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Débat national sur la transition énergétique

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Finance - Contribution Economique > Energie
Dossier mis à jour le 16/12/2013

Débat national sur la transition énergétique

Une transition énergétique prise en main par les citoyens

lundi 16 décembre 2013
Posté par Cyrille

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Le Ministère de l’écologie a rendu public mercredi le projet de plan commenté du projet de loi sur la transition énergétique. Face aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux auxquels il est censé répondre, selon les ONG "ce texte oublie des pans entiers comme les transports ou les transitions professionnelles et ne reprend même pas l’ensemble des mesures consensuelles issues du débat national". Après des mois d’implication de milliers de personnes et des propositions constructives issues notamment des territoires, "l’administration semble être partie d’une feuille blanche et propose quelques mesures de façade", selon les organisations (Humanité et Biodiversité, FNE, le RAC, le REFEDD et le CLER) qui en appellent au Premier Ministre pour que ce projet de loi tant attendu ne finisse pas en coquille vide.

CDURABLE.info diffuse au fil des semaines l’essentiel des réactions des parties prenantes de ce débat ...



 Loi sur la transition énergétique : Tout ça pour ça !

Des objectifs... mais pas de trajectoire

Si le projet de plan reprend les objectifs annoncés par le Président de la République, il ne donne aucune indication sur le scénario et la trajectoire choisis par le gouvernement. Il manque par exemple les jalons 2030 à la fois en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de part des énergies renouvelables et de réduction de la consommation d’énergie. Impossible avec quelques objectifs «  en lévitation » d’avoir une idée précise de la politique énergétique française à venir, ce qui est pourtant l’objectif premier de cette loi de programmation. Par ailleurs, s’il est indiqué que la part du nucléaire va diminuer fortement en 2025, il est aussi précisé qu’il y aura plafonnement de la capacité nucléaire installée. Nous sommes donc en pleine contradiction. Quant aux études demandées dans le cadre du débat, notamment celle sur la façon d’atteindre les 50% de nucléaire dans la production d’électricité en 2025, elles semblent reportées aux calendes grecques, ce qui ne permettra pas de rendre plus informé le débat parlementaire.

Les transports... circulez, y’a rien à voir

Le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre. Il pèse par ailleurs de plus en plus le budget des ménages. C’est donc l’un des sujets qui étaient au cœur des préoccupations des citoyens dans les débats territoriaux. Des propositions ont été faites pour modifier la politique d’aménagement du territoire et réduire la mobilité contrainte, favoriser les transports en commun et alternatifs, réduire la consommation des véhicules, engager un véritable report modal dans le fret... Aucune de ces propositions ne se retrouve dans le projet de plan. Il est prévu de traiter uniquement du développement de la mobilité électrique et hybride. Nous sommes très loin du compte !

Un grand vide... mais déjà un trou pour enfouir les déchets nucléaires

Peu d’objectifs, des mesures floues et manquantes : au vide sur la transition s’oppose déjà un titre bien rempli concernant le nucléaire, où l’on retrouve pêle-mêle la sûreté nucléaire, l’enfouissement des déchets radioactifs, les provisions pour le démantèlement… Ce projet ouvre déjà une brèche pour y déverser les sujets chers à EDF et Areva, alors que certains points n’ont même pas été abordés lors du débat !

Financements... aux abonnés absents

La transition énergétique nécessitera un investissement supplémentaire annuel de 20 à 30 milliards d’euros pour la rénovation des bâtiments, le développement des énergies renouvelables ou encore les infrastructures de transport. Ces investissements seront rentabilisés dès 2030 pour la plupart des scénarios et permettront à la France et aux Français de réduire durablement leur facture énergétique. Pourtant, les mesures annoncées dans le projet de plan sont très loin de ces volumes financiers nécessaires. Nulle mention d’une institution de financement de la transition énergétique sur le modèle de la KfW allemande pour apporter de gros volumes de financement à des taux très bas, sans grever la dette de l’Etat. Rien sur les circuits courts de financement qui permettraient de collecter l’épargne locale pour des projets locaux. Si la fiscalité est citée, c’est uniquement pour indiquer ce qui a été déjà acté, pas pour s’engager davantage dans des mesures permettant de donner un coût à la pollution. Enfin, les « gains financiers issus de la performance de parc nucléaire » cachent mal le seul souhait de rallonger la durée d’amortissement des centrales nucléaires, selon le souhait d’EDF.

L’implication des citoyens et des collectivités... toujours pas dans le radar de nos administrations

La transition ne se fera qu’avec une forte participation de chacun. Les débats citoyens ont montré que la demande et la volonté d’aller de l’avant étaient présentes, mais que les citoyens voulaient un état exemplaire et des collectivités territoriales attentives à leurs souhaits et qui les consultent réellement. Car la transition énergétique se fera dans les territoires, par des actions de proximité ou ne se fera pas, et les citoyens veulent y être associés. Quant aux collectivités territoriales, elles sont presque toutes partantes, mais au-delà des moyens financiers, elle manquent d’outils règlementaires qu’on cherche vainement dans ce projet.

Transitions professionnelles... kezako ?

La transition énergétique permettra de créer 632 000 emplois d’ici à 2030. C’est une bonne nouvelle, mais qui demande de prévoir les formations à la fois initiales et continues pour ces filières, métiers et compétences qui vont se développer. Par ailleurs, s’il y aura bien des créations nettes d’emplois, certaines filières vont être touchées par des pertes. Pour les salariés concernés, les transitions devront être facilitées et organisées au niveau des bassins d’emplois pour ne pas être confronté à des situations difficiles. Ce travail de planification, d’organisation des transitions professionnelles, de développement de formations est totalement oublié du projet de plan. L’Etat a-t-il conscience qu’il y a des femmes et des hommes derrière les rapports techniques ?

Face à ces manques flagrants dont ce qui précède n’est qu’un extrait, nous en appelons au Premier Ministre. La transition énergétique est un enjeu transversal qui demande un véritable travail conjoint entre les ministères, permettant de porter une vision commune et un projet global. Il est encore temps de revoir la copie et d’ajouter aux quelques objectifs intéressants de long terme (les paroles du Président) les mesures de court et moyen terme permettant de les atteindre.

 L’implication de chacun pour la transition de tous

En marge du débat national sur la transition énergétique, la transition est prise en main par les citoyens. Alors que le président François Hollande s’apprête à s’exprimer sur les conclusions du débat national sur la transition énergétique, nombre de projets locaux de production d’énergies renouvelables et de maîtrise de l’énergie se créent partout en France, portés, maîtrisés et financés par des citoyens. Et si la transition énergétique était déjà en marche ?

Energie partagéeÉnergie Partagée est né en 2010 avec l’ambition d’impliquer les citoyens dans la production d’énergies renouvelables locales et la maîtrise de l’énergie, pour en favoriser le développement dans les territoires.

« Puisque la transition énergétique « politique » est trop lente à venir et trop centralisée, les citoyens doivent montrer la voie concrète en se regroupant et en développant des projets locaux rentables – efficacité énergétique, éolien, solaire, hydraulique, etc. - avec comme seuls critères l’intérêt général et la durabilité. » explique Christel Sauvage, présidente de l’association Energie Partagée.

Inspiré par les exemples danois ou allemands (en Allemagne, 50% de l’électricité d’origine renouvelable est issue de projets "citoyens"), le mouvement s’est doté d’un fonds d’investissement solidaire dédié au renforcement du capital de ces projets citoyens locaux d’énergies renouvelables.

« Chacun peut investir à partir de 100 € dans le fonds Énergie Partagée [1] et aider à la réalisation de projets d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique qui ont en commun le respect de la Charte Energie Partagée. Cette dernière exige que le projet soit guidé par un souci d’écologie et de non spéculation, maîtrisé par les citoyens, ancré dans le territoire, et ait une gouvernance démocratique. » précise Marc Mossalgue, coordinateur de l’association.

2 500 souscripteurs, plusieurs dizaines de projets ouverts à souscription

En trois ans, de nombreux projets portés par des collectifs citoyens se sont montés, dopés par le désir de valoriser les ressources des territoires et la perspective d’un autre horizon énergétique. Des collectivités locales jouent le jeu, aux côtés de porteurs de projet, bien conscientes que cette transition énergétique locale saura dynamiser leur tissu social et économique, et préserver ce terroir si précieux.

Déjà, les projets lancés au démarrage du mouvement produisent des MWh grâce à l’épargne de plus de 2 500 souscripteurs Energie Partagée.

Près de Caen, trois écoles de la communauté de commune de Plaine Sud ont été couvertes de panneaux solaires photovoltaïques sur une idée des habitants. Regroupés au sein d’une coopérative, ils ont peu à peu rassemblé les acteurs du territoires - habitants, associations, collectivités, entreprises, enseignants - galvanisés par la dynamique du projet.

Autre exemple avec le grand projet de parc éolien citoyen de Béganne en Bretagne. Lassés de se battre "contre", les instigateurs du projet se sont battus "pour" une alternative. Dix ans plus tard, ils sont plus de 1 000 à s’être impliqués dans le projet via des clubs d’investisseurs ou via Énergie Partagée. Le parc sera composé de 4 éolienne de 2 MW chacune. Sur les 12 millions d’euros d’investissement, Énergie Partagée participe à hauteur de 500 000 €.

L’association lance son « Appel au bouche-à-oreille citoyen »

Energie Partagée a récemment lancé un appel pour doubler le nombre de souscripteurs au fonds d’investissement d’ici le 31 octobre.

- Consulter l’Appel au bouche-à-oreille citoyen

Contact :

- Marc Mossalgue, Coordinateur – Association Energie Partagée : 01 80 18 92 29

 Quand les citoyens disent oui à la transition énergétique !

Le Conseil National du Débat sur la Transition énergétique (CNDTE) rendait en Juillet dernier ses conclusions après plus de huit mois de débat mené entre différentes parties prenantes et à différents échelons (national, territorial et citoyen).

Au niveau national, les tensions se sont faites plus vives entre ceux qui souhaitent que tout continue comme avant et ceux qui souhaitent vraiment engager la transition énergétique. Les citoyens interrogés, durant la journée citoyenne du 25 mai dernier, via le comité citoyen, ou par les sondages, ont estimé à une très large majorité qu’il était nécessaire de changer de modèle énergétique et d’engager la transition de manière urgente. Quant aux débats régionaux, ils ont fini par produire de nombreuses propositions qui vont elles aussi dans le même sens : «  la transition : c’est maintenant  ».

 SYNTHESE DES TRAVAUX

« Le Conseil national du débat s’est tenu ce jeudi 18 juillet.

A l’issue de cette séance qui a clôturé huit mois de débat, une synthèse des travaux du débat national sur la transition énergétique de la France a été établie.

PDF - 269.6 ko
SYNTHESE DES TRAVAUX DU DEBAT NATIONAL SUR LA TRANSITION ENERGETIQUE DE LA FRANCE

Cette synthèse présente les points majeurs de consensus et d’accord entre les parties au débat, qui pourront tracer le cheminement de la France sur la voie de la transition énergétique.

Elle présente également les dissensus qui subsistent.

La conclusion de ce débat, à l’issue de cette dernière séance du conseil national, montre que sur un sujet complexe et technique, le débat public et citoyen non seulement est possible mais permet de dégager un très grand nombre d’accords entre tous dès lors que toutes les parties prenantes et acteurs prennent le temps ensemble de débattre et de construire un chemin pour l’avenir.

Le Comité de Pilotage se félicite du résultat qui n’a pu être obtenu que grâce aux efforts de compromis des parties. »

Florence Bonetti - Secrétariat général du débat national sur la transition énergétique.

Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.
246, boulevard Saint-Germain 75007 PARIS

 18/07/13 : Conclusions du débat sur l’énergie

- Transition énergétique : Les travaux continuent !

Le CLER, Energie Partagée et la FNH

Après les derniers jeux de posture du MEDEF dont certains membres cherchaient visiblement à faire échouer le débat, le résultat le plus frappant de ces huit mois de débat est l’entrée de la transition énergétique dans les priorités portées par les citoyens. Le gouvernement et les parlementaires ne pourront pas l’ignorer.

Ce long et laborieux exercice inédit de démocratie participative a permis de démontrer que la transition énergétique s’appuyant sur une réduction de la consommation d’énergie de 50% en 2050, et sur un scénario tendant vers 100% d’énergies renouvelables à cette échéance, était non seulement souhaitable pour l’environnement, pour l’emploi, pour l’indépendance énergétique et pour la lutte contre la précarité énergétique, mais aussi qu’il était possible et réaliste. Il a également donné la parole aux citoyens qui ont confirmé leur souhait de s’engager dans la transition énergétique qu’ils savent incontournable et qu’ils considèrent comme une opportunité.

Pour le CLER, Energie Partagée et la FNH, le texte de synthèse comporte indéniablement des avancées qui méritent d’être saluées et qu’il faudra concrétiser. Mais il souffre aussi de certaines limites qui reflètent les blocages de certains acteurs économiques qui profitent, parfois à outrance, du modèle actuel et refusent tout changement, préférant regarder dans le rétroviseur que de préparer l’avenir : si l’on s’en tient aux seules mesures consensuelles, il ne permettra pas d’enclencher l’indispensable transition énergétique à la hauteur des défis qui sont devant notre société.

Le débat citoyen a eu lieu. Il revient désormais au gouvernement de prendre toutes ses responsabilités et de donner le cap que le Parlement devra traduire dans le marbre du futur projet de loi de programmation.

Le CLER, Energie Partagée et la FNH seront vigilants pour que les mesures et trajectoires qui seront proposées soient de réels leviers pour la transition énergétique : elles se tiennent à la disposition du gouvernement et des parlementaires pour y contribuer.

- La balle est renvoyée à l’Elysée

La France n’est pas sur la voie de la transition énergétique

Pour le Réseau Action Climat France et ses associations membres, ces conclusions ne permettent pas, en l’état, de placer la France sur la voie de la transition énergétique. En effet, bien que plusieurs propositions intéressantes figurent dans le document final (la mise en place d’une contribution climat énergie, la rénovation de 500 000 logements au niveau BBC, une introduction progressive d’une obligation de travaux de rénovation, la nécessité pour la France de défendre un triple objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de développement des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique à l’horizon 2030 au niveau européen, l’accent mis sur la nécessité de lutter contre l’étalement urbain pour réduire les déplacements contraints), la plupart des recommandations restent floues, et la transition énergétique reste sans moyens financiers.

« D’une manière générale, le RAC regrette que le débat n’ait pas été porté au plus haut niveau politique, par le Président de la République et le Premier Ministre et le travail de sape opéré du début à la fin par le MEDEF et certains syndicats comme force ouvrière », déplore Morgane Créach, directrice du Réseau Action Climat. Un engagement au plus haut niveau aurait permis de faire de la transition énergétique un enjeu majeur au niveau national. Le RAC regrette tout autant l’obstruction persistante de certains acteurs, parmi lesquels le MEDEF et certains syndicats, qui se sont évertués tout au long du débat à mettre leur véto sur toute mesure ambitieuse et structurante en matière de transition énergétique : on l’a vu sur des questions comme la division par deux de la consommation d’énergie finale à l’horizon 2050, la part croissante de la fiscalité écologique, l’élargissement de la CSPE à d’autres carburants et combustibles, ou encore la questions des subventions à la pollution (diesel, kérosène pour l’aviation…). Ces mêmes acteurs ont cherché à maintenir le statu quo à travers le débat, notamment en ce qui concerne la place du nucléaire dans le mix énergétique français, alors que l’engagement du Président de la République est de réduire sa part à 50% d’ici à 2025. Idem sur les gaz de schistes, pour lesquels le MEDEF n’a eu de cesse de vouloir rouvrir une porte, pourtant fermée depuis 2011.

Aujourd’hui, on s’aperçoit que le MEDEF a cherché pendant 8 mois à enlever toute portée à la transition énergétique... pour finalement menacer de ne pas endosser le texte si celui-ci ne passait pas de l’état de « recommandations » du débat à celui de simple « synthèse »... La stratégie politique est claire : c’est celle d’un chantage vis à vis du gouvernement.

L’exécutif doit prendre ses responsabilités

« Le Président de la République et le Gouvernement doivent désormais prendre leurs responsabilités et opérer les arbitrages nécessaires, afin de placer la France sur la voie de l’excellence environnementale », rappelle Morgane Creach. Plusieurs points doivent être désormais tranchés dans le cadre du futur projet de loi : comment, concrètement, parvient-on à la réduction de la part de l’électricité nucléaire à l’horizon 2025 (calendrier de fermeture des réacteurs), quel outils fiscaux met-on en place pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France, avec quoi et comment financer le chantier de la rénovation de 500 000 logements au niveau BBC, quelle mobilité du futur et quels choix d’infrastructures alors que le Premier Ministre vient de se déclarer en faveur du scénario 2 du rapport Duron qui contient pas moins de 8 projets de nouvelles autoroutes, quelles nouvelles compétences seront déléguées aux territoires, acteurs majeurs de la transition énergétique ? Autant de points sur lesquels les conclusions du débat amènent finalement peu de réponses.

Contact : Morgane Creach, Directrice du Réseau Action Climat au 01 48 58 83 92

 Position commune CGPME - FNSEA - MEDEF - UPA

CGPME - FNSEA - MEDEF - UPA

- Clôture du débat national sur la transition énergétique

En ce jour de clôture du débat national sur la transition énergétique, les organisations d’employeurs tiennent à rappeler que le document soumis au conseil national est une synthèse partielle et qu’il ne peut être considéré comme consensuel.

Seuls les rapports complets des 8 groupes de travail du débat, auxquels les représentants des entreprises ont participé activement, reflètent la teneur exacte des positions exprimées par chacun des acteurs.

Les entreprises sont engagées activement dans la transition énergétique. Pour que cette transition soit réussie, elle doit impérativement s’inscrire dans le contexte européen et international et viser un triple objectif : compétitivité, sécurité d’approvisionnement et changement climatique, domaine dans lequel la France se distingue par ses performances

Les questions d’objectifs, de trajectoires et de financement restent entièrement ouvertes après 8 mois de débat. Il appartiendra au législateur de les clarifier, de fixer le cap et les règles du jeu dont la stabilité est fondamentale pour les acteurs économiques qui auront à mettre en œuvre la transition énergétique.

Les entreprises estiment qu’après cette phase qui clôt le débat national ce jour il convient de veiller à l’équilibre des discussions à venir.

Le même constat doit être posé pour le Comité pour la Fiscalité Ecologique, qui rend ses conclusions ce jour, et dont la composition et les modalités de décisions, ignorant les règles d’équilibre des collèges et de représentativité des acteurs, ont conduit à des propositions incompatibles avec les impératifs de compétitivité des entreprises.

Contacts :

- CGPME : Soraya Djidel au 01 47 62 73 79
- FNSEA : Arnaud Lemoine
- MEDEF : Guillaume Croullebois au 01 53 59 18 08
- UPA : Jean-Côme Delerue au 01 47 63 31 31

 17/07/13 : Nouvelles contributions du WWF

Le WWF rend public de nouvelles contributions pour éclairer l’opinion publique et les décideurs

Alors que le Débat National sur la Transition énergétique (DNTE) touche à sa fin et doit donner lieu à l’automne prochain au débat parlementaire sur la loi de programmation de transition énergétique, le WWF présente de nouvelles contributions afin d’éclairer l’opinion publique et les décideurs sur la thématique climat/énergie.

- Rapport : 100% d’énergie renouvelable (ENR) à l’horizon 2050, c’est possible…

En 2011, le WWF publiait son Rapport « Energie 2050 » basé sur le Scénario énergétique mondial commandé à Ecofys, révélant comment en 2050, l’intégralité des besoins énergétiques de la planète pourraient être couverts par les sources renouvelables. Mais selon une nouvelle étude d’Ecofys [2] réalisée en 2013 pour le WWF, cet objectif ne peut être atteint que si l’Union européenne s’engage à des objectifs ambitieux en matière de politique énergétique pour 2030. Bonne nouvelle, l’UE a le potentiel de réduire d’au moins 38% sa consommation d’énergie d’ici 2030, produire d’ici 2030 plus de 40 % de son énergie à partir de sources renouvelables, et émettre au moins 50 % de gaz à effet de serre en moins qu’en 1990.

- Fact checking : le WWF offre un décryptage des enjeux de la transition énergétique allemande

La transition énergétique allemande fait l’objet de nombreuses critiques, cette dernière étant accusée de faire porter un risque de hausse des tarifs de l’électricité, de désindustrialisation du pays, ou encore d’aggravation de la pauvreté énergétique.

Pour éclairer le débat et tordre le cou aux idées reçues, le WWF France publie aujourd’hui la version française du rapport du WWF Allemagne « Mythes et réalités sur le rôle des énergies renouvelables dans la transition énergétique en Allemagne  ». Cette étude apporte un nouvel éclairage sur le modèle allemand et démontre le rôle réel des énergies renouvelables dans cette mutation écologique. Le rapport déconstruit notamment les mythes véhiculés sur les relations entre augmentation des prix de l’électricité et développement des énergies renouvelables.

- Gaz de schiste en Europe : N’ouvrons pas la boîte de Pandore

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Lettre ouverte au Président de la République et aux parlementaires appelant à créer un fonds TESEN

Alors que le chef de l’Etat français a rappelé le 14 juillet, qu’il n’y aurait pas d’exploration de gaz de schiste tant qu’il serait président, le WWF apporte sa contribution au débat. A ce jour, aucune preuve scientifique convaincante ne permet de justifier la compatibilité de l’exploitation de cette ressource avec la décarbonisation de l’offre énergétique communautaire, ou avec l’objectif de rester bien en deçà d’un réchauffement climatique de 2°C. Le WWF alerte également sur la surestimation des avantages économiques du gaz de schiste et s’inquiète des impacts de cette activité sur l’environnement et les populations locales.

- Le TESEN : un outil national pour financer la transition énergétique et le coût du démantèlement nucléaire

Le 2 mai 2011, le WWF France obtenait l’accord du Président de la République pour que ce dernier sollicite, par le biais du Premier ministre, la Cour des comptes pour réaliser un audit du coût réel de la filière nucléaire française. Le rapport publié en janvier 2012, démontrait que tous les coûts du nucléaire (recherche et développement, sureté, démantèlement, gestion des déchets radioactifs, accident) n’étaient pas pris en compte à leur juste valeur. Le WWF s’est alors penché sur cette question du coût du démantèlement des centrales nucléaires et de son financement. De cette réflexion en est sortie l’idée d’un fonds indépendant, le TESEN, destiné à couvrir les coûts futurs du démantèlement des centrales nucléaires et à financer l’indispensable transition énergétique. Cette proposition a obtenu le soutien de quatre anciens ministres de l’environnement (Yves Cochet, Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Corinne Lepage) ainsi que des parlementaires nationaux et européens de toutes couleurs politiques, des représentants du monde économique et associatif.

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Dossier TESEN WWF

Ressources

Seize Your Power - L'énergie est en nous, exerçons notre pouvoir !

- Pétition SYP

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Pour une énergie 100% renouvelable à l’horizon 2050, ou comment mettre l’UE sur les rails d’ici 2030

- Rapport Ecofys « Pour une énergie 100% renouvelable à l’horizon 2050, ou comment mettre l’UE sur les rails d’ici 2030 »

PDF - 1 Mo
Mythes et réalités sur le rôle des énergies renouvelables dans la transition énergétique en Allemagne

- Rapport « Mythes et réalités sur le rôle des énergies renouvelables dans la transition énergétique en Allemagne »

- Dossier TESEN - Fonds pour la « Transition Energétique et une Sortie Equitable du Nucléaire » du WWF

- Lettre ouverte au Président de la République et aux parlementaires appelant à créer un fonds TESEN

 9/07/13 : Projet de recommandations

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Projet : 15 recommandations pour la Transition énergétique de la France

15 RECOMMANDATIONS POUR LA TRANSITION ENERGETIQUE DE LA FRANCE

Dans le cadre du débat sur la transition énergétique, 15 propositions seront remises au Gouvernement dans le but de préparer la prochaine loi de programmation sur l’énergie.

 4/07/13 : Dossier FNE Débats en Région

France Nature Environnement

L’environnement au cœur de la transition énergétique

Les fédérations et associations de FNE auront joué un rôle important en rappelant systématiquement dans les débats auxquels elles ont assisté comme dans ceux qu’elles ont organisés, que l’environnement devait être partie intégrante de la transition énergétique, qu’en fait celle-ci n’est qu’une partie de la transition écologique qu’elles appellent de leurs vœux. Mais elles ne sont pas vraiment dupes de ce qui peut sortir de ce débat car les projets les plus destructeurs ont continué vigoureusement durant ce débat (barrage en Guyane, gaz de houille en Lorraine...).

La transition ne se fera pas sans vision de long terme

A côté des questions nationales dont les régions se sont saisies, beaucoup d’acteurs ont aussi réfléchi à des scénarios pour leur territoire, soit en diffusant des scénarios régionaux (Virage Energie), soit en étudiant comment des scénarios comme celui porté par NégaWatt pouvait s’adapter à leur territoire, soit tout simplement en se posant la question du long terme : comment sera notre territoire en 2050 ? L’exercice aurait pu sembler reproduire les SRCAE [3], mais il faut rappeler que ceux-ci n’évoquaient aucune des énergies fossiles et fissiles qui approvisionnent la France. Cette fois-ci, toute interrogation était possible et ceux qui se posaient des questions sur l’intérêt de poursuivre le nucléaire et de lancer la France dans l’exploitation des gaz de schistes ont eu l’occasion de s’exprimer.

La décentralisation, clé du succès de la transition énergétique

Enfin, la demande de décentralisation est fortement sortie de ces débats, exprimée par les élus pour commencer. Les associations membres de FNE, si elles approuvent complètement cette décentralisation car la transition énergétique se fera localement ou ne se fera pas, y mettent des conditions. La concertation forte avec les citoyens, l’écoute et la prise en compte de ce qu’ils ont à dire – demandes déjà exprimées par le comité citoyen au niveau national - seront indissociables d’une décentralisation réussie. La convention d’Aarhus doit s’appliquer au niveau local car c’est à ce niveau que chaque décision des élus impacte le plus fortement la qualité de vie des citoyens. Au-delà de la concertation, les citoyens revendiquent la possibilité d’investir dans des projets d’ENR, seuls ou aux cotés des collectivités territoriales.

Le mouvement FNE sera donc particulièrement attentif à la suite de ce débat et à la loi de programmation qui sera déposée à l’automne au Parlement.

Bruno Genty, président de FNE : « Les associations réunies au sein de France Nature Environnement se sont largement mobilisées pour faire en sorte que cette déclinaison du débat national sur la transition énergétique dans les territoires ne reste pas lettre morte. Nous sommes heureux de constater que les citoyens ont fait entendre leur voix pour dire que la transition énergétique n’était pas souhaitée par les seuls écologistes. Nous espérons que le gouvernement tiendra compte de ces débats. Ceux-ci démontrent que les clivages et les oppositions qui s’expriment au niveau national ne se retrouve pas forcément un écho favorable dans les territoires. »

- Télécharger le dossier FNE au format PDF.

 Journées citoyennes du 25 mai 2013

Le 25 mai 2013, s'est tenue la Journée citoyenne organisée dans le cadre du débat national sur la transition énergétique. Consulter l'analyse et les enseignements de cette Journée.

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Analyse et enseignements de la journée citoyenne du 25 mai 2013

Samedi 25 mai se sont déroulées les journées citoyennes du débat national sur la transition énergétique (DNTE). Censées être un point d’orgue du Débat National qui touche à sa fin, ces journées se sont déroulées dans un certain silence médiatique. Néanmoins, les résultats sont sans appel et montrent que les citoyens veulent une transition énergétique car porteuse d’emplois, de mieux-être et de respect de l’environnement et du climat. Ils considèrent que la transition énergétique est bonne pour la France à 70% et bonne pour eux à 52%.

Des panels représentatifs

Ces journées étaient construites selon un protocole bien défini et suivi à la lettre dans les onze régions et trois TOM qui se sont prêtées au jeu. Dans chacun de ces territoires, des panels d’une centaine de citoyens se sont ainsi réunis, soit plus de 1000 citoyens, pour débattre des enjeux de la transition énergétique à partir d’un socle commun de questions et d’un socle commun de connaissance.

La transition énergétique, une opportunité

Les panels de citoyens qui se sont réunis considèrent que c’est une chance de s’engager dans un modèle de société plus sobre, avec une nouvelle qualité de vie, plus respectueuse de l’environnement (66%). Mais aussi que c’est une urgence au regard des impacts sur l’environnement que le modèle énergétique actuel fait supporter à notre société (38%). Les panels de citoyens considèrent qu’aller vers une forte réduction des consommations d’énergie en France, c’est d’abord une chance pour la société française parce que cette réduction va demander de nouveaux équipements et de nouvelles activités qui vont soutenir l’économie (34%). Pour eux, c’est en second lieu une chance pour les ménages et les entreprises qui vont pouvoir maîtriser leur facture énergétique tout en vivant ou fonctionnant comme maintenant, en mieux (26%).

Les citoyens sont prêts à faire des efforts

S’ils sont conscients d’une hausse inéluctable du prix de l’énergie, ils la jugeraient acceptable si le nouveau modèle énergétique avait des effets positifs sur l’environnement et la santé (49%), s’il a des effets positifs et d’ampleur sur l’emploi et l’économie française (39%), si l’augmentation du prix de l’énergie ne se ressent pas dans sa facture du fait de la réduction de sa consommation globale d’énergie (28%) et si l’évolution du prix tient compte des comportements avec un système de bonus/malus (22%). Les panels de citoyens ont également été sensibles au fait qu’à l’horizon 2050 la production et la consommation soient locales, à l’échelle des bassins de vie (35%).

La transition énergétique, c’est maintenant

Bruno Genty, président de FNE : « France Nature Environnement, engagée à l’échelle nationale et dans les territoires dans le débat, se réjouit de tels résultats qui montrent que la société, écartée depuis toujours pour ce qui concerne les choix énergétique du pays, est bien plus mature et attentive au long terme que certains acteurs ou membres du gouvernement malgré l’intensité de la crise économique actuelle. Il est temps que la démocratie représentative joue son rôle en relayant les expressions citoyennes. Ne manquons pas de faire de cette transition énergétique un élément de sortie des crises. »

Contacts FNE  :

- Maryse Arditi, pilote du réseau Energie, 06 78 79 39 70
- Adeline Mathien, chargée de mission du réseau Energie, 01 44 08 64 19

 A suivre ...

Après plusieurs mois de cafouillages et d’annonces qui ont crispé les discussions, le débat national sur la transition énergétique a finalement démarré. Alors que le gouvernement multiplie les annonces et les actes qui vont à l’encontre de la transition vers un système énergétique plus sobre, plus équitable et moins polluant, plusieurs dizaines d’ONG et associations se sont réunies pour agir et porter ensemble 14 mesures indispensables pour une vraie transition énergétique. "Elles ne laisseront pas enterrer le document de synthèse des priorités" selon le Réseau Action Climat de France.

Alors que le Débat National est dans sa phase de Participation et Concertation des acteurs et du grand public (Mars à Juin), Greenpeace nous communique des outils, pour savoir et pouvoir agir, et le WWF France fait une proposition innovante pour financer la transition énergétique ...

 Pour Greenpeace, le savoir c’est le pouvoir

Les dirigeants du “club des 8″ (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie) se sont réunis en Irlande du Nord pour les réjouissances annuelles du G8.

La question du dérèglement climatique a été totalement gommée de l’agenda de ce club des puissants, alors que même les organismes les plus conservateurs appellent à une mobilisation urgente contre les changements climatiques !

Greenpeace : Le savoir, c'est le pouvoir Campagne Climat de Greenpeace : Dérèglement climatique et Révolution énergétique

Quel bilan peut-on tirer du grand débat citoyen sur la transition énergétique promis par François Hollande ? Pour Greenpeace, un bilan très mitigé : des sujets cruciaux, comme le nucléaire, écartés, un manque de volonté politique flagrant et une implication citoyenne faible.

C’est pourquoi, face à cette dérive, Greenpeace met en ligne tous les outils nécessaires pour vraiment comprendre les enjeux de ce débat crucial pour l’avenir de la France.

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Le savoir, c’est le pouvoir rappelle Greenpeace

Car il est essentiel que ce débat soit complet, ouvert partout en France et accessible à tous. Parce que le savoir, c’est le pouvoir !

Outils Greenpeace parce que le savoir, c'est le pouvoir

- Consultez ces outils, partagez-les avec vos proches !

 Les ONG ne laisseront pas enterrer le document de synthèse des priorités

Les ONG ne laisseront pas enterrer le document de synthèse des priorités

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Priorités établies par les membres du Conseil national du débat au sein des recommandations de ses groupes de travail

Sous la pression souterraine du MEDEF, le comité de pilotage du débat a décidé hier de retirer du débat un document intitulé « Priorités établies par les membres du Conseil national du débat au sein des recommandations de ses groupes de travail  ». Suite à cet incident inacceptable les ONG demandent à la Ministre en charge de l’écologie son analyse de cet épisode affligeant au regard du débat démocratique en cours. Plus particulièrement, elles demandent à ce que les priorités listées dans ce document soit dûment prises en considération dans la future synthèse des recommandations du débat. Les ONG tireront de la réponse de la Ministre les conclusions qui s’imposent pour la suite du débat.

 Le WWF France fait une proposition innovante pour financer la transition énergétique

Le WWF France fait une proposition innovante pour financer la transition énergétiqueAlors que la question du traitement des déchets nucléaires revient à l’agenda suite à la polémique autour du projet d’enfouissement des déchets hautement radioactifs à Bure dans la Meuse, le WWF France propose la création d’un fonds indépendant, le « TESEN » (Fonds pour la Transition énergétique et une Sortie Equitable du Nucléaire) permettant le financement de la transition énergétique.

Ce dossier sera porté et présenté par le Directeur général du WWF France, M. Philippe Germa, aux experts du débat national sur la transition énergétique le 7 mai prochain.

-  200 milliards, 400 milliards, 1000 milliards ?

La transition énergétique que doit mener la France dans les trente prochaines années va mobiliser des fonds considérables. Dans le contexte de crise budgétaire actuelle, la question du financement de cette transition est donc posée. Paradoxalement, les contraintes héritées de la politique de surinvestissement dans le nucléaire pourraient se révéler essentielles au financement de la politique énergétique à venir. Bon nombre de nos 58 réacteurs sont aujourd’hui en fin de vie et la question du financement de leur démantèlement demeure l’un des enjeux économiques majeurs des prochaines années.

- Un fonds indépendant qui financerait le démantèlement : ça existe déjà en Europe

Les opérateurs du nucléaire sont tenus de provisionner dans leur bilan les fonds nécessaires au démantèlement des installations nucléaires. Or ces provisions sont très insuffisantes, risquées et, pour une partie d’entre elles, garanties en dernier ressort par l’Etat. Il est inacceptable de faire prendre le risque à la société française d’assumer cette charge. Il est donc urgent d’assurer une gestion sûre et transparente de ces fonds. La Suède et la Finlande ont mis en place des fonds dédiés au démantèlement du nucléaire et au traitement des déchets radioactifs qui sont gérés par l’Etat.

C’est en s’appuyant sur ces exemples, ainsi que sur une proposition de loi française portée en 2006 par 142 députés socialistes dont François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg ou encore Christian Bataille, que le WWF France appelle les pouvoirs publics à constituer un fonds indépendant, géré par la Caisse des Dépôts et doté dès sa création des provisions inscrites dans les bilans des opérateurs du nucléaire pour couvrir les coûts du démantèlement. Les provisions actuelles étant sous-évaluées, ce fonds pour la « Transition Energétique et une Sortie Equitable du Nucléaire » (TESEN) sera également abondé par un prélèvement, auprès des opérateurs, de quelques centimes d’euro sur les kWh produits par les centrales pour atteindre un minimum de 300 Milliards d’euros.

- « TESEN », un fonds indépendant qui permettra de :

● Faire payer le vrai coût de l’énergie nucléaire et réduire par là même la dépendance électrique de la France à cette énergie dangereuse ;

● Sécuriser les financements à long terme dont notre pays aura besoin pour financer le démantèlement de la filière nucléaire ;

● Apporter, dans les prochaines décennies, les financements nécessaires à la transition énergétique ;

● Financer la transition énergétique à des taux raisonnables, ce qui en diminuera le coût, et accélérer ainsi la rentabilité des énergies renouvelables et des opérations de sobriété et efficacité énergétiques ;

● Clarifier la gouvernance de la sortie du nucléaire aujourd’hui éclatée et donc peu sûre, opaque et sans moyens.

- Dossier WWF « Pour une gestion publique des fonds dédiés au démantèlement du nucléaire : la création d’un fonds, le TESEN, et son affectation au financement de la Transition Énergétique. »

 Réaction des ONG

Alors que l’emploi et le pouvoir d’achat sont parmi les principales préoccupations des Français, la transition énergétique, parce qu’elle apporte des réponses à ces préoccupations, est un enjeu crucial. Quand l’énergie devient plus chère, en consommer moins permet d’amortir le choc. Elle permettra également de réduire les pollutions liées aux énergies fossiles et atomiques et de nous diriger vers un avenir énergétique plus sobre et plus équitable.

Pourtant, en parallèle du débat, le gouvernement a pris récemment un certain nombre de décisions qui ne vont pas dans le sens de la transition énergétique et creusent l’écart entre l’ambition affichée et la réalité, ce qui a justifié l’envoi d’une lettre ouverte des ONG et associations au Premier Ministre.

Parce que le débat sur la transition énergétique doit aboutir à un vrai changement de cap des politiques nationales, les ONG et associations de protection de l’environnement proposent 14 mesures structurantes dont : − une obligation de travaux de rénovation thermique à terme pour les logements − l’arrêt de toute nouvelle infrastructure de transport routier ou aérien − une décision de sortie du nucléaire et un engagement sur un scénario aboutissant à 100% d’énergies renouvelables en 2050 − faire du financement de la transition énergétique une priorité réelle et assumée de la nouvelle banque publique d’investissement (BPI).

 Les 14 propositions des ONG

Ces 14 propositions sont soutenues par :

Réseau Action Climat France, France Nature Environnement, Greenpeace France, Fondation Nicolas Hulot, CLER, Réseau pour la transition énergétique ...

La transition énergétique devra s’apuyer sur 6 grands principes

Limiter la hausse des factures d’énergie en réduisant la consommation
- Mesure 1 - Des bâtiments moins gourmands en énergie »
- Mesure 2 - Une mobilité rééquilibrée et durable
- Mesure 3 - Mettre fin au gaspillage d’éléctricité

Assurer à tous l’accès à des services énergétiques (chauffage, éclairage...) de première nécessité
- Mesure 4 - Eradiquer la précarité énergétique

Programmer l’arrêt progressif des énergies polluantes, à risques, génératrice de gaz à effet de serre, présentant des risques technologiques majeurs, ou qui s’appuient sur des ressources limitées
- Mesure 5 - Supprimer progressivement les modes de chauffage polluants et inefficaces » Mesure 6 - Sortir du mirage des énergies fossiles non conventionnelles
- Mesure 7 - Programmer l’arrêt du nucléaire

Sécuriser la couverture des besoins maîtrisés en énergie
- Mesure 8 - Soutien aux énergies renouvelables
- Mesure 9 - L’agriculture comme actrice de la transition énergétique

Permettre aux citoyens et aux territoires de reprendre en main les décisions en matière d’énergie
- Mesure 10 - Gouvernance : mieux répartir les compétences entre Etat et Collectivités
- Mesure 11 - Soutenir les projets citoyens d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique

Assurer les conditions de réussite de la transition énergétique
- Mesure 12 - Transition, reconversion, formation
- Mesure 13 - Financement de la transition énergétique
- Mesure 14 - Une fiscalité juste, au service de la transition énergétique

Retrouvez en détail les 14 propositions des ONG en les téléchargeant au format PDF en cliquant sur ce lien.

 Suivez les débats et événements sur la transition énergétique

Transition énergétique : Vivez le grand débat avec les ONG et associations Suivez les débats et événements sur la transition énergétique partout en France avec les ONG et associations sur www.transitionenergetique.org.

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Etapes du Débat National sur la Transition ENergétique

Phase Pédagogie et Information : Janvier/Février 2013

Comité de Pilotage du Débat national sur la transition énergétique - 24/01/2013

En amont de la réunion du 3e Conseil national du débat sur la transition énergétique, le comité de pilotage a tenu une conférence de presse, le 24 janvier 2013, pour faire le point sur l’avancée du débat et les grands rendez-vous à venir. Dans ce cadre, la Présidente Mme Laurence TUBIANA a demandé à chaque partie prenante d’écrire un cahier d’acteur sur les 4 questions du débat :

  • 1. Comment aller vers l’efficacité énergétique et la sobriété ? L’évolution des modes de vie, de production, de consommation, de transport ainsi que des services énergétiques nécessaires doit constituer le point de départ.
  • 2. Quelle trajectoire pour atteindre le mix énergétique en 2025 ? Quel type de scénarii possibles à horizon 2030 et 2050, dans le respect des engagements climatiques de la France ?
  • 3. Quels choix en matière d’énergies renouvelables et de nouvelles technologies de l’énergie et quelle stratégie de développement industriel et territorial ?
  • 4. Quels coûts et quel financement de la transition énergétique ?

- Téléchargez le dossier de presse du débat sur la transition énergétique (pdf)

- Télécharger l’état des lieux "Pourquoi la Transition énergétique ?" présenté par le Ministère de l’Écologie

Groupes de travail

Dans le cadre du Débat National sur la Transition Énergétique 5 groupes de travail sont en cours d’installation :

- 1 Comment aller vers l’efficacité énergétique et la sobriété ? L’évolution des modes de vie, de production, de consommation, de transport ainsi que des services énergétiques nécessaires doit constituer le point de départ.

- 2 Quelle trajectoire pour atteindre le mix énergétique en 2025 ? Quels types de scénarii possibles à horizon 2030 et 2050, dans le respect des engagements climatiques de la France ?

- 3 Quels choix en matière d’énergies renouvelables et de nouvelles technologies de l’énergie et quelle stratégie de développement industriel et territorial ?

- 4 Quels coûts et quel financement de la transition énergétique ?

- 5 Quelle gouvernance ? Quel rôle notamment pour l’Etat et les collectivités ?

Les groupes 1, 2 et 5 ont débuté cette semaine. Il est prévu 1 réunion par semaine pour chacun de ces 3 groupes pendant 6 à 8 semaines.

Quelle gouvernance territoriale pour la transition énergétique ?

 Quelle gouvernance territoriale pour la transition énergétique ?

L’enjeu est crucial : permettre aux collectivités et à leurs citoyens de se réapproprier les questions énergétiques et climatiques. Il s’agit à la fois de démocratie, de transparence, de responsabilité et d’adaptation des politiques aux enjeux locaux.

«  Quelle gouvernance territoriale pour la transition énergétique ?  » Cette question, à laquelle devra répondre le groupe de travail, fait également l’objet de l’étude que le Réseau Action Climat-France publie aujourd’hui, avec la participation du CLER, du WWF, de la FUB, de la FNAUT, de 4D et d’HELIO International.

Cette étude fait l’état des lieux de notre modèle de gouvernance de l’énergie centralisé qui entrave la mise en place de solutions locales adaptées aux réalités des territoires et aux enjeux climatiques et énergétiques.

- Relocaliser les responsabilités énergétiques

A l’issue de ce diagnostic, le RAC-F préconise notamment de consolider les échelons régionaux et intercommunaux, d’accorder aux collectivités les capacités politiques et réglementaires d’agir, par exemple en rétablissant leur autorité sur la gestion de leurs réseaux de distribution de l’électricité et du gaz mais également en favorisant l’innovation et l’expérimentation locales.

En matière de financement, il s’agit de créer des outils adéquats et d’identifier les ressources, mais également de permettre une meilleure territorialisation des incitations financières.

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Quelle gouvernance territoriale pour la transition énergétique ?

- Télécharger l’étude du RAC-F "Quelle gouvernance territoriale pour la transition énergétique ?"

- Contact : Marion Richard : Chargée de mission Climat et Territoires

- Actualité du Réseau Action Climat de France

 Novethic’Infos 31/12/12

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Novethic’Infos du 31/12/2012

Transition énergétique : comment parvenir au consensus ?

Comment couvrir les besoins énergétiques de la société de demain en garantissant sa sobriété ? Quel mix énergétique privilégier pour les décennies à venir ? Voici quelques-unes des questions posées par le débat sur la transition énergétique, qui portera également sur les futures mutations industrielles et sociales auxquelles le pays doit se préparer.

> lire la suite

Le débat sur la transition énergétique est lancé

Initialement prévu pour le début du mois, le débat national sur la transition énergétique a enfin démarré le 29 novembre. Un débat « sans tabou » qui doit permettre de recueillir l’avis d’un large panel d’acteurs aux intérêts parfois très divergents. Il devrait durer jusqu’à l’été et servir à l’élaboration d’une loi de programmation énergétique qui sera sans doute sur la table des parlementaires en septembre.

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Le facteur 4 à horizon 2050 selon le scénario Ademe

Depuis avril, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) planchait sur la façon de diviser les émissions de GES par 4 à horizon 2050. Cette contribution, axée sur la consommation et l’efficacité énergétique, devrait être sur la table du débat sur la transition énergétique qui s’ouvre le 20 novembre.

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4°C : une « cascade de cataclysmes » selon la Banque mondiale

Le rapport publié par la Banque mondiale le 19 novembre décrit l’état de la Planète à l’horizon 2060 si le réchauffement climatique atteint 4°C. Un scénario possible en l’absence d’un changement drastique de politique.

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 Réaction Les Amis de la Terre

Débat énergie : pas de tabou, chiche !

Les Amis de la TerreLundi 3 décembre 2012 - Le grand chantier du quinquennat peine à démarrer. Les travaux qui se sont ouverts le 29 novembre, règlent encore l’organisation du débat national sur la transition énergétique. Une architecture d’une rare complexité qui annonce l’échec programmé d’un débat public et citoyen improbable.

La première réunion du Conseil national du débat sur la transition énergétique se pose encore la question du mode de fonctionnement. La charte soumise aux parties prenantes présente le squelette décharné d’une organisation qui passe sous silence les éléments clés des modalités de décision et de validation. De plus, la constitution des autres instances de concertation n’est même pas esquissée.

Pour Martine Laplante présidente des Amis de la Terre : « C’est une usine à gaz qui asphyxiera le débat. Dans ces conditions, il est fort probable que les conclusions s’écrieront à coté. »

Le pilotage par des personnalités issues de domaines énergétiques controversés n’est toujours pas remis en question, ce qui met en doute toute volonté de changement.

Le cadre fixé reste flou et s’apparente plus à quelques orientations générales excepté pour le nucléaire. Peut-on parler de débat ouvert sans tabou, comme le souligne la facilitatrice Laurence Tubiana, quand on fixe a priori à 50 % la part de production de l’électricité nucléaire ? Cette timide évolution du dogme est conditionnée par le volontarisme du programme d’économie ou de sobriété énergétique. Ebranlons le dogme, examinons les scénarios d’arrêt du nucléaire.

Enfin, peut-on croire à un débat ouvert quand après avoir souligné la nécessité de réfléchir ensemble à une société plus sobre en carbone, étape importante pour lutter contre les changements climatiques, Mme Laurence Tubiana nous déclare vouloir ré-ouvrir le chantier des gaz de schiste pour leur usage éventuel sur la période allant au-delà du moratoire instauré pour le quinquennat ? Repoussons les gaz de schiste et ne nous défaussons pas face à l’impératif de la transition énergétique.

Le changement de société auquel il est fait appel implique aussi de l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes, avant l’ouverture de ce débat.

 29 Novembre : Réunion de lancement du débat sur la transition énergétique.

Après la conférence environnementale, pour laquelle les ONG de protection de l’environnement ont précisé leur position tant sur le fond que sur la forme du débat, le Comité de Pilotage du débat national sur la transition énergétique a proposé aux parties prenantes un projet de charte qui en fixe les principes, la gouvernance et l’organisation. Ce texte a été mis en discussion le 28 Novembre.

Pour Martine Laplante, présidente des Amis de la Terre : "La charte est une usine à gaz qui asphyxiera le débat. Dans ces conditions, il est fort probable que les conclusions s’écrieront à coté."

Pour Benoit Hartmann, porte-parole de FNE : "Nous n’imaginons pas participer à des débats qui seraient conduits à 112 sur seulement 6 jours comme le prévoit le calendrier. Par ailleurs il ne saurait être question de faire un débat qui engage la France pour l’avenir en seulement 2 mois et demi".

 PROJET DE CHARTE
du DEBAT NATIONAL SUR LA TRANSITION ENERGETIQUE

- 1. L’énergie est un enjeu majeur, que ce soit sur les plans économique, politique, social et environnemental. Aussi, le débat national sur la transition énergétique doit être un moment d’échange démocratique et citoyen, ouvert et transparent. Ce débat vise à éclairer la Nation française sur les fondamentaux énergétiques et les raisons d’être de la transition énergétique rendue nécessaire par les engagements européens et internationaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et par la décision du gouvernement de ramener en 2025 de 75 à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité dans notre pays, et le besoin de sécurité d’approvisionnement. Ce débat doit préciser les conditions de cette transition, et contribuer à définir la façon la plus pertinente écologiquement, la plus efficace économiquement et la plus juste socialement, de la conduire pour atteindre l’objectif retenu pour 2025, et, au delà, mettre l’économie et plus globalement la société française sur une trajectoire cohérente avec les objectifs de 2050. Le débat doit, à son terme, produire des recommandations que le gouvernement s’engage à intégrer dans la préparation du projet de loi de programmation pour la transition énergétique qui sera présentée au débat et au vote du parlement avant octobre 2013.

- 2. Le débat national sur la transition énergétique est fondé sur le respect de la diversité et de la pluralité des opinions. A partir de la confrontation des points de vue, il favorise la recherche de convergences pour définir l’intérêt général de la Nation, tout en permettant l’expression des opinions divergentes.

- 3. Tout citoyen peut contribuer au débat national sur la transition énergétique, que ce soit en participant aux débats décentralisés ou en s’exprimant sur le site internet dédié. Toute personne morale, publique ou privée, peut s’exprimer, à égalité des autres, au travers de contributions publiées sur le site internet du débat national, et intégrées dans les travaux des différentes instances du débat.

- 4. Le conseil national du débat permet, tel un « Parlement », de faire dialoguer les acteurs. Il est constitué de sept collèges de représentants des syndicats de salariés, des employeurs, des organisations non gouvernementales environnementales, des associations de consommateurs, de lutte contre la pauvreté et des chambres consulaires, des associations d’élus locaux, des parlementaires, des représentants de l’Etat. Le conseil national du débat fixe les grandes orientations du débat national et son calendrier. Il procède à des auditions publiques autour des grandes thématiques du débat. Ces auditions ont pour objectif d’informer les membres du conseil des différents enjeux auxquels la transition énergétique doit répondre. Elles doivent permettre de recueillir les préoccupations des différents secteurs de l’économie, des acteurs sociaux et des citoyens. Elles permettent aussi de repérer les enjeux européens et internationaux. Le conseil national du débat peut créer en son sein des groupes de travail. Enfin, ce conseil veille à entretenir un dialogue avec le Parlement national, le CESE et la CNDP pendant toute la durée du débat. A l’issue du débat, le conseil national organise la formulation des recommandations qui en résulte, en explicitant le fondement de chacune d’elle au regard de la teneur du débat, en rendant compte de la réalité des échanges, et en mettant clairement en évidence les sujets faisant l’objet de consensus, et ceux générant un dissensus.

- 5. Le comité de pilotage, dont les membres sont désignés par le gouvernement, est le garant du respect des règles du débat, du recueil des expressions dans leur pluralisme, du respect de la présente charte, du caractère démocratique du débat dont il assure la coordination des diverses instances. Il soumet au Conseil national la formulation des questions mises en débat. Il mène toute action utile pour faire connaître l’existence du débat national et ses objectifs, pour encourager la tenue de débats décentralisés favorisant ainsi la plus grande participation des citoyens. Il veille à ce que les questions posées par le gouvernement soient intégrées aux débats du conseil national de la transition énergétique. Les membres du comité de pilotage encouragent la participation du plus grand nombre, au travers de la mobilisation des grands médias nationaux, régionaux et internationaux, médias classiques et réseaux Internet, tout au long du débat. Pendant toute la durée du débat, il veille à ce qu’à chacune de ses étapes ou dans chacune de ses modalités, les principes de la présente charte soient respectés. Il dresse le bilan du déroulement du débat.

- 6. Le conseil national du débat s’appuie sur le comité des experts, qu’il sollicite pour l’assister dans ses travaux : lors des auditions publiques, pour participer à des groupes de travail, ou pour formuler des avis sur des éléments portés à sa connaissance. Ce comité rassemble des personnalités reconnues françaises ou internationales de la communauté scientifique, du monde économique et du secteur associatif. Il apporte par ses contributions, les données scientifiques, économiques, sociales, environnementales, techniques et financières nécessaires au débat. Il est chargé de porter un avis expert sur les documents servant de base au débat, en vue de permettre, par ses avis, un dialogue informé et argumenté. Le comité des experts analyse et compare les scénarii nationaux et internationaux disponibles. Il fournit au Conseil une expertise sur la trajectoire 2025 cohérente avec les objectifs 2050.

- 7. Le comité citoyen constitué d’individus représentant la diversité socioprofessionnelle de la société française. Il veille à la bonne intelligibilité des débats pour tous les citoyens en s’assurant de la prise en compte de leurs questionnements et de leurs intérêts. A ce titre, il contribue au suivi du processus de consultation des françaises et des français dans ces différentes dimensions (forum Internet, consultation structurée) et veille à réintégrer ces apports dans les débats du Conseil.

- 8. Le groupe de contact des collectivités rassemble les associations nationales d’élus locaux. Il suscite, facilite et coordonne l’organisation des débats sur les territoires. Il coordonne la mise en place des conférences régionales de la transition énergétique et s’assure que les synthèses organisées par les régions sont produites dans le format proposé pour en permettre l’agrégation au niveau national.

- 9. Le groupe de contact des entreprises de l’énergie permet un dialogue organisé et transparent avec les acteurs économiques de l’énergie. Ce groupe vise à proposer à ces entreprises un espace d’échange pour alimenter les débats, en particulier sur la faisabilité des différentes options et sur les implications de ces options en termes de coût, de bénéfice et de structuration industrielle.

- 10. L’organisation pratique du débat national sur la transition énergétique est confiée à un secrétaire général qui assure une fonction de chef de projet en conduisant sa mission sous l’égide du comité de pilotage.

 Note de position des associations environnementales sur le fond et la forme du futur débat sur la transition énergétique

Cette note interassociative est soutenue par :

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Cette note interassociative est soutenue par les ONG environnementales

Note de position des associations environnementales sur le fond et la forme du futur débat sur la transition énergétiqueL’urgence de la crise climatique, les risques et les coûts liés à la poursuite du nucléaire, notre dépendance toujours plus forte aux énergies fossiles (et le coût qui y est associé, 61 milliards d’euros en 2011, soit 32% d’augmentation par rapport à 2010), les opportunités offertes par la maîtrise de l’énergie et les énergies renouvelables, le nombre croissant de citoyens exposés à la précarité énergétique, militent pour une refonte de notre système énergétique national. Ce dernier est aujourd’hui insuffisamment adapté aux enjeux de notre temps, notamment du fait de la centralisation des capacités de production électrique et du manque de moyens et de compétences des collectivités territoriales. Ces compétences, faiblement articulées entre les échelons territoriaux, ne permettent pas aux territoires de contribuer pleinement à l’atteinte des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de limitation de la vulnérabilité énergétique des citoyens face au renchérissement du coût des énergies fossiles.

Pour répondre à l’ensemble de ces défis et sortir notre système énergétique de l’impasse dans laquelle il se trouve, la transition énergétique est plus que jamais nécessaire et urgente. Elle est aussi la seule stratégie crédible de sortie par le haut de la crise sociale et économique majeure à laquelle nous sommes confrontés. La France a donc besoin d’un débat ouvert et transparent, associant impérativement les citoyens et toutes les parties prenantes, pour amorcer cette transition.

Lors de la campagne présidentielle, le Président de la République s’est engagé à organiser un tel débat, les modalités d’organisation de celui-ci devant être discutées lors de la conférence environnementale. C’est dans ce contexte que, par la présente note, nos associations respectives souhaitent faire part d’un certain nombre de principes et de conditions qui doivent à leurs yeux présider à l’organisation de ce débat.

Le cadre du débat : d’abord respecter les engagements déjà pris sans nous enfermer dans un débat franco-français

Notre pays a déjà pris de nombreux engagements relatifs à l’énergie, que ce soit au niveau international, européen et national. La France a pris un retard considérable face à ces engagements et l’on ne peut que déplorer que les mesures prises par les gouvernements précédents pour les atteindre soient de toute évidence insuffisantes. Le premier objectif du débat doit donc être de trouver les moyens de remplir les engagements déjà souscrits, à savoir le facteur 4 en 2050, la baisse de l’intensité énergétique (loi POPE), et, à l’horizon 2020, une réduction de 20% de la consommation d’énergie (cadre dans lequel se situe la directive efficacité énergétique), une baisse de 20% des émissions de gaz à effet de serre, une proportion d’énergies renouvelables de 23% dont 27% pour l’électricité renouvelable.

Cependant, nous savons que ces engagements ne seront pas suffisants pour répondre aux enjeux climatiques et énergétiques auxquels l’humanité doit faire face : soit ils sont trop généraux et trop faibles (cas du « facteur 4 en 2050 » ou encore de l’objectif de réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020), soit il sont limités dans le temps (cas des 3 X 20% pour 2020). Le deuxième objectif du débat doit être de définir des mesures de court et de moyen terme en se situant dans un horizon de temps suffisamment lointain pour être certain qu’elles aient réellement un effet structurant pour tous les secteurs économiques concernés.

Enfin, le débat ne peut se limiter à une vision strictement franco-française. Au niveau européen, la France doit, avant même les conclusions du débat national sur l’énergie, militer en faveur d’un objectif plus ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2020, d’au moins -30% au lieu des -20% actuels ; au niveau international, elle doit contribuer activement à la recherche de solutions durables pour la fourniture de services énergétiques modernes aux populations les plus pauvres de la planète, dimension dans laquelle devra s’inscrire la coopération d’une nation soucieuse de contribuer au développement économique et social des peuples.

Ainsi, le débat sur la transition énergétique ne saurait se limiter à l’engagement du Président de la République de réduire la part de l’électricité nucléaire de 75% à 50% d’ici 2025 : cet engagement étant pris, il doit a minima être tenu. Mais le débat doit avant tout se concentrer sur les objectifs et les moyens à mettre en oeuvre en termes de réduction de la consommation d’énergie, d’efficacité énergétique, de développement des énergies renouvelables et de diminution des émissions de gaz à effet de serre.

La forme du débat - les grands principes

-  » Quelles instances d’organisation et d’expertise ?

Le rôle du comité d’organisation du débat sera capital pour définir les grands principes du débat, choisir la composition des collèges, sélectionner les sujets à verser au débat, assurer le lien entre celui-ci et les autres processus décisionnels, la cohérence entre le débat national et territorial et rédiger les recommandations et conclusions du débat avant de les transmettre au Parlement. La composition de ce comité de pilotage sera donc extrêmement importante.

C’est pourquoi nous souhaitons vivement être étroitement associées, et ce dès le départ, à la définition de ces missions et à la composition de ce comité, et pouvoir notamment nous exprimer sur la pertinence du choix des personnalités pressenties (hors celles désignées par les organisations elles-mêmes).

Ce comité d’organisation devrait par ailleurs être assorti d’un comité scientifique, composé d’experts pluridisciplinaires désignés par lui-même. Ce comité aurait pour mission de livrer une revue de la littérature scientifique sur les sujets en lien avec le débat et de veiller à ce que les documents fournis par les participants soient en phase avec celle-ci (par exemple : scénarios énergétiques et places respectives de la sobriété et de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables, du gaz, du charbon, du nucléaire, etc.).

-  » Définition des règles du jeu

Nos associations souhaitent que les règles du jeu du débat soient posées avant la tenue de ce dernier. Le comité pluraliste devra donc répondre à de multiples questions :

  • Quels sujets seront versés au débat (en capitalisant notamment sur les précédents débats sur l’énergie) ?
  • Quelles modalités seront mises en place pour veiller à la bonne articulation entre le débat national et ceux menés en régions ?
  • Comment synthétiser les débats et émettre des recommandations au Parlement en vue de l’élaboration d’une loi de programmation de la transition énergétique ?
  • Comment les décisions seront prises in fine ? A cet égard, il nous semble important que l’unanimité ne préside pas à la prise de décision car elle pourrait mener à la paralysie. Une majorité qualifiée est à définir, par exemple 4 collèges sur 6, si le vote a lieu par collège. Par ailleurs, la prise de décision devra se concentrer sur un nombre restreint de grandes mesures pour ne pas noyer les participants sous un nombre trop important d’articles (cf. le Grenelle de l’environnement).
  • Comment l’impératif de transparence sera-t-il respecté tout au long du processus ? La participation du citoyen au processus ne doit pas s’arrêter aux portes de la prise de décision. Une fois le citoyen consulté et son avis donné, celui-ci ainsi que les parties prenantes doivent être informés tout au long de l’évolution du processus et des différentes étapes jusqu’à la prise de décision finale.
  • Comment les contributions des uns et des autres seront-elles prises en compte ? Un principe d’obligation de justifier chaque contribution qui ne serait pas retenue devrait être acté.
  • Quel sera l’effet du débat sur les autres processus décisionnels importants qui y sont intrinsèquement liés comme l’élaboration des programmations pluriannuelles d’investissement (gaz, chaleur, électricité), la grande réforme fiscale ou encore l’acte 3 de la décentralisation ?

-  » Centralisé ou/et décentralisé ?

La production, le transport, la distribution et la consommation d’énergie se déclinent aujourd’hui à plusieurs échelons, chacun d’entre eux ayant un rôle essentiel, complémentaire mais aussi parfois conflictuel à exercer.

Au regard du rôle majeur qu’exercent déjà les collectivités territoriales en matière d’énergie et de lutte contre les changements climatiques – rôle qui devra être renforcé à l’avenir – nous considérons qu’il est essentiel que le futur débat sur l’énergie puisse prendre place, au-delà du niveau national, dans les territoires.

> Propositions quant à l’organisation du débat, suivant l’échelon considéré :

Au niveau national :

Le débat devra associer des représentants de l’ensemble des composantes de la société française. Il faudra donc conserver le principe des cinq collèges issus du Grenelle de l’environnement mais en réunissant les principaux acteurs concernés par la transition énergétique (y compris les experts non institutionnels) et y adjoindre :

  • tel que vous le proposez un collège regroupant les parlementaires
  • et d’autres parties prenantes concernées au premier plan par les questions de transition énergétique telles que les associations de consommateurs ou encore celles travaillant sur la lutte contre la précarité énergétique (qui sont par ailleurs membres du CNDDGE).

Il sera également crucial d’associer d’emblée des représentants du Premier Ministre afin d’éviter en bout de course des arbitrages contredisant les principales conclusions du débat.

Le coeur du débat lui–même, dont les modalités de mise en oeuvre seront définies par le comité pluraliste évoqué précédemment, devra faire une large part à l’intervention et à la participation directe des citoyens. Des modalités comme les conventions de citoyens pourront faire partie de ces méthodes participatives. Sur la forme, ce débat citoyen pourrait s’organiser sur la base de plusieurs conférences de citoyens qui seraient saisies d’une question particulière du débat. Enfin, la CNDP devrait être partie prenante de l’organisation de ce débat car, avec la méthode des cahiers d’acteurs et grâce au site où tout est mis en ligne sans aucune rétention, chacun peut intervenir pour poser des questions et donner un avis.

Au niveau territorial :

La plupart des acteurs concernés par le débat sur l’énergie s’accordent sur l’importance de lui donner un caractère décentralisé à la fois pour une meilleure appropriation par les citoyens et les acteurs des territoires, mais aussi afin d’assurer la cohérence entre le débat sur l’énergie et la loi de décentralisation qui a été annoncée et dont il a été dit à plusieurs reprises qu’elle inclurait l’énergie.

Cependant, le risque est grand de limiter cette décentralisation à la tenue de débats à l’ordre du jour flou et aux attendus plus ou moins clairs dans quelques grandes villes françaises. Cela n’apporterait rien et générerait de la frustration. Il faut donc veiller à ce que les débats décentralisés comportent des objectifs précis. Nous proposons que se tiennent, à l’échelle des régions ou de groupes de régions (le comité pluraliste déjà évoqué pourrait proposer ce regroupement en liaison avec les régions), des débats qui auront pour objectifs de :

  • capitaliser sur des expériences concrètes qui montrent que la transition énergétique est possible, et qu’elle est même en marche dans un nombre croissant de territoires français et européens.
  • collecter les attentes des acteurs de terrains, qu’ils soient citoyens, collectivités ou entreprises, pour libérer le potentiel d’économies d’énergie et de production renouvelable. Ainsi, la question qui serait posée aux territoires pourrait se formuler ainsi : quels moyens, quelles méthodes, quelles expériences, quels objectifs pour rendre votre territoire plus robuste et plus résilient face aux crises énergétiques qui vont survenir et lui rendre ainsi des marges d’autonomie pour construire son avenir ?

Ces « bonnes pratiques » et « cahiers de doléance » devront faire l’objet d’une synthèse précise qui sera un des principaux apports au débat. La CNDP pourrait être associée afin de faciliter la conduite de ces débats.

-  » Quelle durée du débat ?

Un juste milieu doit être trouvé entre :

  • la nécessité d’organiser un débat de qualité et donc de se laisser du temps pour mener à bien la réflexion et la concertation nécessaire ;
  • la nécessité de ne pas diluer le débat sur une trop longue période, l’urgence de la transition énergétique supposant qu’une nouvelle loi puisse être adoptée et mise en oeuvre sans tarder.

C’est par souci de concilier ces deux exigences que nos associations considèrent qu’une durée d’au minimum six mois est nécessaire pour la conduite d’un débat de qualité.

-  » Consommation, production, gouvernance : les grands thèmes

Nos associations estiment qu’il est indispensable de conduire une réflexion d’abord centrée sur nos besoins énergétiques, et donc notre consommation, avant d’entamer une discussion sur les moyens dont nous disposons pour y faire face.

Jusqu’à aujourd’hui, les discussions sur l’offre énergétique ont été largement pilotées par des scénarios surestimant massivement les besoins, comme en témoignent les exercices des PPI et PIP (programmations pluriannuelles des investissements sur la chaleur et l’électricité et plan indicatif pluriannuel des investissements gaz), sans réflexion sur la demande et les investissements à mettre en oeuvre pour réduire les consommations énergétiques des différents secteurs (bâtiment, transport, industrie, agriculture...).

Le processus devra donc débuter par des échanges portant sur notre consommation, au travers de deux grands thèmes :

  • La sobriété et l’efficacité énergétique (arrêt des gaspillages puis optimisation des transformations énergétiques Le Fond du débat - les grands Sujets nécessaires à la satisfaction d’un besoin), en évaluant notamment le rôle des instruments fiscaux comme la contribution climaténergie ou encore les dispositifs fiscaux qui aujourd’hui encouragent la consommation d’énergie ;
  • Sur les questions économiques et financières connexes en s’intéressant en particulier aux volumes des investissements nécessaires à la sobriété et l’efficacité et la répartition des charges entre consommateurs, collectivités, Etat, Union européenne. Ces échanges ne devront pas se résumer à l’expression d’une préférence parmi 3 scénarios de consommation globaux (grande sobriété, médian, tendanciel) mais devront aborder les besoins, secteur par secteur.

La question du mix énergétique doit venir dans un second temps, une fois évalués les besoins. Aucun sujet à cet égard ne devra être préempté, ni écarté, comme celui de la production d’électricité nucléaire ou l’expérimentation sur les hydrocarbures non conventionnels. La question des impacts environnementaux (dont climat, biodiversité, risques sanitaires…) des usages et des moyens de production d’énergie doit être traitée en toute objectivité. Ainsi, la balance « coût/bénéfices » environnementaux devra apparaître clairement pour chacune des filières. Enfin, le troisième axe majeur du débat devra porter sur les questions de gouvernance. En effet, la gouvernance de notre modèle énergétique actuel, trop centralisée, entrave la mise en place de solutions locales de maîtrise de la consommation et de développement des énergies renouvelables. Il est crucial que ce débat traite de l’optimisation de la répartition des compétences et des moyens entre les collectivités, l’Etat et l’Union européenne en ce domaine. A titre d’exemple, les réflexions menées à l’heure actuelle par la Commission européenne sur le fléchage de 20% des crédits des « Fonds structurels » (à l’image du FEDER ) sur la thématique de l’efficacité énergétique offre de belles perspectives si les régions (à l’image des autres pays de l’Union) étaient en mesure d’utiliser directement ces crédits pour accompagner et soutenir des projets et des initiatives des territoires (réhabilitation énergétique du parc social, privé et tertiaire public, installations de production d’énergie renouvelable, élaboration et animation des PCET, espaces info-énergie...).

Réduire la consommation Faire les choix énergétiques qui s’imposent les citoyens et les acteurs des territoires, mais aussi afin d’assurer la cohérence entre le débat sur l’énergie et la loi de décentralisation qui a été annoncée et dont il a été dit à plusieurs reprises qu’elle inclurait l’énergie. Cependant, le risque est grand de limiter cette décentralisation à la tenue de débats à l’ordre du jour flou et aux attendus plus ou moins clairs dans quelques grandes villes françaises. Cela n’apporterait rien et générerait de la frustration. Il faut donc veiller à ce que les débats décentralisés comportent des objectifs précis. Nous proposons que se tiennent, à l’échelle des régions ou de groupes de régions (le comité pluraliste déjà évoqué pourrait proposer ce regroupement en liaison avec les régions), des débats qui auront pour objectifs de :

  • capitaliser sur des expériences concrètes qui montrent que la transition énergétique est possible, et qu’elle est même en marche dans un nombre croissant de territoires français et européens.
  • collecter les attentes des acteurs de terrains, qu’ils soient citoyens, collectivités ou entreprises, pour libérer le potentiel d’économies d’énergie et de production renouvelable. Ainsi, la question qui serait posée aux territoires pourrait se formuler ainsi : quels moyens, quelles méthodes, quelles expériences, quels objectifs pour rendre votre territoire plus robuste et plus résilient face aux crises énergétiques qui vont survenir et lui rendre ainsi des marges d’autonomie pour construire son avenir ?

Ces « bonnes pratiques » et « cahiers de doléance » devront faire l’objet d’une synthèse précise qui sera un des principaux apports au débat. La CNDP pourrait être associée afin de faciliter la conduite de ces débats.

 Issue du débat et mise en oeuvre de ses conclusions

Il est légitime que le débat conduise à l’adoption par le Parlement d’une loi de programmation de la transition énergétique reprenant les recommandations et conclusions du débat. L’association de représentants de parlementaires dès le début des discussions facilitera probablement l’adoption d’une loi dans les meilleurs délais.

Cependant, il faudra préciser au préalable les éléments sur lesquels le législateur devra se prononcer à l’issue du débat.

Nos associations ne souhaitent pas qu’une fois encore des objectifs soient fixés dans le domaine de l’énergie et du climat, sans que des moyens, des politiques et mesures adéquats ne soient mis en face pour les respecter.

C’est pourquoi la future loi devra avoir pour principales composantes :

  • De nouveaux objectifs permettant de tracer l’itinéraire de la transition énergétique ;
  • Des mesures et politiques permettant à court terme de jalonner la voie vers l’atteinte des objectifs fixés ;
  • Des moyens financiers permettant de faire face aux investissements à consentir pour atteindre les objectifs retenus.

Par ailleurs, comme le démontrent des expériences passées, l’adoption d’une loi n’est rien sans les décrets d’application qui l’accompagnent pour sa mise en oeuvre effective et à la hauteur des ambitions initiales. Il est à ce titre capital qu’une évaluation régulière, au minimum annuelle, de la mise en oeuvre de la loi puisse être réalisée afin de remédier à d’éventuels retards ou carences. Le CNDDGE s’il est profondément rénové et redynamisé pourrait être chargé de cette évaluation régulière qui sera rendue publique.

Enfin, nos associations considèrent qu’un tel débat doit s’inscrire dans la continuité et qu’il faudrait dès à présent étudier les opportunités de renouveler le processus à échéances régulières (par exemple tous les cinq ans) afin d’une part, d’évaluer l’avancée du travail accompli et l’atteinte ou non des objectifs fixés, et d’autre part, de ne pas déconnecter la démarche de la politique énergétique à plus long terme.

[1] Energie Partagée Investissement est agréé "Entreprise Solidaire", bénéficie d’un visa de l’Autorité des Marchés financiers et du label Finansol qui garantit la solidarité et la transparence dans la gestion du fond.

[2] Cette publication s’intitule « Pour une énergie 100% renouvelable ou Comment mettre l’UE sur les rails d’ici 2030 (2013) »

[3] Schéma Régional Climat Air Energie

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  • Miser (vraiment) sur la transition écologique


  • Etat des lieux "Pourquoi la Transition énergétique ?" présenté par le Ministère de l’Écologie

    Forum

    • 8 propositions en faveur de la Transition énergétique
      11 septembre 2013

      Le SERCE, la FFIE, la FGME, le GIMELEC et IGNES présentent 8 propositions en faveur de la Transition énergétique, véritable moteur de croissance et de compétitivité pour la France.

      La transition énergétique : un moteur pour la compétitivité de la France

      La filière éco-électrique se mobilise à travers 8 propositions pour passer à l’acte

      La filière éco-électrique à travers ses différentes composantes (constructeurs, distributeurs, installateurs) s’est mobilisée tout au long du Débat National de la Transition Énergétique afin de témoigner de sa capacité à répondre aux enjeux économiques, environnementaux et sociétaux grâce à ses savoir-faire et aux évolutions technologiques récentes.

      De ce débat, il ressort que la Transition énergétique est un véritable vecteur de croissance durable, aux vues des enjeux essentiels dont elle est porteuse : restauration de la compétitivité de la France, amélioration de l’efficacité économique et écologique du système énergétique français et de ses utilisations finales, amélioration de la balance énergétique nationale, création d’un cadre réglementaire stable favorable à un marché dynamique et à l’exportation de savoir-faire spécifiques, création d’une véritable filière de l’efficacité énergétique, lutte contre la précarité énergétique...

      Pour répondre à ces enjeux, la filière éco-électrique émet 8 propositions qu’elle soumet aux pouvoirs publics :

      - Instaurer un cadre réglementaire favorable au Contrat de Performance Énergétique (CPE) en excluant la fourniture d’énergies conventionnelles du périmètre des prestations d’économies d’énergies

      - Créer un "fonds" dédié au financement de la transition énergétique

      - Faire que l’Etat français soit exemplaire pour son propre patrimoine

      - Fixer un tarif d’autoconsommation pour le photovoltaïque et construire la gestion énergétique du futur

      - Renforcer, simplifier et fluidifier le dispositif des Certificats d’Économie d’Énergie en faveur d’une plus grande transparence pour le consommateur final

      - Concentrer le programme de rénovation thermique du parc immobilier existant sur l’obligation d’atteinte de résultats

      - Rendre éligible l’efficacité énergétique active (automatismes du bâtiment, sous comptage...) à l’ensemble des financements issus du Plan Logement annoncé par le Président de la République

      - Créer les conditions de marché et de concurrence qui permettent la mise en œuvre réelle de l’efficacité énergétique.

      Le détail des propositions à télécharger ci-dessous.

    • Installation du Conseil National de la Transition Ecologique
      20 août 2013, par Cyrille

      Décret n° 2013-753 du 16 août 2013 relatif au Conseil national de la transition écologique composition et fonctionnement du Conseil national de la transition écologique.

      La loi du 27 décembre 2012 a créé le Conseil national de la transition écologique (CNTE), instance consultative présidée par le ministre chargé de l’écologie et destinée à remplacer le Comité national du développement durable et du Grenelle de l’environnement (CNDDGE). Il comprend cinquante membres. Son avis doit être sollicité sur les projets de loi concernant, à titre principal, l’environnement et l’énergie et sur les stratégies nationales relatives au développement durable, à la biodiversité et au développement de la responsabilité sociétale et environnementale des entreprises. Il apporte en outre son concours à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique nationale en faveur de la transition écologique et du développement durable et est associé au suivi et à l’évaluation des stratégies nationales relatives au développement durable ainsi qu’à la préparation des négociations internationales sur l’environnement et le développement durable.

      Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.

    • Communiqué des membres du comité de pilotage - Le débat continue
      3 juillet 2013, par Cyrille

      La transition énergétique, le débat continue

      Delphine Batho, au cours de l’année écoulée, a marqué de son empreinte et de sa présence le débat national sur la transition énergétique. Le Comité de pilotage du débat (COPIL) souhaite la remercier vivement et chaleureusement pour son implication personnelle et le travail qu’elle a conduit pour piloter le débat national sur la transition énergétique.

      Dans le discours qu’il a prononcé dès son arrivée, Philippe Martin, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, a confirmé que la transition énergétique était un de ses chantiers prioritaires, comme il l’est pour le Gouvernement.

      Le Comité de pilotage souhaite ainsi confirmer que, naturellement, le débat national sur la transition énergétique se poursuit au rythme et au calendrier prévus.

      Dès lundi 8 juillet, se tiendra, comme convenu, un séminaire exceptionnel et conjoint des délégations territoriales porteuses des débats locaux et du Conseil national du débat. Cette réunion se tiendra, toute la journée, à l’Université Paris-Dauphine.

      Le jeudi 18 juillet, une réunion du Conseil national du débat se tiendra à Paris.

      Les recommandations du débat seront remises, au Gouvernement, lors de la Conférence environnementale des 20 et 21 septembre prochains.

      Les membres du comité de pilotage du débat national sur
      la transition énergétique : Jean Jouzel, Anne Lauvergeon, George Mercadal, Bruno Rebelle, Michel Rollier, Laurence Tubiana et Alain Grandjean, président du groupe des experts

      Cordialement,

      Florence Bonetti -
      Secrétariat général du débat national sur la transition énergétique.

      Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.
      246, boulevard Saint-Germain
      75007 PARIS

    • Le REseau Français des Etudiants pour le Développement Durable (REFEDD) présente son Livre Blanc Etudiant sur la Transition Energétique.
      19 juin 2013, par REFEDD

      Nous sommes cette génération future dont vous aimez tant parler !

      Le REFEDD est la seule association de jeunesse présente au Conseil National du Débat sur la Transition Énergétique.

      A l’occasion de la prochaine réunion du Conseil National du Débat sur la Transition Énergétique ce jeudi 20 juin 2013, Ivan Pascaud, Président du REFEDD et Mathilde Imer, Vice-Présidente de CliMates présenteront le Livre Blanc Etudiant sur la Transition Energétique.

      Inédit en France, ce livre blanc présente la position commune de la jeunesse sur son avenir énergétique : 21 propositions collectives, innovantes et crédibles pour enfin entrer dans le XXIè siècle.

      Il est le fruit d’un travail intense démarré en septembre 2012, où se sont succédées une phase de sensibilisation (40 conférences interactives), une phase de consultation (1 700 réponses d’étudiants) et une phase de délibération (6 débats représentatifs), avec pour toile de fond une participation active aux débats sur la transition énergétique.

      Suivez demain en direct l’intervention d’Ivan Pascaud et de Mathilde Imer via twitter : @REFEDD, @CliMates_, @theBigConf

    • Transition énergétique par le développement des réseaux
      17 mai 2013

      Paris, le 16 mai 2013

      TRANSITION ENERGETIQUE : LE DEVELOPPEMENT DES RESEAUX,
      UNE CONDITION POUR L’UTILISATION OPTIMALE DES ENERGIES RENOUVELABLES

      Aujourd’hui, le Syndicat des énergies renouvelables, la CPCU, la FEDENE et RTE, ont organisé une journée de visites et de rencontres avec la presse pour rappeler l’importance du rôle des réseaux de chaleur et de transport d’électricité dans la réussite de la transition énergétique.

      Réseaux électriques et réseaux de chaleur accueillent une part grandissante d’énergies renouvelables. Ainsi, en l’espace d’une dizaine d’années, plus de 11 500 MW de capacités de production éoliennes et photovoltaïques ont été raccordées au réseau électrique. Pour les réseaux de chaleur, la production à partir d’énergies renouvelables et de récupération a augmenté de 40% en 5 ans.

      Les réseaux constituent des éléments essentiels qui permettent d’utiliser et de distribuer les énergies renouvelables, dans les conditions les plus efficaces sur tous les territoires.

      La preuve par l’exemple avec le réseau de chaleur parisien, géré par CPCU – Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain - et le réseau électrique français, RTE - Réseau de Transport d’électricité.

      Les réseaux de chaleur, au cœur du développement de la chaleur renouvelable

      Pour atteindre les objectifs 2020 - 23 % d’énergies renouvelables dans notre consommation -, la production de chaleur à partir de sources d’énergies renouvelables et de récupération doit passer de 11,7 Mtep fin 2012 à 19,6 Mtep en 2020.

      C’est pourquoi, le développement des réseaux de chaleur - chauffage central à l’échelle d’un quartier ou d’une ville- constitue aujourd’hui un enjeu important pour l’évolution du mix énergétique français.

      En effet, les 450 réseaux de chaleur français utilisaient déjà 36% d’énergies renouvelables et de récupération - ENR&R- en 2011 (contre 26% en 2005) et sont :

      - un moyen très efficace de valoriser, de manière massive, certaines énergies renouvelables comme la biomasse

      - l’unique moyen d’en valoriser d’autres comme la géothermie profonde, la récupération de chaleur, (déchets, industrie)

      - un mode de chauffage flexible et peu sensible aux fluctuations des coûts des énergies fossiles grâce à son mix énergétique

      L’exemple parisien

      28% des immeubles parisiens sont chauffés par la CPCU. Avec plus de 4,5 millions de MWh de chaleur distribuée par ses 470 kilomètres de réseau, le réseau répond aux besoins en chauffage et eau chaude sanitaire de 465 000 équivalents logements et couvre également une part importante du tertiaire public ou privé de Paris et de la proche banlieue.

      La CPCU valorise déjà sous forme de chaleur l’énergie issue de la valorisation énergétique des ordures ménagères et son bouquet énergétique se compose aujourd’hui de 40% d’ENR&R (énergies renouvelables et de récupération). De plus, avant d’atteindre un taux d’ENR&R de plus de 50 %, la CPCU met en œuvre, avec le soutien de l’ADEME et du Conseil général, un programme de développement des moyens de production renouvelables pour utiliser d’autres énergies locales comme la géothermie et la biomasse. Hors période de chauffe, les Parisiens sont approvisionnés en eau chaude par une large part d’énergie verte.

      Le réseau de transport d’électricité, indispensable à la croissance des énergies renouvelables électriques : éolien, solaire photovoltaïque, hydroélectricité, biomasse et biogaz

      La production d’électricité de sources renouvelables représentera 12,4 Mtep en 2020 contre 7,6 Mtep fin 2012. C’est pour répondre à cette modification du paysage énergétique que RTE s’est engagé dans une démarche d’évolution de son réseau, qui se concrétise notamment par l’élaboration, conjointement avec les réseaux publics de distribution, des schémas régionaux de raccordement des énergies renouvelables (S3REnR).

      Au-delà des S3RENR, la réalisation, dans les délais attendus, des renforcements du réseau électrique indispensables au bon accueil de ces nouvelles énergies nécessite une rationalisation des procédures administratives, comme l’a souligné récemment le rapport sur les énergies renouvelables élaboré dans le cadre du débat sur la transition énergétique.

      Depuis plusieurs années, RTE a adapté la conduite de son réseau au développement massif des énergies renouvelables. Avec son outil IPES (Insertion de la production éo­lienne et photovoltaïque sur le système) opérationnel depuis ses 8 dispatchings (Saint-Denis, Lille, Nancy, Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes et Saint-Quentin en Yvelines), RTE dispose à chaque instant des données nécessaires pour faire le point sur la production éolienne et photovoltaïque et prévoir leur comportement à venir. L’objectif est de maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité et de gérer les flux d’énergie sur le réseau, car l’électricité ne se stocke pas.

      Par ailleurs, dans le cadre de sa démarche de transparence, RTE publie chaque mois un récapitulatif des principales données sur la consommation et la production électrique, notamment l’évolution des énergies renouvelables.

      Afin d’anticiper le plus en amont possible l’intégration de la production renouvelable au réseau de transport, le SER et RTE développent leur collaboration et travaillent ensemble, en particulier pour améliorer l’articulation entre la planification des projets de production et celle des ouvrages du réseau de transport à l’occasion de la réalisation des schémas régionaux de raccordement au réseau des énergies renouvelables. Cette collaboration vise également à faciliter l’intégration de la production « renouvelables » sur le réseau.

      Liens :

      - http://www.cpcu.fr/

      - http://www.fedene.fr/

      - http://www.rte-france.com/fr/

      - http://www.enr.fr/

    • Débat national sur la transition énergétique : ce que veulent les ONG
      29 mars 2013

      Les « Journées de l’Energie » se déroulent en France les 29, 30 et 31 mars prochains dans le cadre du débat national sur la transition énergétique.

      Lors de ces journées, l’ADEME Rhône-Alpes, le conseil régional Rhône-Alpes et IERA organisent une série d’évènements pour mobiliser les citoyens autour de la transition énergétique.
      Ils ont également réalisé quatre films, intitulés "on n’est pas tout seuls". Conçus par Acting Studio, ces films parlent de l’énergie autrement en mettant en scène des situations à la fois drôles et décalées.

      L’objectif est de :

      - présenter de façon ludique ce qui est en jeu dans les choix domestiques quotidiens pour réduire les consommations énergétiques et préserver les ressources,

      - promouvoir les services proposés par les Espaces info énergie aux particuliers pour les accompagner dans leurs choix.

      Ces films seront présentés en avant-première le vendredi 29 mars 2013 à 17h, dans les locaux d’Hespul, Gare des Brotteaux (Lyon) et seront disponibles à partir du 29 mars sur : www.youtube.com/user/ademe.

    • Colloque Valeurs Vertes sur les Transitions énergétique et écologique
      1er mars 2013, par Cyrille
      JPEG - 10.4 ko
      Palais du Luxembourg - PARIS

      Mercredi 13 mars 2013 de 9h00 à 13h00

      PALAIS DU LUXEMBOURG – SALLE MONNERVILLE
      26 RUE DE VAUGIRARD – 75006 PARIS

      Accueil à partir de 8h45 – pièce d’identité obligatoire

      Les 29 èmes Entretiens Ecologiques Valeurs Vertes
      Sous le haut patronage de Philippe Adnot, sénateur de l’Aube
      TRANSITIONS ENERGETIQUE ET ECOLOGIQUE
      Face aux incertitudes comment faire simple ?

      - Introduction : Philippe Adnot, sénateur de l’Aube

      9h30 - 1ère table ronde
      Transition énergétique : réflexions pour le débat national

      - Quelle place pour une société sobre : Thierry Salomon, président de l’Association Négawatt

      - Comment pacifier les échanges : Bruno Rebelle, directeur général de Transitions et membre du Comité de pilotage du débat sur l’énergie

      - Collectivités locales : expériences et propositions. Pascal Sokoloff, directeur général des Services de la FNCCR (Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies)

      - Comment concilier les choix écologiques et économiques ? Dominique Olivier, secrétaire confédéral en charge du Développement durable et responsable du Débat sur la transition énergétique à la CFDT

      - La parole au simplificateur : Pierre Radanne, président de l’Association 4D

      Débat avec la salle

      11h00 - 2ème table ronde
      Transition écologique : réflexions pour un futur viable

      - Biodiversité : quelles consignes de sécurité instaurer pour éviter le point de non retour. Robert Barbault, directeur du département Ecologie et gestion de la biodiversité au MNHN (Muséum national d’Histoire naturelle)

      - Santé-environnement, comment valider l’expertise : Jean-François Narbonne, toxicologue, expert auprès de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), professeur à l’Université de Bordeaux 1

      - La parole au simplificateur : Comment anticiper et agir. Jean-Paul Escande, professeur indépendant en santé-environnement

      Débat avec la salle

      12h30 - Cocktail déjeunatoire salle René Coty

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      Transition énergétique Entre complexité et non-dit, comment réussir le débat national ?
      • Stations de métro : Odéon ou Saint-Sulpice
      • RER : Luxembourg
      • Parcs de stationnement : Saint-Sulpice ou Saint-Germain

      ENTREE LIBRE AU COLLOQUE - INSCRIPTION OGLIGATOIRE
      auprès de VALEURS VERTES
       :

      - www.valeursvertes.com
      - contact@valeursvertes.com

      Nombre de places limité
      inscription avant le 8 mars 2013

    • Débat national sur la transition énergétique
      11 février 2013

      Le think tank Cartes sur table organise, *mercredi 20 février de 19h à 21h à l’Hôtel de Lassay*, à l’invitation du Président de l’Assemblée nationale, M. Claude BARTOLONE, un débat sur la gouvernance de l’énergie, dans le cadre de la concertation nationale sur la transition énergétique.

      Laurence TUBIANA, directrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales et facilitatrice du débat sur l’énergie, Nicolas GARNIER, délégué général d’Amorce, Patrice GEOFFRON, directeur du Laboratoire d’Economie et de l’équipe énergie-climat de Dauphine, et Bruno REBELLE, directeur de Transitions, ancien directeur exécutif de Greenpeace France, discuteront les propositions de Cartes sur table pour de nouvelles échelles de coordination, de décision et de financement pour mener à bien la transition énergétique, avant un échange avec le public.

      L’accueil se fera à partir de 18h30. Claude BARTOLONE, Président de l’Assemblée nationale, introduira l’événement.

      Entrée libre sur inscription à : cst2012@free.fr.

    • Débat sur la transition énergétique : chut ... vous allez les réveiller !
      9 février 2013, par FNE - France Nature Environnement

      Promesse de campagne du président de la République, le débat national sur la transition énergétique a officiellement été lancé en novembre dernier. Engagé avec difficulté, ce débat va tenter de répondre à une question fondamentale : quel modèle énergétique voulons-nous pour la France ? Malheureusement, les français ne savent pas que ce débat a lieu…

      Pourquoi ce débat est-il nécessaire ?

      Depuis le milieu des années 70, la France baigne dans un modèle caractérisé par la place prépondérante qu’occupe l’énergie nucléaire pour la production d’électricité et des fossiles. Changement climatique, augmentation du coût des énergies fossiles, coût croissant des installations nucléaires, Fukushima, développement de la précarité énergétique…Le modèle énergétique français doit évoluer car les données du problème ont changé.

      Pourquoi doit-il être décliné en région ?

      L’organisation de débats en région est essentielle pour assurer une implication large de l’opinion publique. Les citoyens doivent pouvoir exprimer leur opinion à propos des orientations données à la politique énergétique de la France. La transition énergétique ne se fera pas sans le développement de solutions prenant en compte les spécificités de chaque territoire. La France doit sortir de la logique selon laquelle le même modèle peut s’appliquer partout et que les décisions viennent forcément d’en haut. Les citoyens et leurs territoires peuvent s’emparer de la transition énergétique et la mettre en œuvre localement.

      Pourquoi le gouvernement doit-il faire la promotion de ce débat ?

      Lancement reporté, composition du comité de pilotage déséquilibrée, calendrier chamboulé. Le débat sur la transition énergétique a connu plusieurs ratés à l’allumage. Malgré ces débuts laborieux, l’enjeu est néanmoins de taille. Un récent sondage* montre que quatre citoyens sur cinq n’ont pas entendu parler de ce débat. Si le gouvernement souhaite réellement prendre en compte les attentes de l’opinion publique au moment de la rédaction du projet de loi, il doit déployer une campagne de communication faisant état de ce débat et incitant les citoyens à exprimer leur point de vue.

      Les objectifs de FNE

      Notre schéma actuel, obsolète, ne répond pas aux crises que nous traversons, ne répond pas à la raréfaction des énergies fossiles et ne répond pas au défi du changement climatique. La France, largement dépendante de ressources importées, épuisables, polluantes et émettrices de gaz à effets de serre se doit d’imaginer et de mettre en œuvre un nouveau modèle.

      Pour Maryse Arditi : « Notre société peut consommer moins et mieux, localement, recourir davantage aux énergies renouvelables, préparer sa sortie du nucléaire et anticiper la fin des ressources fossiles. Pendant toute la durée du débat et jusqu’au vote de la loi, FNE va plaider pour la réduction des consommations d’énergie, la promotion des énergies renouvelables et notre désintoxication des énergies du vingtième siècle.  »

    • Communiqué
      30 novembre 2012, par CGPME

      Comité de pilotage sur la transition énergétique : des enjeux importants pour l’ensemble des acteurs économiques d’aujourd’hui… et de demain

      A l’occasion de la première réunion du Comité de pilotage sur la transition énergétique, la CGPME tient à souligner l’importance des enjeux pour l’ensemble des acteurs économiques d’aujourd’hui et de demain.

      Aucun dogmatisme ne doit donc conduire à fermer la porte de manière définitive à de nouvelles énergies fossiles telles que le gaz de schiste.

      De plus, les décisions doivent, loin des polémiques stériles, clairement poser la question des coûts à supporter.

      Des expériences malheureuses dans le domaine de la filière photovoltaïque nous conduisent en la matière à réclamer visibilité et études d’impact avant toute décision hâtive.

      Il est également important que les opportunités de croissance générées par des investissements lourds engageant l’avenir soient structurées dans une logique de filière, bénéficient à toutes les entreprises des secteurs concernés et non réservées à quelques uns.

      La CGPME sera particulièrement attentive à ce point qui semble, pour l’heure, peu pris en compte.

     

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