Il n’est évidemment pas trop tard, bien que !!! - Edito par Alain Michel, Fondateur, Directeur Général d’Hommes de Parole
« La Terre porte la vie, elle est la vie même, c’est pourquoi elle est mère et sacrée. »
Partout dans le monde, les hommes et les femmes de toutes les religions, de toutes les spiritualités, les croyants en Dieu et les non croyants, reconnaissent cette sacralité. Pourtant beaucoup d’entre nous n’en tiennent pas compte, beaucoup la profanent en la volant, la violant, la souillant, l’épuisant.
Mais ce n’est pas la Terre qui est en danger. Elle, quoi qu’il arrive, elle existera avec ou sans nous, sous une forme ou sous une autre. Ceux qui sont menacés de destruction, ce sont tous ses enfants, c’est toute l’humanité.
L’Homme est aujourd’hui, plus que jamais, gardien de son frère et de sa terre.
Qui oserait aujourd’hui contester le désastre écologique que subissent notre Terre et nombre de ses habitants ?
Qui oserait aujourd’hui contester l’imminente catastrophe humaine et planétaire que rien, ni personne ne pourront empêcher si les mesures nécessaires ne sont pas prises, dans les mois et les toutes prochaines années à venir.
Depuis quelques décennies, les scientifiques et spécialistes de l’environnement, ainsi que de nombreux économistes, humanistes, philosophes, prix Nobels, ont tenté sans succès de nous alerter de la situation que nous découvrons avec tant d’inquiétude.
Il n’est cependant pas trop tard pour les écouter vraiment et réagir enfin.
Nous connaissons suffisamment bien à présent les principales et dramatiques conséquences du réchauffement trop rapide de notre planète. Mais nous affirmons que l’horizon de notre époque n’est pas l’inéluctable autodestruction de l’humanité que certains prédisent. Non, cette crise actuelle n’est pas une fatalité, loin de là.
Aujourd’hui, nous prenons conscience que l’opinion publique est la plus grande puissance mondiale. Les gouvernements sont désormais contraints de le prendre en compte. La volonté politique ne sera jamais assez forte sans le relais des comportements individuels.
Aussi, lorsque les populations auront réellement pris la mesure de la gravité de la situation écologique, dont le terrible problème de l’eau potable, enjeu majeur des années à venir, les gouvernements, sous leur pression, devront se doter des moyens nécessaires pour traiter les conséquences, mais aussi les causes des problèmes, de façon prioritaire et avec toute l’intensité requise.
Seule, initiée rapidement, une action à long terme, à l’échelle planétaire et coordonnée en conséquence, sera de nature à rétablir sur notre Terre, un avenir viable pour tous.
Et puis, nous savons précisément que dans une certaine mesure, ce réchauffement trop rapide est irréversible. L’urgence aujourd’hui est donc également de se préparer, afin de s’adapter, aux très lourdes conséquences liées au changement climatique. L’anticipation des situations à venir est aussi prioritaire.
J’ai la conviction que tous les dirigeants de mouvements, dont le but est de sauvegarder la planète, sont sincères et compétents. Pourtant, leurs réflexions ainsi que leurs propositions sont parfois diamétralement opposées. Il est temps de sortir de l’invective et du rejet, pour entrer dans un dialogue vrai, de s’écouter et de s’ouvrir à ce qu’il y a de juste et de complémentaire, quelles que soient les différences de points de vue. Les forces aujourd’hui contraires doivent s’additionner et non se diviser. Il n’y a pas d’autre choix.
« Tant que nous faisons cette opération mentale, qui consiste à proclamer l’extériorité de l’homme par rapport à la nature, nous sommes placés devant un choix impossible : ou bien protéger la nature, mais au déficit de l’humanité, au prix d’une limitation du développement et de la liberté humaine ; ou bien donner la priorité aux finalités humaines, croissance économique en tête, et préparer la catastrophe écologique…(A.Lacroix) »
Une autre voie existe :
Sous l’égide de la Fondation Hommes de Parole, du Burkina Faso, et de ses partenaires, nombre de ceux qui partagent cette certitude, scientifiques, économistes, sociologues, humanistes, religieux, participants du Forum de Davos et responsables du Forum Social Mondial, se réuniront durant l’année 2008 et, prenant en compte les travaux réalisés de par le monde, travailleront ensemble à la préparation du « Premier Sommet Mondial des Etoiles pour la Terre ». Ils chercheront cette nouvelle voie consensuelle, qui non seulement devra apporter une réponse à la résolution des problèmes générés par le changement climatique, mais se devra d’être aussi, concrète et réaliste.
Les premiers résultats de leurs travaux, une charte de 21 mesures prioritaires, sera proposée à Ouagadougou, lors de ce Premier Sommet.
Cette rencontre sera très certainement en mesure d’apporter une véritable réponse. Pourquoi ?
Parce qu’il repose et met en mouvement le seul acteur capable d’agir rapidement avec l’efficacité nécessaire : « l’opinion publique mondiale »,
Parce qu’en raison de la nature et de l’ampleur de la situation, nul ne pourra s’approprier et dénaturer cet événement devenu de fait, « propriété de tous ».
Le « Premier Sommet Mondial des Etoiles Pour la Terre » réclamera, et sur le long terme, le travail, la mise en œuvre et l’investissement des citoyens, quelques soient leurs fonctions, leurs idéologies, leurs corps de métiers, leurs origines….
L’opinion publique mondiale, exprimera sa toute puissance et deviendra l’acteur principal de sa survie, à condition qu’elle soit mobilisée immédiatement et en confiance.
Aujourd’hui, seules les stars du sport, de la chanson, des médias, du cinéma… ont capacité à sensibiliser toutes les opinions publiques dont elles ont fréquemment l’admiration. Bien évidemment, à part certaines déjà très engagées, leur statut de « star » ne leur confère aucune légitimité scientifique pour parler du réchauffement climatique, d’environnement ou d’économie mondiale. En revanche, elles peuvent êtres les « porte-voix » des experts qui vont se réunir et étudier au cours de cette année 2008. Nul doute alors que les stars qui illuminent notre quotidien et nous font rêver grâce à leurs talents, auront à cœur de mettre leur aura au service de l’humanité, d’être des Etoiles pour la Terre, afin qu’ensemble nous retrouvions le goût sacré de la terre pour la respecter et non la profaner.
Le Burkina-Faso, représentant l’Afrique toute entière première victime du réchauffement climatique, a décidé d’accueillir ce Premier Sommet Mondial des Etoiles Pour la Terre et par l’engagement de son Président Blaise Compaoré, d’en devenir le principal partenaire. Ainsi, depuis la conception du projet, le Burkina collabore étroitement à sa préparation, sa réalisation et son développement dans tous les domaines. Il était important que cet événement majeur pour toute l’humanité, soit organisé non pas « pour » mais également « par » ceux qui, trop souvent ignorés, subissent de plein fouet les conséquences des excès de nos sociétés industrialisées.
En conclusion, j’ai plaisir à vous proposer cette phrase de Johann Christian Friedrich Hölderlin avec l’intime conviction que nous réagirons à temps et que la Terre à nouveau sera respectée dans toute sa sacralité.
« Mais là où il y a danger, là aussi croît ce qui sauve. »










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