Votons pour la planète, éteignons nos lumières, allumons nos consciences !
Savez-vous ce que nous allons vivre ensemble en cette fin du mois de Mars ? Et bien, nous allons vivre EARTH HOUR ou 60 minutes pour la planète [1]. En effet, c’est ce samedi 27 Mars 2010 que nous allons éteindre nos lumières de 20h30 à 21h30 dans un vaste mouvement planétaire. Nous serons plus d’un milliard d’êtres humains à nous plonger dans l’obscurité citoyenne pour faire une ovation à la vie !
Ainsi les patriotes de la planète vont pouvoir se compter et surtout lancer un formidable appel de phares, au sens du sémaphore, à tous les dirigeants qui auront la difficile mission de négocier le sort de notre climat, après l’échec de Copenhague à Mexico Décembre 2010, où il s’agira enfin de trouver un accord pour succéder au Protocole de Kyoto qui doit toujours prendre fin en 2012.
Par le simple fait d’éteindre nos lumières durant 60 minutes, nous voulons aider les décideurs à faire le choix d’un monde qui endiguera les dérèglements climatiques. Le 27 mars, votons pour la planète, éteignons nos lumières pour réinventer le Temps des lumières, le Temps du monde équitable pour l’ensemble du vivant !
A tous les hérauts du scepticisme qui diront que cela ne sert à rien, répondons que voir s’unir par ce geste symbolique, les femmes, hommes et enfants du monde entier sera un immense événement. Rappelons que l’objectif de EARTH HOUR n’est pas de réduire notre consommation d’énergie et les émissions de CO2 durant une heure ! Il s’agit d’envoyer un message lumineux d’engagement. Nous ne voulons pas provoquer le black out, il n’est absolument pas recommandé de couper toute son électricité, on peut regarder la télévision, utiliser son ordinateur et son électroménager. Certaines lumières ne doivent d’ailleurs pas être éteintes pour des raisons de sécurité comme les éclairages des rues, les feux de circulation, les balises, etc. …
A tous les cassandres qui diront que cela est contre-productif et que nous allons amplifier les émissions polluantes au moment du rallumage des ampoules, nous rétorquerons que l’horaire choisi correspond aux périodes de pointe des pays grands consommateurs d’énergie. En France, par exemple, ce sont les barrages hydrauliques qui vont permettre d’ajuster la consommation et la production d’électricité assurant ainsi la stabilité du réseau.
Notre mobilisation doit être la plus forte possible. Moins il y aura de lumières, plus nous serons vus ! Et plus notre voix sera entendue par les gouvernements négociant à Copenhague à la fin de l’année.
Le Samedi 27 Mars 2010, de 20h30 à 21h30 la planète a besoin de tous, elle a besoin de vous ! Inscrivez-vous sur earthhour.fr ! Dès maintenant informez votre famille, prévenez vos amis de cette manifestation joyeuse, faites le buzz sur tous vos réseaux sociaux, parlez-en sur votre lieu de travail ou dans vos cafés préférés, écrivez à votre maire pour qu’il puisse faire éteindre les monuments de votre ville. En 2009, Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Grenoble et plus de cent villes avaient répondu favorablement à cet appel [2]. En 2010, avec l’engagement déjà de 579 municipalités, et 77 pays à travers tous les continents, Earth Hour est en train de montrer à la terre entière qu’il est possible de lutter contre le changement climatique grâce à l’action collective. Earth Hour réunira les individus, entreprises, groupes civils, gouvernements dans les principales villes du monde dont Singapour, Moscou, Toronto, Delhi, Sydney, Hong Kong, Istanbul, Dallas, Dubaï et bien d’autres encore. Certains des monuments les plus célèbres seront éteint lors de Earth Hour tels que la Tour CN à Toronto, le Golden Gate Bridge à San Francisco, l’Empire State Building, ou encore le deuxième bâtiment le plus haut du monde, Taipei 101.
Votons pour la planète, soyons visibles éteignons nos lumières ! Quoique vous fassiez le samedi 27 Mars 2010, de 20h30 à 21h30, faites-le dans le noir ! Allumons nos consciences ! Rendez-vous le 27 mars !
Pourquoi se mobiliser autour du climat ?

- Quelle est l’urgence climatique ?
Les émissions de gaz à effets de serre, produites en grande majorité par l’activité humaine, sont à l’origine du réchauffement climatique, dont nous commençons à ressentir les effets. Nous devons aujourd’hui agir pour que ce réchauffement n’excède pas +2°C. 2°C, ça ne semble pas beaucoup. Mais c’est suffisant pour dérégler profondément notre climat et menacer les intérêts vitaux de nos sociétés. Il ne s’agit pas seulement de sauver l’ours polaire des affres de la fonte de la banquise. De tels changements climatiques causeraient également le déclin des agricultures au Sud et au Nord engendrant une crise alimentaire mondiale ; l’augmentation du nombre et de l’intensité des tempêtes comme celle qui a frappé la France en 1999 ; les menaces de submersion de grandes métropoles par la montée des eaux…
Ces changements pourraient jeter des centaines de millions de personnes sur les routes de l’exode. Mais ce qui inquiète les scientifiques, c’est que notre climat s’emballe avec des conséquences totalement imprévisibles. Cet emballement pourrait par exemple venir de nos forêts : avec l’augmentation des températures, elles pourraient arrêter d’absorber une partie des gaz à effet de serre que nous rejetons dans l’atmosphère… et rejeter ceux qu’elle a stocké depuis des siècles.
Pour éviter que la planète ne se réchauffe de plus de 2°C, l’humanité doit contenir l’augmentation de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2015, puis les réduire fortement. Réduction des consommations énergétiques, développement des énergies renouvelables, lutte contre la déforestation… Nous avons les solutions et beaucoup à gagner à les mettre en œuvre. Nous pouvons réduire nos factures énergétiques, créer de nombreux emplois et lancer une nouvelle économie de l’innovation verte. En France, la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre de 30% d’ici à 2020 permettrait de créer un million d’emplois. 30%, c’est un premier pas que la France doit faire pour assumer sa responsabilité historique dans la crise climatique que nous connaissons. Elle doit aussi aider les pays en développement à lutter contre le dérèglement climatique, en particulier les pays les plus pauvres, afin qu’ils s’adaptent à cette nouvelle donne.
Que pouvons-nous faire face à cette urgence ?
En participant à l’événement « Earth Hour », les citoyens expriment symboliquement leurs inquiétudes et leur attachement à la lutte contre le changement climatique. Plus les citoyens et les institutions seront mobilisés, plus les gouvernements devront prendre en compte la voix des peuples lors du prochain sommet de Mexico après l’échec de Copenhague.
Pour participer à l’opération EARTH HOUR – 60 minutes pour la planète, cliquez ici
La France vire en tête dans la mobilisation pour la Planète !
A 10 jours de la date fatidique du 27 mars, le nombre de pays et régions participant à Earth Hour a désormais largement dépassé les records des années précédentes.
Au total, 104 pays et 1616 villes ont signé pour la 3e édition de l’opération, dont certains pour la première fois, parmi lesquels, l’Arabie saoudite, le Cambodge, l’Équateur, l’île de Madagascar, la Mongolie, le Népal, le Paraguay, la République tchèque, etc.
« Nous observons normalement une augmentation importante du nombre de villes signataires pour Earth Hour dans les derniers jours de la campagne, mais voir un tel soutien dès à présent est fantastique », se félicite Andy Ridley, Directeur exécutif et co-fondateur de Earth Hour.
Bonne nouvelle pour la France !
En moins d’une semaine, nous sommes passés de 176 villes partenaires à 237, plaçant désormais la France au premier rang des pays les plus engagés pour Earth Hour !
Amiens, Boulogne-Billancourt, Grenoble, Lille, Lyon, Nancy, Rennes, Saint-Etienne, Toulon… Au total, ce sont 27 villes de plus de 100 000 habitants qui se sont engagées. Nous estimons aujourd’hui à 11 millions le nombre de français sensibilisés.
Et si pendant Earth Hour nous faisions une grande pause ?
Découvrez l’interview du philosophe Patrick Viveret
ClimateWeek : « Le climat, parlons-en »

Du 22 au 26 mars 2010
Depuis six mois, une offensive sans précédent a pris corps aux EU et en Grande-Bretagne pour remettre en cause le travail du GIEC, et au-delà, la réalité du changement climatique. En France, un certain nombre d’intellectuels sont tentés par cette remise en cause qui tourne progressivement au populisme anti-écolo.
Un nombre croissant de médias donne crédit à ces thèses en arguant de la nécessité d’un débat démocratique sur le sujet.
Devant le risque de retournement de l’opinion publique, comme on le constate actuellement en Grande-Bretagne et partant du principe que le silence est toujours perçu comme une preuve d’embarras, la Fondation Nicolas Hulot, GoodPlanet, le Réseau Action Climat et le WWF, proposent d’organiser une semaine de débat sur le climat.
Nous vous donnons rendez-vous tous les soirs :
de 19h à 21h à « La Cantine » 151 rue Montmartre, Passage des Panoramas 12 Galerie Montmartre, 75002 Paris
M° : Grands Boulevards (lignes 8 et 9) Station vélib : 8, rue Saint Marc ou 21, rue D’Uzes
« Le Climat, parlons-en »
Programme
22 au 26 mars : Organisation d’une suite de 5 débats thématiques opposant deux intervenants (pro/contre) chaque soir devant une dizaine de bloggeurs influents sur le modèle des « Face à la rédaction ».
Le débat sera diffusé en live surwww.earthhour.fr
- Climat et biodiversité.
- La région est-elle la solution au post-kyoto ? Après l’échec de Copenhague, la région est-elle l’échelle de gouvernance pertinente pour rendre concrète et efficace la lutte contre le changement climatique ?
- Financer l’adaptation au changement climatique : la taxe Robin des Bois est-elle la solution pour la solidarité Nord/Sud ?
- Le changement climatique est-il une arnaque ? Quand les sceptiques échauffent le débat scientifique.
- Gouvernance démocratique, débat public et climat : comment la société civile peut-elle s’engager ?
Cette première édition a l’honneur d’avoir comme parrain Jean Jouzel, président de la SMF, médaille d’or du CNRS et vice-président du Groupe 1 du GIEC.
Télécharger le programme complet de la climateweek.
Contact :
Pauline Dame, Coordinatrice de la climateweek : 01 55 25 84 37










Valeurs Vertes n°102 : Littoral, la Bretagne en danger











