au niveau territorial, national et européen : L’urgence de la sortie de crise se résume parfois à une relance de la croissance à tout prix reléguant au second plan le nécessaire changement de paradigme qu’implique une politique de civilisation. (Lire la suite… et réagir)

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