Tous les ans, l’ONG canadienne Global Footprint Network [1] calcule l’Earth Overshoot Day : le jour où la consommation de l’humanité en ressources naturelles dépasse ce que la planète est capable de fournir en un an. L’Earth Overshoot Day symbolise ainsi un budget ressources épuisé pour l’année.
Pendant très longtemps la nature a été capable de se régénérer et d’absorber la consommation de l’homme : sa biocapacité était intacte. Depuis environ 30 ans, un seuil critique a été franchi. La consommation de l’homme a dépassé ce que la nature était en capacité de fournir sur une année (filtration de CO2, production de matières premières…). L’humanité vit donc au-dessus de ses moyens
A partir d’aujourd’hui, et jusqu’à la fin de l’année, l’homme va répondre à sa demande écologique par l’épuisement des stocks des ressources naturelles et l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
"C’est comme si vous aviez dépensé votre salaire annuel trois mois avant que l’année soit terminée", a déclaré Mathis Wackernagel, Président de Global Footprint Network.
Répondre aux besoins des 7 milliards d’humains
Cette année, l’Earth Overshoot Day intervient alors que l’ONU prévoit un chiffre de 7 milliards d’habitants sur Terre dans le courant de la fin Octobre. Comment allons-nous être en mesure de répondre aux besoins d’une population croissante ?
"Offrir une bonne qualité vie à la population mondiale est certainement possible, mais cet objectif ne peut être atteint si nous restons sur des modèles de développement et de croissance gourmands en ressources tels que ceux utilisés dans le passé", a déclaré le Dr Juan Carlos Morales, Directeur de la Recherche et des Normes du Global Footprint Network.
Il faudrait "1,2 à 1,5 Terre pour assumer aujourd’hui les besoins d’une population toujours croissante" estime Mathis Wackernagel. "Nous sommes conscients que nous vivons au-dessus des moyens de la planète. De nombreuses solutions sont disponibles et permettent de s’attaquer au problème : nouvelles technologies, aménagement urbain, éco-constructions, réforme fiscale écologique, régimes faibles en viande, calcul du cycle de vie des produits, etc."









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