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Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?

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Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?

Article du 5 janvier 2011 mis à jour le 21 octobre

mardi 29 mars 2011
Posté par David

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Début janvier, peu de médias en avaient parlé avant nous. Dans l’indifférence générale, le 30 mai 2010, le Ministère de l’Écologie décidait d’octroyer trois permis d’exploration de gaz de schistes aux groupes Total, GDF-Suez et Schuepbach Energy dans une zone d’environ 10 000 km² s’étendant de Montélimar (Drôme) à Montpellier (Hérault) couvrant ainsi une partie des départements de l’Hérault, de l’Aveyron, de la Lozère, de l’Ardèche et de la Drôme. Pourtant, les risques environnementaux entourant l’extraction de ce gaz pourraient être considérables. Depuis la mobilisation citoyenne s’organise avec des manifestations partout en France, les élus de tous bords refusent cette fatalité. Le film Gasland diffusé dans une trentaine de cinémas depuis le 6 avril (après une diffusion sur Canal + le 4 avril) aura eu raison du gouvernement. Déjà, Christian Jacob, le patron des députés UMP, s’était prononcé le 28 mars dernier contre le forage de gaz de schiste, "compte tenu du risque sur le plan écologique" et "souhaite clairement que le moratoire soit prolongé ad vitam aeternam"... Vendredi 8 avril, le gouvernement français s’est (enfin) prononcé pour l’interdiction de l’exploitation du gaz de schiste et l’abrogation des permis déjà accordés, une décision saluée par le député européen José Bové. Premier coup de théâtre le 21 avril : le pré-rapport de la Mission d’inspection sur les gaz et huiles de schiste préconise au gouvernement des forages expérimentaux. Deuxième acte : le texte adopté à l’Assemblée Nationale ce mercredi est controversé car s’il interdit la technique de fracturation hydraulique, il autorise finalement certaines recherches. Enfin, le 10 juin le Sénat adopte également cette proposition de loi qui accorde aux titulaires des permis d’exploration deux mois pour déclarer la technique utilisée. C’est seulement s’ils recourent à la fracturation hydraulique, ou s’ils ne répondent pas, que les permis seront abrogés... (MISE A JOUR DU 21 OCTOBRE : la mobilisation citoyenne contre les gaz et huiles de schiste ne faiblit pas. Alors que le gouvernement se félicite de l’abrogation des permis d’exploration de gaz de schiste de Nant, Montélimar et Villeneuve-de-Berg, la mobilisation citoyenne ne faiblit pas. Les collectifs citoyens contre les gaz et huiles de schiste appellent à une mobilisation le dimanche 23 octobre à la Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) et à Barjac (Gard) pour demander une fois de plus l’abrogation de l’ensemble des permis délivrés à ce jour. Plus d’infos ci-dessous).

Le gaz de schiste se différencie du gaz conventionnel car il est réparti de manière diffuse dans les couches géologiques et ne peut être exploité de manière classique. Pour l’extraire, il est donc nécessaire de forer des puits horizontaux à partir d’un puits vertical, puis de fracturer la roche par injection d’eau sous forte pression avec du sable fin et des produits chimiques pour éviter que les fractures ne se referment. Jusqu’au début des années 2000, le coût d’extraction de ce gaz était trop important pour développer massivement l’exploitation. Mais la hausse, mondiale et continue, du prix du gaz a changé la donne.

Le site NOVETHIC révèle que derrière ce regain d’intérêt se cache un enjeu géopolitique majeur, les réserves de gaz non conventionnels étant estimées au double de celles du gaz conventionnel. C’est donc toute la question de l’indépendance énergétique des pays qui est en jeu. Ainsi, aux Etats-Unis, "la proportion de gaz de schistes pourrait atteindre 25% en 2030 permettant à ce pays d’être auto-suffisant, alors que des importations massives de gaz liquéfiés (GNL) transportés par bateau étaient envisagées", analyse l’IFP énergies nouvelles. En Europe, les réserves potentielles de gaz de schistes (de 3 000 à 12 000 Mdm3, selon le CERA) pourraient permettre de multiplier par 2 la durée de vie des réserves actuelles et réduire la dépendance en importation, notamment en provenance de la Russie. L’IFP est actuellement impliqué dans le consortium GASH (avec Total GDF Suez, Repsol, ExxonMobil, etc) qui a pour mission de mieux cerner le potentiel exploitable en Europe. En France, "la géologie des différents bassins sédimentaires est plutôt favorable à leur développement, notamment dans le bassin du Sud-est, dans le triangle valence-Montpellier-Nice", estime Roland Vially, géologue à l’IFP énergies nouvelles. À en croire un document interne de Total cité par Les Échos, les ­gisements du sud de la France renfermeraient 2380 milliards de mètres cubes de gaz, soit cinquante ans de consommation natio­nale.

Ainsi, depuis le début du printemps 2010, le géant pétrolier français TOTAL et le Texan Schuepbach sont libres d’explorer 9672 km² dans le Sud de la France, un terrain de prospection grand comme la Gironde. Signés par Jean-Louis Borloo, trois permis exclusifs de recherche (Permis de Montélimar ; Permis de Nant, Permis de Villeneuve de Berg) dessinent un gigantesque V de Montelimar au Nord de Montpellier, remontant à l’Ouest le long du parc naturel des Cévennes. Pour obtenir deux des trois permis, l’Américain a cependant du rassurer les autorités françaises en s’alliant à GDF : "S’il y a un problème, ils sont juste là", confie au site OWNI, Charles Lamiraux, géologue à la direction générale de l’énergie et du climat (ministère de l’écologie) et en charge du dossier, en pointant la tour du gazier français depuis son bureau dans l’Arche de La Défense. Encore novices dans l’exploitation des gaz de schistes, les groupes français ne peuvent se passer de partenaires américains, les seuls à maîtriser la technique clef d’extraction de ces nouvelles ressources. Et c’est bien ce qui inquiète les ONG et les militants écologistes...

Depuis le début du printemps le géant pétrolier français et le Texan Schuepbach sont libres d'explorer 9672 km² dans le Sud de la France, un terrain de prospection grand comme la Gironde. Signés par Jean-Louis Borloo, trois permis exclusifs de recherche (Permis de Montélimar ; Permis de Nant, Permis de Villeneuve de Berg)) dessinent un gigantesque V de Montelimar au Nord de Montpellier, remontant à l'Ouest le long du parc naturel des Cévennes. Source de la carte : OWNI

 Quels impacts ?

Le gaz de schiste est un gaz naturel contenu dans des profondes roches sédimentaires. Le mode d’extraction de ce gaz pose de nombreux problèmes environnementaux.

- L’impact sur le paysage, d’abord : sachant que les puits s’épuisent rapidement, il faut régulièrement en forer de nouveaux. On peut ainsi en trouver tous les 500 mètres. Aux Etats-Unis, on compte plus de 500 000 puits répartis dans 31 Etats.

- Les ressources en eau, ensuite : pour exploiter cette énergie fossile et non-renouvelable, il faut recourir à la technique dite de "fracturation hydraulique". D’énormes quantités d’eau et de produits chimiques sont injectées à très haute pression afin de fracturer la roche et d’extraire le gaz. On estime qu’entre 10 à 15 millions de litres d’eau sont nécessaires pour une seule opération de fracturation. De plus, plusieurs associations américaines ont fait état de contaminations des nappes phréatiques à proximité des sites d’extraction de gaz de schistes. Car, outre Atlantique, aux millions de litres d’eau les exploitants rajoutent des produits chimiques (un cocktail d’antibactériens, de biocides, d’anticorrosifs) dont la composition exacte est pour partie inconnue du public. Et pour cause : que ce soit au Canada ou aux États-Unis, la recette de ces additifs est protégée par le secret industriel. Et même si l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a sommé en septembre dernier le groupe Halliburton, à l’origine de cette mixture, d’en révéler les composants, le groupe texan n’a jamais voulu céder sur ce point. L’ancien PDG d’Halliburton avait fait voter une loi en 2005 qui empêchait l’EPA d’analyser les eaux utilisées pour les fracturations. Il s’appelait Dick Cheney, il était alors le vice-président de George W. Bush. Une étude de l’EPA évalue actuellement l’impact de cette exploitation sur la santé et l’environnement. L’EPA a déjà retrouvé des composés hautement cancérigènes, tandis que 3 ou 4 cas de pollution des nappes aquifères adjacentes et de contamination de l’eau ont été relevés aux USA. Les résultats de cette étude, attendue dans 2 ans, pourrait déboucher sur une nouvelle réglementation limitant ou décourageant l’exploitation de gaz de schistes, entraînant un intense lobbying de la part des pétroliers. En se basant sur l’étude menée l’Université de Cornell, l’Etat de New York a décrété un moratoire sur l’exploitation du gaz de schistes pour protéger ses réserves d’eau potable. Suivi par le conseil municipal de Pittsburg. 50 représentants de la Chambre des représentants ont aussi présenté un projet de loi pour remettre en cause la loi Dick Cheney.

- UNE ENERGIE PROPRE ? FRACTUREZ UN PUITS D’HYDROCARBURES DE SCHISTE EN QUELQUES CLICS POUR LE SAVOIR en cliquant ici.

 La résistance s’organise en France

En France, les Amis de la Terre demandent fermement le respect du principe de précaution et la publication d’une étude exhaustive sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l’exploitation de cette ressource. "Les gaz de schiste se situent au même niveau que les sables bitumineux : toujours plus loin, toujours plus profond, toujours plus sales. Notre environnement mérite mieux que ça ! Il est plus que temps de rompre notre dépendance aux énergies fossiles", dénonce ainsi Aloys Ligault, chargé de campagne responsabilité sociale et environnementale des entreprises pour les Amis de la terre qui demande une étude exhaustive sur les risques sanitaires et environnementaux de cette exploitation. Quant au parti politique Cap 21, il demande un moratoire européen. "En plus des dégâts de cette technique, cette nouvelle énergie peut freiner le développement des énergies renouvelables", craint Eric Delhaye, le président délégué de Cap 21 qui a réalisé une étude sur le sujet que vous pouvez consulter ci-dessous (Pour plus d’infos, consultez aussi le site De l’eau dans le gaz) :

Depuis l’alerte lancée par les Amis de la Terre, la contestation prend de l’ampleur contre ces permis d’exploration de gaz de schiste. Mi-décembre, le député européen José Bové a demandé un gel des prospections sous le plateau du Larzac et dans les autres départements concernés : "la ruée des firmes gazières sur les Cévennes et le Larzac laisse présager un nouveau combat fondamental pour la sauvegarde de nos ressources naturelles".

Le 20 décembre 2010, trois cent personnes ont décidé de constituer un "comité de vigilance", lors d’une réunion à Saint-Jean-du-Bruel (Aveyron). Elles ont demandé aux communes impliquées de prendre des arrêtés municipaux – similaires aux arrêtés anti-OGM – pour empêcher les forages. Le 3 janvier 2011, le conseil municipal de Sainte-Eulalie-de-Cernon (Aveyron) a voté à l’unanimité une demande de moratoire.

Du côté des exploitants, on préfère temporiser. "C’est dommage de susciter une inquiétude très forte alors qu’il n’y a pas encore de réponses à apporter aux questions posées". Chez Total, on se dit surpris par la soudaineté de la polémique qui s’est propagée ces dernières semaines. Total rappelle que ces forages exploratoires doivent permettre d’en évaluer le potentiel et la rentabilité, ce qui devrait demander 1 ou 2 ans au moins. "Mais pour l’instant, il encore trop tôt pour dire quoi que ce soit : nous sommes en phase exploratoire", insiste le groupe mais reconnaît que "le dialogue avec les populations riveraines sera effectivement important par la suite". Quant à GRDF, filiale de GDF-Suez, elle se contente de traiter le sujet dans son blog en dressant un état des lieux du débat.

Pour info, voici le projet de forage de GDF-SUEZ - Villeneuve-et-Valvigneres concernant l’Ardèche méridionale (cantons de Joyeuse, Les Vans, Largentière, Vallon Pont d’Arc, Villeneuve de Berg, Viviers, Bourg Saint Andéol, Rochemaure, Privas, Aubenas, Thueyts, Vals les Bains, Antraigues, Valgorge) :

 3 février 2011 : Le gouvernement suspend les forages de prospection de gaz de schiste

C’était le 26 janvier dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre en charge de ce dossier répondait à une question au gouvernement du Député de l’Ardèche Pascal Terrasse en tentant de rassurer tout le monde "Un moratoire n’est pas possible, le code minier ne le permet pas, mais vous pouvez compter sur ma vigilance pour que nous ne voyions pas en France le type de paysage désolé auquel une exploitation sans retenue et sans contrainte environnementale a conduit les Etats-Unis".

Le 3 février, devant l’ampleur de la mobilisation citoyenne, le gouvernement a finalement suspendu les travaux de prospection de gaz de schiste jusqu’à l’été au moins, mais sa marge de manœuvre paraît plus limitée face aux forages d’huile de schiste prévus dès mars dans le Bassin parisien.

- Pour en savoir plus lire notre article : Le gouvernement suspend les forages de prospection de gaz de schiste en cliquant ici.

- Lire aussi : Corinne Lepage attaque le nouveau code minier devant le Conseil d’Etat en cliquant ici.

 8 avril 2011 : L’Assemblée Nationale devrait interdire l’exploitation des gaz de schiste en France

L’exécutif a décidé de suivre le président du groupe UMP de l’Assemblée nationale, Christian Jacob, qui a déposé la semaine dernière une proposition de loi en ce sens, a-t-on appris vendredi auprès du parti présidentiel. Les socialistes ayant déposé une proposition similaire, l’Assemblée pourrait adopter cette proposition à l’unanimité en une seule lecture et en procédure d’urgence au début du mois de mai, la date précise devant être arrêtée par la conférence des présidents des groupes politiques mardi prochain.

- Pour en savoir plus lire notre article : L’Assemblée Nationale devrait interdire l’exploitation des gaz de schiste en France en cliquant ici.

 11 avril : l’Amicale des Foreurs et des Métiers du Pétrole écrit aux députés

Je vous invite à lire le texte d’un lobbie (l’Amicale des Foreurs et des Métiers du Pétrole) en faveur de l’extraction des gaz de schistes en France que Fabrice Nicolino a publié sur son site cette semaine (Planète sans visa). Si le contenu de ce courrier en date du 11 avril 2011 prête à sourire, il est tout de même adressé à tous nos députés EN PARTICULIER AUX 124 SIGNATAIRES DE LA PROPOSITION DE LOI N° 3301 :

"Monsieur le Député,

C’est avec une vive stupéfaction mêlée d’amertume que nous avons pris connaissance de la proposition de loi N° 3301 visant à interdire, sur le territoire national, l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, que viennent de déposer 124 députés de la majorité gouvernementale. Plusieurs de nos adhérents connaissent nombre d’entre eux et pourraient attester que le gaz de schiste n’est pas leur tasse de thé comme disent nos amis anglo-saxons pour qui le gaz et les huiles de schiste sont une bénédiction.

Nous sommes surpris de trouver parmi eux les noms d’un ancien Ministre de l’industrie qui devrait savoir que le film GasLand n’est qu’une vaste imposture, truffée de mensonges et de contre-vérités et celui d’un ancien Ministre du budget dont la connaissance de l’état de nos finances devrait lui interdire de tourner le dos à la manne providentielle qui se présente à notre pays. On peut estimer à une centaine d’années, aux taux actuel de la consommation annuelle française, les réserves de gaz de schiste dont nous disposons !"

- Pour lire la suite de cette lettre cliquez ici.

 17 avril : un rapport parlementaire américain révèle les substances toxiques utilisées dans la fracturation hydraulique

Benzène, toluène, plomb, cuivre, diesel… ces substances très nocives ne sont qu’un petit extrait des 2500 produits chimiques utilisés entre 2005 et 2009 par l’industrie des gaz de schiste aux Etats-Unis. Les démocrates de la Chambre des représentants américaine ont publié samedi un rapport dressant "l’inventaire le plus complet" de ces produits nécessaires à l’extraction par fracturation hydraulique des gaz non conventionnels. Pour en savoir plus sur ce rapport et découvrir la liste des 29 produits toxiques identifiés cliquez ici.

 21 avril : le pré-rapport de la Mission d’inspection sur les gaz et huiles de schiste préconise au gouvernement des forages expérimentaux

Ce jeudi 21 avril 2011, la mission menée conjointement par le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) et le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) chargée d’éclairer le gouvernement sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des hydrocarbures de roche-mère (gaz et huiles de schiste) a remis son rapport d’étape. Et les premières conclusions de ce rapport suggèrent au gouvernement de lancer un programme de recherches et d’expérimentations de forages dans un cadre très strict.

- Pour lire la synthèse de ce rapport et télécharger le rapport dans son intégralité cliquez ici.

 11 mai : l’Assemblée Nationale interdit la fracturation hydraulique mais pas l’exploitation

Députés, amendements, commission... Afin de comprendre le débat parlementaire sur la proposition de loi contre l’exploitation des hydrocarbures de schiste, OWNI vous livre un décryptage de la situation et des textes. Pour en savoir plus cliquez ici.

 7 juin : Présentation du rapport de la mission d’information à l’Assemblée Nationale

Les députés ont approuvé mercredi par 287 voix contre 186 l’interdiction de la technique de la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste en France. Mais le texte autorise certaines recherches et même l’exploitation sous d’autres formes. Pour en savoir plus cliquez ici.

La présentation, mardi 7 juin, devant les députés de l’Assemblée nationale du rapport d’information de François-Michel Gonnot (Ump) et Philippe Martin (PS) avait déjà renforcé les discordances. Le document donne lieu à deux conclusions "contradictoires", selon l’interprétation du sénateur PS de l’Ardèche, Michel Tesson. Le rapporteur UMP de l’Oise souhaite que les permis d’exploration soient accordés pour savoir si les sols français sont riches en gaz de schiste. Selon lui, le cas échéant les pertes économiques seraient "gravement préjudiciables". Une opinion que ne partage pas le député PS, Phillipe Martin, qui fustige les conséquences environnementales de la fracturation hydraulique : érosion des roches, pollution des nappes phréatiques.

Le rapport cristallise les enjeux de la polémique sur les gaz de schiste et relance les soupçons de l’opposition sur une "manoeuvre gouvernementale". "Il est anti-démocratique que le rapport d’information ait été présenté après le vote à l’Assemblée de la proposition de loi", a fait remarquer Michel Tesson.

Vidéo : pour voir la présentation de ce rapport cliquez ici.

 10 juin : le Sénat adopte la proposition de loi

L’examen du texte sur l’interdiction de l’exploration des gaz de schiste a pris fin hier soir au Sénat. Le texte, déjà adopté par les députés, a été voté par 167 voix contre 152. Seule la majorité UMP et Union centriste l’a approuvé. La gauche réclamait l’abrogation de tous les permis d’exploration déjà accordés et demande la poursuite de la mobilisation citoyenne.

"Quelle déception, alors que l’ensemble de la classe politique semblait à la mi-avril vouloir interdire l’exploration des hydrocarbures de roche, la loi, contre toute attente, légalise la pratique sous couvert de recherche scientifique", s’est exclamé Michel Billout (CRC-SPG, communiste et parti de gauche). Pour Nicole Bricq (PS) "les sociétés (pétrolières) ont gagné un premier round". Elle a protesté contre l’absence de la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet qui "a préféré à l’heure du débat être en dédicace d’un ouvrage à la Fnac". "On a le droit de croire en son destin national mais pas de se moquer du Parlement", a lancé la sénatrice. Le gouvernement était représenté par Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement.

"Nous ne défendons aucun lobby, nous avons la prétention de défendre l’intérêt général, de répondre à une situation malheureuse sans attendre. Il fallait aller vite, on répare des erreurs", a répondu Jacques Blanc (UMP). "Nous voulons arrêter tout risque, nous sommes sûrs qu’il n’y aura pas demain des explorations par la technique de fracturation hydraulique", a-t-il ajouté. "Ce texte évite un contentieux financier considérable pour l’Etat en annulant rétroactivement des permis qui ne sont pas des permis différenciés entre recherche du gaz de schiste ou recherche pétrolière normale", a argué Jean-Pierre Fourcade (UMP).

 Les 26-27 & 28 août 2011 : grand rassemblement dans les Cévennes à Lézan (Gard)

La Coordination Nationale des Collectifs en lutte contre la prospection et l’exploitation des gaz et huile de schiste, en partenariat avec les réseaux nationaux et internationaux militant pour un autre avenir énergétique (les Amis de la Terre, ATTAC, FRAPNA, France Libertés, Greenpeace, VigiNature et d’autres engagés de par le monde) appellent à continuer la lutte et organisent ces Rencontres de "Convergence citoyenne pour une Transition Énergétique". Du 26 au 28 août à Lézan dans le Gard, des ateliers, des tables rondes et témoignages permettront de partager des connaissances, avec l’appui d’intervenants de qualité, des idées, d’avancer vers un quotidien moins énergivore en ressources fossiles, plus respectueux de la démocratie, de la santé et de l’environnement de notre terre et de ses habitants.

- Pour en savoir plus cliquez ici.

 31 août 2011 : Le vrai scandale des gaz de schiste, le livre qui décrypte les liens entre haute administration, industriels et politiques

Ce livre de la journaliste Marine Jobert et du porte parole de Générations Futures François Veillerette (le 31 août 2011 aux éditions Les Liens qui Libérent) et préfacé par José Bové répond à de nombreuses questions, mais il va beaucoup plus loin... A tel point qu’à la veille de la parution du livre de Marine Jobert et François Veillerette sur les gaz de schiste l’avocat de Julien Balkany (ex Vice Président non éxécutif de la société Toréador et demi frère du fameux Patrick Balkany) vient d’écrire à l’éditeur et aux auteurs du livre en les menaçant à mots à peine couverts de poursuites judiciaires.

- Pour en savoir plus cliquez ici.

 12 septembre : Total veut préserver ses droits à l’exploration

Total a déposé aujourd’hui auprès de l’administration française le rapport prévu par la loi du 13 juillet 2011 relatif à son permis exclusif de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « de Montélimar ». "Le dépôt du rapport est motivé par la volonté du Groupe de préserver les droits à l’exploration d’un domaine minier, droits qui lui ont été attribués en mars 2010 pour une durée de 5 ans", écrit Total dans un communiqué adressé à la presse cet après-midi. Et comme le redoutaient les associations, Total a trouvé la parade pour respecter la loi et poursuivre ses activités d’exploration : "Le programme de travail décrit dans le rapport ne prévoit pas de recours à la technique de la fracturation hydraulique" affirme le groupe. Pour en savoir plus cliquez ici.

 3 octobre : 3 permis d’exploration abrogés sur 64

Le gouvernement français vient d’annoncer avoir saisi "le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) en vue de l’abrogation des trois permis suivants : Nant (détenu par la société Schuepbach), Villeneuve-de-Berg (Schuepbach) et Montélimar (groupe Total)", effaçant ainsi la signature de Jean-Louis Borloo par laquelle ces permis avaient été attribués en mars 2010 dans l’opacité la plus totale. 61 autres "permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux" restent valides ; comme le montrent les dossiers de demande, nombre d’entre eux font appel à la fracturation hydraulique ; ainsi en est-il des permis du bassin parisien visant l’exploration et l’exploitation d’huiles de schiste ; le communiqué du gouvernement précise que les détenteurs de ces 61 permis "n’ont pas prévu de rechercher des gaz et huiles de schiste ou y ont renoncé" et ont pris "l’engagement formel de ne pas recourir à la fracturation hydraulique" ; qu’attend-donc le gouvernement pour abroger des permis dont les détenteurs se contredisent entre leur dossier de demande et le rapport qu’ils viennent de transmettre à l’administration suite au vote de la loi du 13 juillet 2011 ? Pour en savoir plus cliquez ici.

 23 octobre : la mobilisation citoyenne contre les gaz et huiles de schiste ne faiblit pas

Alors que le gouvernement se félicite de l’abrogation des permis d’exploration de gaz de schiste de Nant, Montélimar et Villeneuve-de-Berg, la mobilisation citoyenne ne faiblit pas. Les collectifs citoyens contre les gaz et huiles de schiste appellent à une mobilisation le dimanche 23 octobre à la Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) et à Barjac (Gard) pour demander une fois de plus l’abrogation de l’ensemble des permis délivrés à ce jour. Pour en savoir plus cliquez ici.

 Gasland de Josh Fox : un film choc

Gasland, un film documentaire de Josh Fox Le documentaire de l’américain Josh Fox, Gasland, diffusé cette année aux Etats-Unis, a révélé au grand public les dégâts de la fracturation hydraulique, la technique de forage développée par la société Halliburton avec des images choc comme l’embrasement de l’eau sortant d’un robinet d’une maison située sur une zone d’exploitation. Le film, produit par HBO, a reçu un prix spécial du jury au dernier festival du film indépendant Sundance et il a été nominé pour le prix du meilleur documentaire pour la 83ème cérémonie des Oscars. Le film sort en France au cinéma le 6 avril et Canal + le diffusera le 4 avril prochain. Voici la bande-annonce en VO :

- Pour en savoir plus et voir l’intégralité de ce film cliquez ici.

 VIDÉOS : au Québec, les citoyens demandent un moratoire

 Pour en savoir plus

-  Le Monde Magazine daté du samedi 22 janvier José Bové : "L’Etat a décidé de l’omerta sur le gaz de schiste". Dans un chat sur Le Monde.fr, José Bové, député européen, demande à Mme Kosciusko-Morizet "l’annulation de tous les permis d’exploration lancés en France tant que les risques sur l’environnement n’auront pas été évacués". Pour le lire ce chat cliquez ici.
- Qu’est-ce que le gaz de schiste ? Écouter l’émission CO2 mon amour diffusée sur France Inter le 8 janvier 2011 avec Roland Vially, Géologue à l’Institut français du pétrole (IFP-énergies nouvelles) et Corinne Lepage, avocate et députée au Parlement européen. Pour (r)écouter cette émission cliquez ici.
- Exploitation des gaz de schistes en Ardèche méridionale. Aspects économiques. Vu de Paris, l’Ardèche est-elle considérée comme un désert ? s’interroge Michel Coste lors de la conférence de presse de EELV le 28 décembre 2010 à Aubenas. Découvrez son analyse sur son blog hébergé par Mediapart en cliquant ici.

Enfin, voici le document de la direction générale de l’Energie et du Climat rattachée au ministère du Développement Durable qui annonce l’autorisation des permis d’exploration :

 Pétition : Gaz de schiste : non merci !

Vous trouverez ci-dessous le lien vers une pétition lancée entre autres, par le journaliste Fabrice Nicolino et le député européen, José Bové, qui précise la technique sophistiquée et dramatiquement destructrice de l’environnement, des écosystèmes, des nappes phréatiques... par laquelle la France, après les USA, s’apprête, sans concertation aucune, à défigurer plus de 10 % de son territoire et à accroitre au lieu de les réduire, comme elle s’y est engagée, ses émissions de gaz à effet de serre.

- Pour signer cette pétition cliquez ici.

 Les forages gaziers menacent aussi la Méditerranée

Les sociétés de forage se bousculent dans le Bassin du Levant, en Méditerranée orientale, pour commencer à exploiter les énormes champs de gaz qui y ont été découverts. En France, des prospections sismiques se déroulent dans le sanctuaire Pelagos du Parc National de Port-Cros ! Pour en savoir plus cliquez ici.

 Gaz de schiste : aux Etats-Unis, l’eau rejetée par les puits est radioactive

L’incroyable enquête sur les gaz de schiste publiée par le quotidien américain le New York Times le 26 février 2011 et dévoilée en France par le journaliste Fabrice Nicolino est une véritable bombe lancée sur cette technique d’extraction contre laquelle la mobilisation grandit en France. Non seulement les preuves d’effets sur la santé se multiplient, mais l’enquête révèle que l’eau rejetée par les puits est radioactive. Pour lire en intégralité cette enquête cliquez ici.


Sources de l’article : NOVETHIC - OWNI - De l’eau dans le gaz - Les Amis de la Terre.


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lire aussi :
  • Le grand monopoly du gaz
  • Huit Prix Nobel de la Paix interpellent l’Europe sur les sables bitumineux
  • Forages d’hydrocarbures en Méditerranée : les ONG demandent un moratoire pendant la refonte du Code minier


  • Forum

    • L’évaluation des risques environnementaux et sanitaires : que fait le gouvernement français
      13 octobre 2011, par JMB

      Une petite remarque : en France, l’organisme le plus à même d’évaluer les risques environnementaux et sanitaires d’une telle exploitation est l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques (INERIS).
      A ce jour, cet institut n’a jamais été mandaté par son Ministère de tutelle (le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement) pour se pencher sur ce dossier. Découvrez la suite, toute aussi surprenante, ici : http://bioecologie.over-blog.com/ar...

    • Manifestation à Génolhac
      26 juin 2011

      Manif à Génolhac, hautes-cévennes ,pour la venue du Préfet du gard. En vidéo sur youtube... Langue de bois de l’Etat.

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      20 mai 2011, par L’Oeil qui court

      Un article très documenté, permettant de comprendre le déroulement de la stratégie de conquête de nos sous-sols et laissant présager des ravages qui s’en suivraient. Une aide précieuse à l’information en vue d’une mobilisation contre ce désastre en marche. Merci. L’information au public du processus en cours par tout moyen me semble un moyen essentiel d’empêcher son aboutissement. Votre article est une bonne base de données.

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      7 mai 2011, par lldd30

      Après les OGM (partout dans le monde), le stockage du nucléaire (dans la Meuse), les farines animales (Prion), les nitrates (en Bretagne), nous avons le gaz de schiste (Sud de la France) a ajouter a une longue liste d’erreur plus ou moins dramatique pour l’avenir !!! Il est plus que temps de modérer notre société tournée vers l’argent ! Il nous faut revenir a un mode de vie plus sain et avoir recours a des énergies et matériaux plus écologiques (et ce, quoi qu’il nous en coute !). Sinon ce sera la Fin ... .

    • Leurre de vérité : La fracturation du système
      26 avril 2011, par Yann Fiévet

      Depuis la fin de l’année 2007, on parle régulièrement du risque de crise systémique globale provoquée par la Finance devenue incontrôlable. Depuis quelques années, on parle plus abondamment du risque d’emballement climatique dû à l’incapacité des nations à prendre collectivement les mesures drastiques nécessaires à la réduction de la production de gaz à effet de serre. Pourtant, c’est la question énergétique qui nous offre désormais la meilleure preuve du risque de l’emballement définitif.

      L’acharnement des hommes à continuer de nourrir le monstre Croissance à partir de sources d’énergie fossiles de plus en plus difficiles à exploiter, ou carrément mortifères, accélère la dévoration de la planète par ses occupants les plus vils.

      Au début de cette année, bien peu de gens en France avaient conscience des dangers massifs pour l’environnement de l’extraction du gaz et du pétrole de schiste. Face à l’inévitable épuisement des gisements conventionnels d’hydrocarbures, les compagnies du secteur se sont toutes lancées depuis longtemps dans la recherche de gisements non conventionnels. Quand les premiers sont constitués de nappes relativement faciles à exploiter, les seconds sont caractérisés par l’emprisonnement des matières convoitées dans les roches composant le sous-sol. Pour exploiter les premiers, on creuse jusqu’à atteindre la nappe puis on pompe. Certes, il faut creuser de plus en plus profondément à mesure que les nappes les plus accessibles s’épuisent, mais ces techniques sont éprouvées. Pour exploiter les seconds, il faut fracturer la roche qui les contient par injection à très forte pression d’eau et de produits chimiques multiples. Là où cette technique si peu raffinée est à l’œuvre, les dégâts sont monstrueux pour la nature et l’équilibre des écosystèmes définitivement rompu. La ressource en eau pourtant si précieuse est dilapidée et polluée. Les paysages sont à jamais défigurés. La santé des habitants des zones concernées est menacée par les substances chimiques que contient l’eau du robinet. Cependant, tout cela était loin de chez nous, aux États-Unis par exemple. Évidemment, notre tranquille insouciance ne pouvait pas durer.

      Désormais, ça se passe aussi chez nous, à notre porte ou en des endroits qui nous sont chers. Les sociétés Toréador et Vermillon ont obtenu voilà deux ans le permis d’explorer le sous-sol de la Drôme, de l’Ardèche, du Gard, de la Lozère, de l’Aveyron, du Lot, de la Seine-et-Marne. Dans ce dernier département où l’on extrait depuis des années du pétrole conventionnel, les affaires avancent vite. Des puits dits d’exploration y ont été creusés et la fracturation hydraulique probablement déjà testée. En apparence, rien n’a vraiment changé pour le moment dans le paysage. Pourtant, des citoyens de plus en plus nombreux s’inquiètent et se mobilisent. Surtout depuis qu’ils savent que le 30 janvier 2011 une ordonnance a réformé le code minier sous la responsabilité de Mme Nathalie Kosiusko-Morizet, la nouvelle ministre de l’environnement. Le paysage juridique, lui, change en toute discrétion, en dehors de tout débat parlementaire ; l’exploration des gisements de pétrole et gaz de schiste n’est pas soumise à enquête d’utilité publique préalable. Y aurait-il quelque chose à cacher ? Les sociétés concernées par ce « laisser faire » inquiétant se cachent derrière un vocabulaire pudique. Elles ne pratiquent pas la fracturation mais la stimulation. Comme si le sous-sol de nos campagnes avait besoin d’être stimulé ! Ce déguisement lexical dissimule mal la peur qu’inspire aux extractivistes eux-mêmes l’emploi de leurs méthodes monstrueusement agressives.

      En matière de déguisement, un homme s’y est entendu à merveille au cours des quatre dernières années. La « petite main » du Grenelle de l’environnement – cette baudruche médiatique gonflée par M. Nicolas Sarkozy dès juin 2007 – tout en pilotant le processus du Grenelle, octroyait aux discrètes mais voraces entreprises du secteur les permis d’exploration des gisements de pétrole et gaz de schiste. Il ne pouvait ignorer les méfaits de la fracturation hydraulique, sauf s’il avait négligé de s’en informer, ce qu’un ministre digne de ce nom ne saurait faire. Tout le monde a bien sûr reconnu ici M. Jean-Louis Borloo, à jamais discrédité sur le terrain de la défense de l’environnement en raison de sa minable duplicité. Il dit – maintenant qu’il n’est plus ministre – être contre l’exploitation de ces gisements que seuls des esprits malades de la Croissance et du profit capitaliste peuvent envisager de faire fructifier. Sa remplaçante, aux initiales en forme d’appellation chimique, proclame que l’on fracturera « à la française », de façon propre.

      NKM présentera en mai prochain un projet de loi sur cette question. Parions que la loi adoptée et les décrets d’application qui suivront seront suffisamment flous pour ne pas trop contraindre les pétroliers et leurs démentes solutions. Ils reviendront à la charge après les Présidentielles de 2012. Car, ne l’oublions pas, nous sommes en période préélectorale où l’on calme tous les jeux de dupes pour mieux les libérer en des temps plus favorables. Alors, disons-le sans ambages : la fracturation hydraulique propre cela n’existe pas et n’existera jamais. Il y a donc deux camps, celui des destructeurs et celui des protecteurs de l’environnement, tout particulièrement en cette matière.

      Ce que révèle cette crapuleuse affaire est que les hommes et femmes politiques souhaitent continuer à ne pas être très regardants quant aux pratiques des industriels les plus polluants et les plus prédateurs. C’est précisément cela qui doit changer. Acceptons enfin également de reconnaître que la croissance du PIB est incompatible avec l’équilibre écologique. D’autres solutions énergétiques existent, à commencer par la sobriété de la consommation. C’est la fracturation du système que constitue l’économie carbonique et nucléarisée qu’il faut favoriser. Remplaçons les sources d’énergies mortifères par des sources douces et par le contrôle public de leur production. L’énergie est devenue une question trop grave pour être confiée aux seuls industriels privés.

      Yann Fievet

      • Leurre de vérité : La fracturation du système
        26 avril 2011, par Gnieu

        Il me semble que cette convergence de crises dont nous sommes plus que spectateurs décrit la déliquescence d’un système. Il n’est pas nécessaire d’être fort intelligent ni même extrêmement éduqué pour s’interroger sur la pérennité d’une société qui extrait, pollue et persiste ainsi sans toutefois mettre en place ne serait-ce que des solutions pour amoindrir l’effet de ces maux.
        Il est plus que prétentieux que de s’estimer au-delà du règne animal, héros tout puissants qui par la volonté divine (appelez ça comme vous voudrez), peuvent sans peurs ni remords dilapider le capital de production et de régénération de la planète.

        Nous voici donc sur la dernière des planches savonneuses. Comme le chemin a été long depuis les pionniers comme Taylor, Ford ou Rotschild, pour enfin pénétrer dans l’ère de l’ultra-libéralisme universel ! Ne nous plaignons pas car on nous a dit que cela aurait pu être pire : le communisme universel !

        Alors ainsi les biens de l’humanité sont une marchandise comme une autre :

        "Après avoir acheté du café, un paquet de cigarette et un briquet, pourquoi n’achèterai-je pas deux ou trois mètres cubes d’air, histoire de n’être importuné par aucun de ces rabats-joie de non-fumeurs qui me pompent l’air et celle de bien nombreux amis amateurs de cigares coûteux et délicats en prétendant que l’air appartient à tout le monde ! Et pourquoi pas l’eau pendant qu’on y est ! On va finir par interdire l’esclavage avec ces idées rétrogrades !"

        Tout cela me laisse fort sceptique. Laisser faire, voire faire de la destruction de notre biotope (et par là même, de notre espèce), un buisness, j’avoue que je ne cerne pas bien.

        Il m’est d’avis que si nous poursuivons cette marche forcée telle que nous le faisons, l’humanité ne risque pas de compter plus d’un million d’individus d’ici 100 ans. Oui, je sais, je suis de nature optimiste !

        • Leurre de vérité : La fracturation du système
          12 juillet 2011, par dany

          où en somme nous ? dans ce grand mic-mac les responsables vont-ils ENFIN parler en toute conscience !! vont-ils oser nous endormir encore une fois ? IL FAUT sortir de ces exploitations et savoir demander moins et vivre mieux avec moins c’est possible soyez en sure !

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      25 avril 2011

      Réunion d’information
      le 28 avril 2011 18h
      Mairie de St Géniès de Malgoirès 30 190

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      21 avril 2011

      En France, l’organisme le plus à même d’évaluer les risques environnementaux et sanitaires d’une telle exploitation est l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques (INERIS).

      A ma connaissance, à ce jour, cet institut n’a pas été mandaté par son Ministère de tutelle pour se pencher sur ce dossier.

      Plus d’info. ici : http://bioecologie.over-blog.com/ar...

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      20 avril 2011, par José

      Bonjour,

      venez participer au débat "Pour ou contre le gaz de schiste" sur le site herault.fr

    • Gaz de schiste non merci, énergies propres oui merci
      16 avril 2011

      Compléter le refus des gaz de schiste en exigeant une société du renouvelable :
      Déjà des signatures de toute la France.
      PETITION : ON VEUT DES ENERGIES PROPRES
      http://www.petitions24.net/on_veut_...

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      14 avril 2011, par bernard dubreuil

      Vous êtes contre tout, une vache qui pisse et c’est la révolution. Par contre vous utilisez des véhicules, des téléphones portables ect..ect.
      Mais pas d’inquiétudes, les autres pays vont l’exploiter et nous, nous l’achèterons. Les pauvres paieront ou se les gèlerons, car les "leaders" de l’environnement qui polluent plus qu’un simple citoyen s’en sortiront toujours.
      Moi qui en ai "Ch" sur le Larzac (sans eau ni électricité dans les années 50-60) je dis vive le modernisme et les hivers chaud.

      • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
        16 avril 2011, par orbi

        T’as raison pépère, vaut mieux crever dans le confort, laisser égoistement une planète pourrie à ses enfants, ils trouveront des solutions, ils sont moins cons que nous, que toi en tout cas

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      3 avril 2011, par TRAm

      je suis de seine et marne. Ils font des forages de gaz de schiste a Doué et a Donnemarie Dontilly. Nadine Morano et Eric Besson (RF RMC INFO) ne veulent pas de ce gaz. Dans les médias, ils disent non et ils autorisent ses forages. A quand la 2éme REVOLUTION FRANCAISE et la 6eme REPUBLIQUE.

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      29 mars 2011, par pierre Challenge

      Non au gaz de schiste et sortons du nucléaire avec des centrales thermiques solaires. Le soleil, une énergie propre et abondante pour l’humanité toute entière.

      Ne prenons aucun risque de poluer, gaspiller, contaminer, il en va de la survie de la vie.

    • Toute industrie a ses risques, toute technologie ses conséquences !
      29 mars 2011, par Bergil

      Peut être qu’il n’y a pas de risque dans l’exploitation des gaz de schistes, et que le problème (vu aux USA) vient d’un mauvais travail fait par les sociétés de forages américaines. En France, c’est bien connu on fait mieux !
      C’est comme le nucléaire : c’est sans risque, il n’y a jamais d’accidents ! Sauf que quand ça pète, ça pète !. Tree Miles Island, Tchernobyle, Fukushima nous le rappellent : le risque de toucher le gros lot est toujours présent, quoi que l’on fasse, quelles que soient les règles de sécurité que l’on pose (en les respectant ou non). Ensuite il faut assumer les conséquences. Pour les Gaz de Schiste c’est pareil, il y aura des accident, c’est la seule certitude que l’on peut avoir, il suffit d’attendre. Est on prêt à le vivre ? Quel choix fait on ?
      L’action la plus efficaces (à long terme) pour bloquer l’exploitation des gaz de schiste est de réduire sa propre consommation de gaz et d’électricité (le gaz de schiste est vue comme une solution pour construire plein de centrales électriques au gaz en remplacement des vieilles centrales au charbon, et des centrales nucléaires qui re-font peur au gens). Pas de consommateur : pas de producteur, donc pas de pollution. Quittons (progressivement) cette esclavage de la consommation.
      Perso, je préfère encore une centrale nucléaire, par ce quand ça pète, cela se voit et avec un bon compteur geiger, on sait si on est en zone contaminée ou non. Alors qu’avec les produits chimiques en jeu ici ! bonjours l’ambiance pour les analyses. Et au moins le temps réduit le taux de radioactivité, alors que les métaux lourds et autres produits chimiques ne sont pas bio-dégradable dans le temps, même avec des milliers d’années !

      • Toute industrie a ses risques, toute technologie ses conséquences !
        9 avril 2011

        les risques ? on a les moyens de connaitre les risques ,la c est beaucoup trop polluer pour des siècles pour quelques années de gaz c est de l assassinat
        pour la radioactivité , c’est des millions d années de pollution mortelle
        et pas quelques années
        alors faut en sortir et point

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      25 mars 2011, par francine

      j ’habite la région d’ales dans le gard, le conseil général a pris une décision contre l’exploitation des gaz de schiste en mars 2011. dans le quotidien "midilibre" du 25 mars 2011 ,un article au sujet d’un aqueduc amenant l’eau du rhone jusqu’à montpellier puis vers l’aude devrait servir pour l’arrosage des vignes ; cet aqueduc servirait-il aussi à fournir les milliers de litres d’eau necessaire aux forages d’extraction de gaz de schiste. ? je m’interroge car le président du conseil général est très favorable à la construction de cet aqueduc .. !!!

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      24 mars 2011

      Avant d’exploiter, il faut d’abord explorer, aujourd’hui, l’exploration n’a pas encore commencé, la procédure d’exploitation apres avoir trouvé du gaz doit être fixée par l’état, l’état doit clairement préciser que l’exploitation doit respecter ses spécifications (environnementales, écologiques, économiques etc...). Je pense sincérement qu’il est possible d’exploiter ces gaz sans pollution avec les nouvelles technologies. Je crois également qu’il ne faut pas être hostile à la manne financière qui peut être générée par cette exploitation et qui pourrait faire baisser grandement le chomage dans une région durement touchée. Ne soyons pas hostile mais pragmatique, il faut 8ans au moins entre la decouverte et l’exploitation de tels gisements...les technologies évolueront et les risques sur l’environnement en seront minimisés. L’énergie et le pétrole et le gaz étant très cher et le resteront, nous ne pouvons pas nous passer du gaz de notre sous-sol...alors tous ensemble, nous devons agir pour produire ces gaz proprement et profiter des bénéfices en imposant nos normes et non rejeter toute exploitation....

    • Alerte au gaz de schiste : des précisions techniques
      5 mars 2011, par Rémondet - Amicale des Foreurs et des Métiers du Pétrole - www.foreurs.net

      Pour informer et répondre aux interrogations légitimes que peut se poser la population reprenons les principaux arguments avancés par les opposants à l’exploitation des gaz de schiste.
      L’impact sur l’environnement
      Il n’est bien évidemment pas question de forer des puits tous les 500 mètres comme cela a pu être dit et écrit : cela ne se fait que dans des zones désertiques. En France et ailleurs en Europe, les puits sont regroupés en « cluster », c’est-à-dire qu’à partir d’une plateforme on va forer un grand nombre de puits. C’est ainsi que sont développés la plupart des champs de pétrole actuels de la région parisienne ou de l’Aquitaine. Les techniques actuelles de forages déviés sont parfaitement maîtrisées : c’est d’ailleurs ainsi que sont développés tous les champs offshore.
      L’impact sur l’environnement est donc limité, les plateformes de forage occupant un espace de l’ordre de 100m par 100m.
      Les ressources en eau
      Les quantités

      Les chiffres avancés parlant de millions de litres injectés sont fantaisistes.
      Il faut aussi savoir que cette eau ne disparait pas dans les formations sinon cela voudrait dire que le gaz a pu lui aussi s’échapper.
      Cette eau injectée pour la fracturation est quasiment intégralement récupérée lors des premiers temps de la production.
      Elle est ensuite traitée en surface pour être recyclée : des techniques très poussées ont été développées pour cela. Il en va d’ailleurs de même pour l’eau produite par les gisements de pétrole : il faut savoir que la plupart des champs de pétrole exploités en France produisent beaucoup plus d’eau que de pétrole et que l’on sait depuis longtemps traiter cette eau.
      Les additifs de fracturation
      L’eau injectée est effectivement traitée pour avoir un PH basique et viscosifiée par un biopolymer, parfois de l’amidon, ou de l’argile ; on rajoute parfois un inhibiteur d’argile pour empêcher cette argile de gonfler. Le secret sur la composition exacte relève plus des pourcentages que de la composition elle-même.
      Cette technique de fracturation est employée dans les forages pétroliers depuis très longtemps et aucun effet nocif sur l’environnement n’a été observé.
      La pollution des nappes phréatiques
      Il y a eu effectivement des problèmes aux Etats-Unis : un procès vient d’avoir lieu au cours duquel un opérateur a été condamné pour des manquements techniques. C’est le B.A. BA du forage que de faire un programme qui isole parfaitement les aquifères : une série de cuvelages est mise en place, ils sont cimentés et les cimentations sont contrôlées pour s’assurer qu’il n’y aura pas de communication entre un niveau producteur de pétrole ou de gaz et ces aquifères. La règlementation est très stricte sur ce point. Tous les puits forés dans le Bassin Parisien traversent l’Albien et l’on sait parfaitement comment s’y prendre pour l’isoler.
      Une autre erreur concerne les premiers puits qui vont être forés sur les permis nouvellement attribués. Ces puits sont des puits verticaux classiques qui permettront de prélever des échantillons dans les horizons recherchés : ces échantillons seront analysés pour savoir s’il y a possibilité d’une production économiquement viable. Dans l’affirmative, un permis d’exploitation sera alors demandé avec un dossier technique très documenté dans lequel l’impact environnemental est un élément important. Il n’y aura pas de fracturation à ce stade.
      Autre confusion qui est faite, c’est d’assimiler les gaz ou huile de schiste aux schistes bitumineux : il s’agit de deux choses totalement différentes. Au passage notons que les schistes bitumineux seront probablement les ultimes ressources de pétrole de la planète : espérons que l’on trouvera rapidement des moyens de les exploiter plus respectueux de l’environnement… ou que l’on pourra développer des ressources d’une autre origine, ce qui est encore un vœu pieux dans certains domaines comme la chimie ou le transport.

      • Alerte au gaz de schiste : des précisions techniques
        18 mars 2011

        Tout d’abord, merci pour ces précisions techniques. Néanmoins, je ne me sens guère rassurée.L’isolation des aquifères et d’un niveau producteur de gaz pour éviter la pollution des nappes phréatiques ? Le profit trouve toujours moyen de contourner la réglementation (cf nucléaire, et beaucoup de scandales).
        Par ailleurs, aucun effet nocif sur l’environnement ? L’utilisation de produits chimuiques est toujours nocive ! Bien sûr, il faut parfois attendre plusieurs années pour le constater.
        Quelle planète allons-nous donc léguer à nos enfants ?

        La recherche sur les cancers a de l’avenir !

      • Alerte au gaz de schiste : des précisions techniques
        8 avril 2011, par Pierre-ernest

        Malheureusement, vos efforts pour expliquer les techniques utilisées n’ont aucun effet sur des personnes dont les réactions sont uniquement passionnelles et qui sont prêtes à croire n’importe quelle information à condition qu’elle soit dramatique.

        Non. Ce qu’il faut leur dire, c’est que l’énergie coûte de plus en plus cher, et que les belles paroles des moulinaventistes et autres cellulesolairistes sont destinées à les endormir.
        Pour éviter de payer l’essence 10 € le litre ou plus, il faut, dès à présent mettre en oeuvre les ressources locales comme le gaz de schiste. Et arrêter d’avoir peur de son ombre.
        Il faut aussi leur dire que par exemple, les tremblements de terre ne font pas la distinction entre les centrales nucléaires et les centrales hydrauliques, même si ces dernières sont qualifiées d’énergie renouvelable. Un petit tremblement de terre au voisinage de la retenue du Sautet sur le Drac, construite en 1930 sans aucune considération sismique fera éclater ce barrage , qui viendra à son tour envahir et détruire le barrage aval de Monteynard, pour finir sur la ville de Grenoble avec plusieurs centaines de milliers de cadavres en puissance... Et à ce moment là, on réalisera enfin que les risques mythiques (nucléaire, pollution par les forages) peuvent être très largement dépassés par les risques réels si on veut bien les recenser au lieu de faire des distinction stupides entre "bonnes" et "mauvaises" énergies.

        • Alerte au gaz de schiste : des précisions techniques
          9 avril 2011, par David Naulin

          Pierre-Ernest, merci pour votre point de vue.Il n’est pas question de faire peur mais bien d’informer les citoyens des techniques d’exploration et d’exploitation des gaz de schiste qui ont un impact négatif sur notre environnement et notre santé. En France, le gouvernement et tous les partis politiques se sont enfin exprimés unanimement contre ces pratiques déjà expérimentées aux Etats-Unis. Elles devraient être interdites dès mai 2011. Quant au prix de l’énergie et aux moyens de la produire, c’est vrai que nous sommes à un tournant historique. Selon un rapport allemand, le pic du pétrole aurait déjà été atteint en 2006 et il est impératif de se tourner vers de nouvelles formes d’énergie. Les énergies renouvelables sont une réponse. Vous pourrez également découvrir sur ce site d’autres solutions comme un pétrole à base d’algues vertes aujourd’hui expérimenté en Espagne ou aux Etats-Unis. Il s’agit de faire les bons choix en évitant de reproduire les mêmes erreurs. Nous avons tous une responsabilité, celle de transmettre une planète vivable et viable à nos enfants. Le court terme n’est plus de mise. Mais je crois comme vous que les enjeux de l’énergie devraient être au coeur de nos préoccupations et de celles nos politiques. J’espère que 2012 sera l’occasion d’instaurer un vrai débat démocratique sur ces questions. A quant un Grenelle de l’énergie ?

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      3 mars 2011, par Surprisdv40

      Le gaz de schiste est "bon pour la planète". La meilleure preuve, c’est que le Président du Conseil d’Administration du papetier "vert" Cascades Inc (en France Cascades la Rochette SAS) est aussi Vice-président du Conseil d’Administration de Junex, compagnie canadienne spécialisée dans la recherche du gaz de schiste !

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      26 février 2011, par christin 84

      il faudrait que ceux qui se presentent pour les cantonales nous fassent part de leurs positions et de leurs actions contre cette exploration dictatoriale et qu’ils profitent de la mediatisation de ces elections pour en parler et mobiliser tout le pays.

    • Liens intéressants
      19 février 2011, par Abiba

      Voici un lien intéressant du maire d’une commune Ardéchoise :
      Pour ceux qui veulent agir concrètement et simplement, il est possible d’imprimer et d’afficher cet arrêté dans sa propre Mairie ou autre lieux :

      http://www.lablachere.fr/?Gaz-de-schiste

      Également "l’appel" d’un élu (Tj d’Ardèche !) :
      http://www.dailymotion.com/video/xh...

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      2 février 2011, par nonauxpermis

      urgent : lancez une pétition ANNULATION des autorisations de prospections (cf demande de J. J. Queyranne, Rhône Alpes). Ces autorisations ont été délivrées sans concertation. C’est complètement antidémocratique. Il faudrait une mobilisation massive et rapide de la population française.

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      31 janvier 2011, par moimeme

      http://youremc.spreadshirt.fr/
      Tshirt anti-gaz de schiste, mobilisez vous..

    • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
      16 janvier 2011, par 7ecologique

      Pour les particuliers et assos qui veulent communiquer contre l’exploitation des gaz de schistes, nous diffusons et mettons à disposition un visuel. Voir notre blog en lien.

      • Alerte au gaz de schiste dans le sud de la France : des forages bientôt proches de chez vous ?
        25 mai 2011, par domycia

        Je viens d’apprendre par une amie que total veut démarrer l’exploitation du gaz de schiste près de chez elle dès le mois d’octobre.J’attends plus d’info
        Réagissez
        Proche de St Victor le Clap
        domycia

    • DE L’EAU DANS LE GAZ de SCHISTE :ALERTE ROUGE SUR LE LARZAC NON A LA SOLUTION FINALE
      15 janvier 2011, par Hubert BORG

      Dans ce projet d’exploitation de gazs schiteux,le première menace concerne l’eau souterraine du karst du Larzac.

      Après avoir percer l’impluvium les foreuses doivent atteindrele karst profond et au-delà 63000 à-4000m.

      Ensuite injecter de puissant solvant associé à de l’explosif.

      Tout cela précipitera les population dans l’ère la solution finale.

      RESISTANCE !!!!!

      HUBERT BORG
      Porte parole du collectif unitaire
      pour la protection de l’eau souterraine du Larzac SUD(FRANCE)

     

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