J’achète, je jette : comment consommer sans piller la planète ?
De Paris à Shanghai, de New York à Dubaï, notre mode de vie devient quasiment le même d’un bout à l’autre de la planète : nous achetons, nous jetons, et tout ce que nous consommons a un impact insoupçonné sur la planète.
Vêtements, objets ménagers, jouets ou écrans plats, pour arriver dans nos rayons, tous ces produits ont réalisé un parcours mondialisé. Il a fallu des matières premières pour les fabriquer et aller puiser dans les ressources de notre planète aux 4 coins du globe. Et après s’en être servis, les produits que nous jetons vont encore connaître un sort en grande partie méconnu. Pour ce deuxième documentaire, Capital Terre décrypte l’impact de notre consommation sur la planète à l’ère du tout-jetable.
Le jean par exemple, c’est devenu l’uniforme mondial, il s’en vend 2 milliards par an. Mais pour fournir la planète, cela veut dire cultiver en masse du coton, la plante la plus gourmande en eau de la planète : 11 000 litres pour un seul kilo de coton. Quels bouleversements majeurs cette culture entraîne-t-elle sur l’environnement et la vie de millions de gens ? Quelles alternatives se mettent en place ?
Une autre matière a conquis notre époque : le plastique. Emballages ou objets du quotidien, il est partout dans nos vies. Au point de l’envahir. Car une fois jetés, seule une petite partie est recyclée. Le reste se retrouve dans la nature. Que faire de tous ces déchets ? Et face à cette menace, quels nouveaux produits plus « propres » les industriels inventent-ils ?
Nous craquons aussi de plus en plus pour des appareils high-tech : ordinateurs, écrans plats ou téléphones portables. Seul souci : à force d’en changer de plus en plus souvent, on en oublie qu’il faut toujours plus de matières premières pour les fabriquer, des matières qui s’épuisent et parfois extraites au détriment de populations entières. Le recyclage de nos vieux appareils est-il une réponse satisfaisante ?
De la France au Congo, de la Chine à l’Irlande ou l’Italie, Capital Terre est parti enquêter pour comprendre dans quelles conditions, souvent extrêmes, nos ressources naturelles sont exploitées… Quelles répercussions toute cette production a sur l’environnement et la vie des hommes… Et quelles solutions existent déjà pour que nous puissions consommer tout en respectant la planète.
Un grand voyage pour enquêter sur les effets de notre mode de vie mondialisé mais aussi découvrir les innovations déjà à notre portée face à ces enjeux.
Un documentaire réalisé par Guy Lagache, Jean- Bernard Schmidt et Emmanuel Leclercq diffusé mercredi 16 février à 20h45 sur M6

Guy Lagache présente Capital Terre
Guy Lagache nous en dit plus sur cette émission :
Pourquoi avoir choisi ce type d’écriture ? Quel est votre rôle ?
Guy Lagache : "Nous voulions faire un documentaire ou le reporter emmène le téléspectateur en enquête, avec lui, aux quatre coins du monde. Une sorte de voyage, d’exploration pour trouver des réponses aux questions que l’on se pose sur le lien entre notre mode de vie ici en Europe et l’évolution de la planète. Si je pars sur le terrain, c’est pour incarner l’enquête, donner aux téléspectateurs l’impression qu’il est lui même en reportage. Mais aussi le faire voyager dans des endroits extraordinaires qu’il n’a pas l’occasion de découvrir. Mais le documentaire ne se limite pas à ma présence à l’image. Avec Jean Bernard Schmidt et Emmanuel Leclercq, avec qui j’ai conçu ce programme, nous voulions aussi raconter des histoires humaines fortes et donc montrer des personnages, en situation, filmés en action, dans leur environnement".
Suite à votre enquête, êtes-vous optimiste ou pessimiste sur l’évolution de notre Terre ? Pourquoi ? Quelles solutions émergent ?
Guy Lagache : "Ce qui ressort de notre documentaire, c’est que le citoyen a le pouvoir de changer les choses. Et ça, c’est très encourageant. Nous avons voulu lui donner les clefs pour comprendre « le pourquoi du comment » afin qu’il puisse prendre conscience des enjeux environnementaux dans ses choix quotidiens et donc agir en connaissance de cause. Par exemple dans l’alimentation, le citoyen peut choisir des produits fabriqués dans le respect de l’environnement. C’est ce qu’on montre très clairement dans notre sujet. De ce point de vue là, il n’y a donc pas de fatalité. Alors en même temps, il ne s’agit pas de nier les problèmes. La mobilisation citoyenne est certes essentielle car elle fait bouger les choses au quotidien et elle fait aussi pression sur les gouvernements pour qu’ils réagissent plus vite et surtout plus massivement. Mais les enjeux et les décisions clefs sont bien entre les mains des Etats et de leurs dirigeants. Et on a vu récemment avec le sommet de Copenhague que c’est loin d’être gagné".

A titre personnel, avez-vous modifié vos comportements au quotidien pour intégrer la préoccupation environnementale ?
Guy Lagache : "Oui, j’essaye d’intégrer la dimension écologique autant que je peux dans mon quotidien. Par exemple, je prends les transports en commun (métro ou velib). Je fais attention à consommer des fruits et des légumes de saisons qui n’ont pas voyagé d’un bout à l’autre de la planète. Mais en même temps j’avoue qu’il est impossible de vivre 100 % écolo aujourd’hui. Je n’ai pas encore trouvé la solution pour éviter de prendre l’avion quand je voyage loin".










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